Laval

Moulin du Crochet

Moulin du Crochet

Le Moulin du Crochet à Laval-des-Rapides

Louis Beaulieu, fils de Louis Charpentier à Québec et petit-fils de Claude, construisit l’imposant moulin sur un petit îlot dans la rivière des Prairies près de la voie ferrée du Pacifique Canadien.

Il existait à cette époque un rapide d’environ trois milles de long que l’on appelait le Rapide du Gros Sault ou Sault Récollet.

Cet édifice contenait une force hydraulique pour faire fonctionner une minoterie, un moulin à carder la laine, une aciérie mécanique.

Une convention signée à Québec le 15 octobre 1772 stipulait les obligations de Louis Beaulieu et celles du séminaire qu’il serait trop long d’énumérer. Cette convention couvrait vingt années. Deux particularités : Louis Beaulieu construisait le moulin, l’exploitait à raison de 50 % à lui et 50 % au séminaire, sur les gains. Le séminaire s’obligeait à recevoir « gratis » les deux fils du sieur Beaulieu savoir Louis et Charles en pension au séminaire, ce jusqu’à la prêtrise s’ils embrassent cet état ou jusqu’à la philosophie s’ils ne veulent pas l’état ecclésiastique, etc.

Sur ce terrain était aussi construite une maison de deux étages mesurant 68 pieds par 48 pieds.

Le domaine en 1890 avait une étendue de 190 arpents lorsque François Lavoie de S.Martin en fit l’acquisition du séminaire de Québec, le seigneur de l’Île Jésus. Cinq ans plus tard il le vendit aux religieuses du Bon Pasteur pour la somme de $60,000.00.

Ce moulin existait encore en 1928, il disparut sous le pic des démolisseurs pour la construction du barrage de Montréal Island and Power à l’Île Visitation.

Louis George Lapointe citoyen de Laval des Rapides en 1950 publia un roman sous ce titre de « Le Moulin du Crochet ». Il ne reste aucun vestige de ce moulin, qui a vécu 155 ans.

(Extrait des Annales de S. Domitilde et des Mémoires S.G.C.F. Texte de Madame Y. Corbeil Beaulieu).

L’île Jésus se situe au confluent de la rivière Outaouais et du fleuve Saint-Laurent, immédiatement au nord de l’Île de Montréal, séparée par la rivière des Prairies. Elle couvre une superficie de plus de 96 mille carrés, y compris les îles avoisinantes. Cette île s’étend de l’est à l’ouest sur une longueur de vingt mille et du nord au sud sur une largeur de huit mille. Plus de douze ponts la relient au nord à à Rosemère et au sud à Montréal.

En février 1964 se formait la Ligue de l’Autonomie Municipale de l’Île-Jésus, présidée par Maitre Jean-Louis Léger et J.-Charles Brouillard, comme secrétaire. Le but immédiat de l’organisation est d’obtenir le statut quo ou la fusion volontaire des villes. Le 11 mars de la même année, Maître J.-Noël Lavoie, député-maire, créait un organisme appelé « Le regroupement Municipal de l’Île-Séus, dont les membres étaient des maires, des échevins, des marchands et tous ceux qui s’intéressaient à la chose publique. Les premiers pas pour la création de la ville de Laval ont été ainsi donnés.

L’ancienne ville de Laval-des-Rapides tirait son nom des rapides qui ont donné naissance, plus en aval, au Sault-au-Récollet sur l’île de Montréal. Également sur la rivière des Prairies, les rapides du Cheval Blanc sont situés en amont, à la hauteur du quartier lavallois de Sainte-Dorothée.

Historiquement la fondation de la ville Laval-des-Rapides fut le résultat du détachement de la municipalité de paroisse Saint-Martin. Par une loi à la Législature de Québec, cet arrondissement devint une ville dans le but immédiat d’avoir plus de pouvoir et le droit de construire un aqueduc et des chemins « en macadam ».

Moulin du Crochet du Parc Gagné est la réplique de ce moulin à vent pour rappeler l’existence du vrai moulin du Crochet, qui existait au XVIIIe siècle et démoli vers les années 1928. Ce monument fut érigé en 1962 lors de la célébration du 50ième anniversaire de la fondation de la ville de Laval-des-Rapides. Il est situé dans le parc Gagné, rive de la rivière des Prairies, ce nom de Gagné est un hommage à Claude Gagné, maire 1959-1965.

Moulin Crochet. Photographie de Megan Jorgensen.
Moulin Crochet. Photographie de Megan Jorgensen.

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