Historique de la municipalité de Labelle

Historique de la municipalité de Labelle dans les Laurentides

Historique de la municipalité de Labelle. Presque entièrement circonscrite par les municipalités de La Conception, La Minerve, Mont-Tremblant et Lac-Tremblant-Nord, Labelle trône au cœur de la région administrative des Laurentides. On localise cette municipalité à 120 km au nord-ouest de Montréal, à peu de distance de Saint-Jovite.

Ce territoire constitue la clef d’accès au magnifique parc national du Mont-Tremblant. Au cours de l’histoire, les lieux ont porté plusieurs noms qui marquent, chacun à leur façon, une étape significative. D’abord, au XIXe siècle, Chute-aux-Iroquois ou Chute-des-Iroquois identifiaient le territoire, rappelant selon la tradition que des Amérindiens de cette tribu se sont noyés en tenant de traverser les rapides situés près des chutes de la rivière Rouge.

Les chutes proprement dites portent toujours le nom de Chute aux Iroquois. Colonisée, vers 1878, par des pionniers originaires des vieilles paroisses environnant Montréal comme Saint-Jérôme, Sainte-Anne-des-Plaines, Sainte-Scholastique…, Labelle était identifiée comme la Ferme d’en Bas, nom d’un établissement agricole important à l’époque.

*

La paroisse de la Nativité-de-Marie-de-Labelle a été établie comme mission en 1878, avant de recevoir le statut officiel de paroisse en 1901. Par suite de l’érection du canton de Labelle, en 1894, le bureau de poste, qui portait la dénomination de Chute-aux-Iroquois depuis 1881, se voyait identifié ainsi, de même que la municipalité de village créée en 1902, laquelle devait fusionner avec la municipalité du canton de Joly (1883), en 1973, pour former l’actuelle municipalité de Labelle.

Ce nom prestigieux de l’histoire laurentidienne et le gentilé Labellois qui en découle célèbrent la mémoire de monseigneur Antoine Labelle (1833-1891). On l’identifiait familièrement comme le curé Labelle. C’était l’apôtre incontesté de la colonisation du Nord de Montréal, d’où le surnom éclatant de Roi du Nord, qui fut curé de Saint-Jérôme de 1868 à 1891. Il occupa le poste de sous-ministre au département de l’Agriculture et de la Colonisation entre 1888 et 1890.

Canton French

Orienté du nord-ouest au sud-est et situé à environ une cinquantaine de kilomètres au nord de Labelle, ce canton formé de collines offre une dénivellation d’environ 140 m entre les altitudes extrêmes. De ses nombreuses étendues d’eau se dégagent, au nord-ouest, les lacs de la Maison de Pierre et Médora. Sa surface irriguent notamment la rivière Lenoir et le ruisseau French. Ces cours d’eau sont en fait tributaires de la rivière Rouge. Celle-ci débouche au sud, dans la rivière des Outaouais, à l’est de Montebello.

Cette division géographique inhabitée doit son nom à John Denton Pinkstone. Il fut le 1er comte d’Ypres (1852-1925), dit maréchal French. Il s’illustre notamment comme commandant du corps expéditionnaire britannique en France (août 1914 – décembre 1915), auquel des Canadiens ont participé. Cela expliquerait sa présence dans le toponymie québécoise. On signale ce canton en 1916 comme nouvelle dénomination dans le premier rapport de la Commission de géographie. En même temps qu’un lac homonyme « situé sur l’un des affluents de la rivière Lionnet, comté de Saguenay ». La même Commission confirmera ce nom lors de sa séance du 4 mars 1921.

Montagne à Godard

Située à 2 km au sud-ouest de Labelle, on identifie cette petite éminence par le générique « montagne ». En fait, c’est un mont dont le sommet, à 411 m d’altitude, domine les environs de Labelle de plus de 150 m. Elle doit son nom à un pionnier. Il fut le propriétaire d’un terrain voisin dès les débuts de la colonisation dans cette partie des Laurentides. Parmi les membres de cette famille, signalons Pierre et Émery Godard, cultivateurs. Ils habitaient le canton de Joly en 1883. D’ailleurs, un de ses fils, Georges, s’impliqua dans la vie municipale comme secrétaire – trésorier de la municipalité de Labelle, de 1933 à 1973.

Voir aussi :

Laisser un commentaire