Lanaudière

Moulin à farine

Moulin à farine

Moulin à farine de l’Île-des-Moulins

C’est en 1846 que ce moulin à farine de l’Île-des-Moulins qui ressamble plus à une maison résidentielle qu’à un moulin, a été construit en pierres sciées par William Tennant selon les plans de l’architecte John Atkinson, le même qui a fait ériger le Moulin Neuf.

Le moulin à farine a un toit à deux versants, plusieurs lucarnes et fenêtres ainsi que la pierre de taille. Au début il possède un seul étage du côté de la digue et deux étages du côté du pont. Plus tard, vers la fin du XIXe siècle, on y ajoute un autre étage.

La construction du moulin à farine a entraîné des travaux considérables dans le lit de la rivière des Mille Isles jusqu’à Saint-Eustache afin de garantir un débit d’eau convenable.

Ses dimensions ont quelque rapport avec la « campagne de publicité » menée par Île-des-Moulins pour attirer les marchands montréalais qui devaient comprendre que si on avait les moyens de construire un vaste et imposant moulin, cela voulait dire que la seigneurie était prospère.

Moulin à farine

Moulin à farine et moulin à scie de l’ïle des Moulins. Photo libre de droits.

Le moulin à farine avait sept turbines, six paires de meules (chaque parie de meules s’appelle moulange, une meule étant tournante et l’autre dormante ). Le bluteau, c’est une structure composée de plusieurs tamis différents qui filtre la farine conformément à la sorte ou catégorie. La plus pure et plus chère, c’est la farine blanche.

Le moulin à farine est également le moulin banal. Les paysans se rendent sur le lieu pour faire moudre leurs blé, avoine, sarrasin et autres blés pour leur usage personnel. En échange, ils payent au seigneur le droit de mouture, laissant un minot sur quatorze pour l’utilisation du moulin, un minot étant équivalant à trente deux pintes ou soixante-huit litres. Le seigneur devait construire un moulin à farine sur sa seigneurie. De cette façon, le droit de mouture lui compensait des dépenses.

Aujourd’hui, le moulin à farine abrite la bibliothèque municipale de l’Île-des-Moulins.

Sarrasin

(Fagopyrum esculentum et F. tataricum, famille Polygonacées)

Considéré comme une céréale et souvent nommé « blé noir », le sarrasin est en réalité le fruit d’une plante appartenant à une tout autre famille, qui comprend notamment l’oseille et la rhubarbe. Cette plante annuelle buissonnante, qui atteint de 30 à 70 cm de haut, est originaire d’Asie centrale ; elle produit des grappes de fleurs blanches ou roses très odorantes qui fleurissent presque continuellement. Les abeilles les affectionnent et en fabriquent un miel foncé au goût prononcé. Les fruits sont des akènes presque noirs, formés de trois arêtes. Le sarrasin s’adapte aux terrains appauvris et au manque d’eau (en produisant moins cependant) ; son cycle végétatif court permet sa culture dans les régions te,pérées.

Cet aliment occupait une place de choix chez les Sarrasins, les populations musulmanes d’Afrique, d’orient et d’Espagne ; il semble que c’est pour cette raison qu’on le baptisa « sarrasin ». Il devint un aliment important en Bretagne, en Europe de l’Est, en Russie, en Chine et au Japon. En Amérique du Nord, l’ultisation la plus répandue du sarrasin est sous forme de crêpes (galettes).

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