Laurentides

Mont-Rolland

Mont-Rolland

Village de Mont-Rolland

Mont-Rolland fait partie de la municipalité de Sainte-Adèle, constituée civilement en 1855 et fusionnée avec Mont-Rolland en 1997.

Cette région fut explorée et développée vers le milieu du XIXe siècle par Augustin-Norbert Morin qui laissa son nom à plusieurs endroits, tels que Val-Morin ou Morin-Heights. Une école secondaire porte le nom d’A. – N. Morin, ainsi que le parc Morin, la rue Morin et plusieurs autres lieux et institutions.

Mont-Rolland se développe vite après l’arrivée du chemin de fer, en 1891. En 1902, Jean-Baptiste Rolland, venu de la France, y installe une usine de papier d’emballage: La Rolland.

La municipalité du village de Mont-Rolland est constituée en 1918.

En 1954, la municipalité de Mont-Gabriel est constituée à côté, mais elle ne compte qu’une dizaine d’habitants. Une longue période de fusions donc commence. En 1968, a lieu l’annexion du Sommet Bleu à Mont-Rolland par Sainte-Adèle. En 1981, le village de Mont-Rolland absorbe le hameau de Mont-Gabriel. Finalement, en 1997, Sainte-Adèle et Mont-Rolland se regroupent dans une seule municipalité.

Au fait, aujourd’hui, Mont-Rolland est l’une des destinations préférées touristiques des Québécois et de leurs voisins.

Ouverte au début des années 1940, la station de ski Sainte-Adèle (autrefois, station de ski Mont Rolland) est rapidement devenue l’une des stations importantes de la région, en partie grâce aux bonnes relations politiques qu’entretenaient certains de ses premiers propriétaires.

Au début des années 70, l’un des propriétaires de cette station de ski a même sauvé la station en faisant dévier le tracé prévu de l’autoroute 15 lors de son prolongement, alors que son tracé initial devait passer au pied de la montagne.

Aujourd’hui, avec son grand hôtel, ses activités quatre saisons, ses quatre versants et les différentes étapes de coupe du monde de ski acrobatique qui s’y disputaient, la station a tout d’une station d’envergure.

À seulement 50 minutes de Montréal, des milliers de skieurs viennent dévaler les pentes de ses montagnes.

Mont-Rolland, note historique

Il demeure exceptionnel qu’une industrie ait autant marqué l’histoire d’une localité québécoise. En effet, la proximité des grandes papeteries Rolland, fondées par Jean-Baptiste Rolland (1815-188) qui construit sa première usine en 1881, a littéralement donné naissance a ce village. À cette époque, assez avancé en âge, cet industriel confie bientôt la direction de la compagnie de papier Rolland à ses deux fils, Jean-Damien et Stanislas-Jean-Baptiste.

La nouvelle usine de fabrication de papiers fins est inaugurée en 1912. Quelques années plus tard, en 1918, Saint-Joseph-de-Mont-Rolland, détachée de Sainte-Adèle, est créée sous le statut de municipalité de paroisse. En 1967, elle prend le nom abrégé de Mont-Rolland que porte déjà le bureau de poste depuis 1905 et, par suite d’une fusion intervenue entre celle-ci et Mont-Gabriel, créée en 1956, est érigée la municipalité du village de Mont-Rolland en 1981.

Même si le motif d’attribution du nom municipal paraît évident et naturel, Hormisdas Magnan se plaît à souligner qu’il existait dans le diocèse de Saint-Claude, en France, un sanctuaire consacré à Notre-Dame de Mont-Rolland, érigé par les Bénédictins au XVIIIe siècle, sur une jolie élévation qui surplombe la ville de Dôme en Auvergne.  Il note ainsi une coïncidence que sa piété l’amène à détailler quelque peu, sans doute ! Les Rollandois habitaient jadis la municipalité voisine de Sainte-Adèle, à l’ouest, dont Mont-Rolland a été détaché. Piedmont borde au sud cette municipalité de la région des Laurentides.

Hameau de Mont-Gabriel

Ce hameau est rattaché au village de Mont-Roland depuis que celle-ci et Mont-Gabriel ont fusionné, le 21 novembre 1981. Situé en bordure du mont Gabriel, entre Sainte-Adèle, à 2 km au nord, et Saint-Sauveur-des-Monts, à 2 km au sud, l’endroit est bien connu des skieurs qui dévalent les pentes des Laurentides, au nord de Montréal. En plus d’une station de ski très moderne, le hameau comprend un secteur habité par environ 75 personnes, dont 60% n’y viennent que les fins de semaine. Le toponyme Mont-Gabriel, connue dans la première moitié du XIXe siècle, et dans laquelle se trouve le hameau. La côte Saint-Gabriel est mentionnée dans les documents d’érection des paroisses de Sainte-Adèle et de Saint-Sauveur dès 1853-1854. Déjà en 1853, la concession était pourvue d’un bureau de poste et l’on y cultivait quelques terres. Comme les autres côtes portaient les noms de Saint-Godfroy, Saint-Elmire, Saint-Lambert, Gabriel rappelle le prénom d’un personnage de l’époque, Joséphine Hartford, une Américaine de Long Island, New York, entrevoit la première l’énorme potentiel récréotouristique de l’endroit. De 1934 à 1936, elle acquiert 392 ha de terre, y construite une auberge appelée The Marquise, et aménage des pistes de bobsleigh. À partir de 1941, la station de sports d’hiver change quatre fois de propriétaires avant que, devenue l’Auberge Mont-Gabriel, elle ne soit finalement achetée par un groupe de Québécois, en 1975. Les pistes de ski sont ouvertes depuis 1951.

Ste-Adèle

Vue du village de Saint-Adèle. Image libre de droits.

Voir aussi :

2 Comments

  1. Christian Whiteside

    2014/09/04 at 11:55

    Mont Rolland. One of my favourite places. We had a winter home there. Loved the skiing, loved the beauty of the place, and above all, loved the people!

  2. Jean-Pierre Grenier

    2014/11/09 at 2:16

    Madame/Monsieur,
    Auriez-vous la bonté de me dire l’adresse de Monsieur Gérard Grégoire époux de Pierrette Dubois qui demeure à Mont-Rolland et qui avait été secrétaire du comité exécutif du comité du cinquantenaire en 1968.
    Merci.
    Jean-Pierre Grenier
    6841 rue Jogues
    Montréal, H4E 2W9
    courriel: jeanpierregrenier@videotron.ca

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