Laurentides

Réserve faunique des Laurentides

Réserve faunique des Laurentides

Réserve faunique des Laurentides

Le berceau de la rivière Jacques-Cartier, connu comme la Réserve faunique des Laurentides, comprend 7861 kilomètres carrés de massifs montagneux et plus de deux mille lacs et cours d’eau. Créée en 1895 et d’abord homologué comme Parc des Laurentides, ce territoire a obtenu le statut de réserve faunique en 1981. Il fallut d’urgence limiter l’accès aux activités de prélèvement, protéger l’environnement et réaliser des études scientifiques. L’initiative assura le maintien d’une enviable contribution à la faunistique par la connaissance de la truite mouchetée indigène, de l’orignal, de l’ours noir et d’une variété intéressante de petits gibiers. Réputée avant tout pour la qualité de la pêche, la réserve est un lieu privilégié pour les activités de découverte, telles que l’observation de la faune et l’ornithologie, ou sportives : canot, kayak, vélo, motoneige et ski.

Ainsi, cette réserve faunique, créée il y a plus de cent ans, est l’une de plus importantes au Québec. Son relief est formé de collines et de montagnes boisées, de longues rivières et de plus de deux mille lacs.

Le secteur sud de la réserve faunique des Laurentides comprend un parc de conservation autour de la vallée de la Jacques-Cartier. Pour profiter de quelques heures de plein air dans le décor qui fait sa renommée, il suffit de prendre la route panoramique qui longe le cours d’eau.

La rivière aux Écorces et la rivière de la Métabetchouane qui traversent la réserve sont des lieux appréciés par les amateurs de canoë-camping. On pratique ici également la pêche à la truite mouchetée.

L’hiver, des dizaines de sentiers sont offerts aux skieurs de randonnée et aux amateurs de motoneige. Le Camp Mercier possède des sentiers de raquette aménagés de près de 20 km.

Une vallée au creux d’un parc

Il est possible de faire de longues randonnées en refuges par le Parc national de la Jacques-Cartier. À moins d’une heure de la ville de Québec, 670 kilomètres carrés de falaises, de lacs, de cascades et de forêts qui montrent les multiples facettes de la Jacques-Cartier ont convaincu les sportifs et les amateurs de randonnées familiales d’y venir se rincer l’oeil.

reserve faunique

Réserve faunique des Laurentides. La vallée de la Jacques-Cartier est sertie dans le parc du même nom. Photo libre de droits.

L’ascension du mont Andante

« Le coup d’oeil en vaut la peine », voilà ce que le randonneur aguerri ou non avoue lorsqu’il touche enfin le sommet du mont Andante. À 755 mètres d’altitude, le regard embrasse la rivière Jacques-Cartier, s’attarde aux nombreux méandres qui découpent le parc en vallons verdoyants. Un panorama aussi grandiose fait oublier les quelques huit kilomètres de sentier accidenté, escaladé d’une traite ou par étapes, selon la forme physique ou l’enthousiasime du marcheur.

Que de petits bonheures jalonnent ce sentier dont les Jésuites, en route vers le lac Saint-Jean, connaissaient déjà les détours. Des rencontres furtives égaient la piste raboteuse : perdrix, chevreuils, orignaux, loups, ratons laveurs et porcs-épics habitent la forêt. On croise rarement ces animaux, puisque la plupart sont nocturnes et plutôt craintifs; mais on les sait à l’affût, on observe aisément leurs traces. Avec un peu d’attention, par exemple, on aperçoit les huttes et les barrages de castors érigés sur de nombreux plans d’eau. Si l’ours n’était pas si discret, on pourait le surprendre en train de distribuer au milieu du sentier des « cadeaux » qu’il faut mieux refuser. Les amateurs de botanique sont sollicités de partout: des mousses, des fougères, des lichens, des orchidées au pied des érables à sucre, des bouleaux jaunes et des épinettes noires composent un écosystème boréal quasi complet. Le sentier Andante et le sentier Scotora de déçoivent pas les amants de la nature, ni les adeptes de la randonnée en plein air, ni même les sportifs aguerris qui y trouvent leur compte et un peu plus.

Les détours de la vallée

Ceux que les pentes rebutent ou qui se promènent en famille abordent le parc autrement, par des sentiers plus accessibles, à proximité du centre d’accueil et d’interprétation : les Cascades, la Matteucie, le Perdreau, le Petit Portage et le Draveur Sud s’étirent à travers une végétation exubérante née sur des plateaux en escarpement, arrosée par cent petites rivières et cascades. Au printemps, le kalmia colore en rose les milieux humides du parc.

On y croise le contemplateur solitaire et les groupes guidés des safaris d’observation. Près du sentier des Cascades, la Jacques-Cartier reçoit les eaux de la Sautauriski, un ruisseau qui irrige le parc, bordé par le sentier qui porte son nom, et vous propose un aller-retour d’environ 9 kilomètres à la rencontre de vertigineux escarpements et de quelques frayères à saumon. Ailleurs, à quelques pas du centre d’interprétation, le sentier éducatif l’Aperçu promet de dévoiler les attraits naturels ou historiques de la vallée au cours d’une excursion qui dure à peu près une heure.

Les à-côtés

On ne fait pas que se promener au pays de l’effervescente rivière. Certaines pistes se prêtent admirablement aux excursions en vélo de montagne ; les eaux de la Jacques-Cartier accueillent les explorateurs du couloir de la vallée en kayak ou en radeau pneumatique. Les pêcheurs taquinent la truite; les curieux observent le frai du saumon atlantique; des amateurs d’émotions fortes bravent les virages tumultueux de la rivière. Des rameurs glissent paisiblement sur l’onde des bassins tranquilles.

Vu de près, de loin, d’en haut ou d’en bas, le panorama s’étale, grandiose, amgnifique. Pour prolonger l’effet d’envoûtement, le camping rustique ou semi-aménagé offre l’espace et le loisir qui ouvrent la troisième dimension du rêve à tout amant de la nature. Combinée avec la randonnée à pied, à vélo, ou en canot, l’option camping entretient l’enchantement d’un contact paisible avec l’un des sites naturels du Québec les plus susceptibles de l’inspirer.

C’est l’occasion d’entendre le silence des sous-bois et le murmure des cascades, de respirer l’odeur des conifères, de surprendre la faune du Québec dans l’un de ses authentiques refuges ; l’appel du parc de la Jacques-Cartier s’entend d’un bout à l’autre de la province. Que la visite soit brève ou le séjour prolongé que l’activité relève du défi sportf ou de la simple promenade, le massif des Laurentides répond aussi généreusement aux attentes de l’exploration qu’à la fantaisie des horaires dont disposent les visiteurs.

Dans le parc, on exige des randonneurs le respect de certaines règles élémentaires, dans le but de protéger les sites privilégiés ; par exemple, il est recommandé d’utiliser les seules pistes balisées, de signaler tout bris de matériel, de préserver la végétation, de ne pas nourrir les animaux et de disposer de ses déchets dans les poubelles du centre. Les bonnes habitudes des usagers constituent pour tous un investissement qui n’a pas de prix.

La réserve compte plusieurs campings aménagés et des chalets à louer, mais il faut s’y prendre plusieurs mois à l’avance pour réserver.

Pour atteindre la Réserve Faunique des Laurentides, il faut prendre l’autoroute 73 en direction de Chicoutimi (la route 175 au-delà de Québec).

Téléphone : 1 800 665 6527

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