La guerre et le Québec

Vimy, Dieppe ? C’est quoi, ça ?

Vimy, Dieppe ? C’est quoi, ça ?

Vimy, Dieppe ? Connais pas !

Huit Québécois sur dix échouent  un test d’histoire militaire canadienne. Seulement 8% des Québécois connaissent le nom de la crête où les soldats canadiens ont remporté leur plus grande victoire de la première guerre mondiale : Vimy.

Ce résultat, particulièrement déprimant en ce jour du Souvenir, le 11 novembre 1998, ressort d’un sondage réalisé auprès de 1500 Canadiens par la maison Angus Reid.

Le sondage consistait en 15 questions sur l’histoire militaire canadienne, des questions préparées en collaboration avec les spécialistes du Musée canadien de la guerre.

Seulement quatre Canadiens sur dix ont réussi ce test, c’est-à-dire, ont répondu correctement à plus de la moitié des questions. La performance des 376 Québécois interrogés est tout simplement catastrophique : à peine 17% ont réussi l’épreuve.

« De 1950 à 1955, plus de 20 mille Canadiens ont pris part au premier conflit armé important de la Guerre froide. Quel était le nom de cette guerre? », a-t-on demandé aux participants. Seulement 28% des Québécois ont répondu la Guerre de Corée, contre une moyenne de 43% pour les répondants de l’ensemble du pays ».

« Quel Canadien a remporté le Prix Nobel de la paix en raison des efforts qu’il a consacrés à une résolution pacifique de la crise de Suez ? Par la suite, il a été élu premier ministre ». Vingt-deux pour cent des Québécois ont pu nommer Lester B. Pearson. Le résultat du Canada anglais n’est pas brillant non plus : 38% des Ontariens ont donné la bonne réponse.

« En 1942, a-t-on aussi demandé, un plébiscite national a été à l’origine d’un débat acharné sur le service militaire et l’unité nationale. De quoi était-il question? » À peine un Québécois sur quatre a fourni la bonne réponse : la conscription.

« En 1942, près de mille Canadiens ont perdu la vie lors d’un assaut tragique dans une ville située au bord de la mer, en France. Pouvez-vous me donner le nom de cette ville? » Seulement 24% des Québécois (30% des Ontariens) ont pu nommer Dieppe, où sont morts 119 soldats des fusiliers Mont-Royal.

(Publié le 11 novembre 1998).

Nom de Dieppe au Québec

Au Québec, on retouve une trentaine d’occurences du toponyme Dieppe, rappelant autant de fois ces événements chargés d’histoire et d’émotions, dont un canton et des collines situés à la frontière de la province de l’Ontarion, entre l’Abitibi et la baie James, de même que quelques lacs, un lieu-dit, à Trois-Rivières, rappelant, par une blague commémorative, l’origine de Jean Terrien (1642-1669), l’ancêtre des familles Therrien du Québec, une falaise à Mont-Saint-Hilaire et plus d’une vingtaine de rues, avenues, boulevards localisés dans autant de municipalités réparties dans presque toutes les régions du Québec.

Le canton de Dieppe, désigné en 1945, fait partie du bassin hydrographique de la rivière Harricana par la rivière Turgeon qui arrose son territoire. Le point culminant atteint 386 m d’altitude aux collines Dieppe. La forme latine de Dieppe en France, Dieppa, attestée au XIe siècle, est d’origine norroise, le mot diep signifiant profond. La profondeur de l’eau est un effet une caractéristique de l’Arques à son embouchure.

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C’est quoi Compiegne ? C’est quoi l’armistice ? Photo : © GrandQuebec.com.

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