30 pour cent des parachutistes seront des Canadiens français
Parachutistes canadiens-français : Le personnel d’instructeurs et d’officiers du premier détachement de parachutistes sera bilingue et trente pour cent de l’effectif sera formé de Canadiens français – Entraînement au Manitoba
Ottawa. Le Canada français fournit à l’armée canadienne trente pour cent de ses parachutistes. Voilà ce qu’a annoncé ce midi (10 août 1942), à une conférence de presse, l’adjoint du chef de l’état-major, le brigadier général E.-G. Weeks.
En outre, le personnel d’instructeurs et d’officiers du premier détachement de parachutistes sera complètement bilingue.
Le général Weeks a bien précisé que tous les parachutistes canadiens seraient des volontaires.
Comme il l’avait déjà été prévu, c’est dans l’ouest que l’on établira le centre d’entraînement des parachutistes canadiens.
Le camp de parachutistes sera ouvert à Shilo, Manitoba, environ à quarante milles de Winnipeg, dès que les instructeur spécialistes qui sont allés à entraîner avec les parachutistes américains à Fort Benning, Georgie, seront de retour au Canada.
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« Un tiers du premier bataillon de parachutistes sera canadien français, dit le général, et son personnel sera bilingue. Il est remarquable que partout où les Canadiens français sont mêlés aux Canadiens anglais pour leur entraînement, ils s’entendent parfaitement bien. Je crois que cette entente est beaucoup plus complète que le public ne le réalise.
Le général a déclaré aussi que la préférence sera donnée aux bilingues pour l’enrôlement dans l’unité de parachutistes, chaque individu étant trié sur le volet, à cause de son aptitude physique et surtout, de ses qualités d’initiatives.
Un groupe de six officiers et de vingt sous-officiers et soldats partiront vendredi pour s’entraîner avec les parachutistes américains. Le général McNaughaton a désigné de son côté un groupe de soldats canadiens outre-mer qui s’entraîneront avec les parachutistes de la R.A.F. en Angleterre.
Ce sont ces deux groupes qui serviront d’instructeurs dès leur retour au Canada, vers le 15 octobre.
Parachutistes canadiens-français
Les qualifications des parachutistes sont très rigoureuses. « On ne peut accepter que la crème de l’armée », dit le général. Les officiers, à partir du rang de major, ne devront pas avoir plus de 35 ans. À partir du rang de capitaine, ils ne devront pas avoir plus de 32 ans. Pour les officiers et les soldats, la limite d’âge est de 18 à 32 ans. On exige alors les meilleures aptitudes physiques. De plus, le soldat doit démontrer son initiative et son aptitude à combattre individuellement avec endurance. Ils ne doivent pas peser plus de 185 livres.
Le général a expliqué que les groupes d’instructeurs choisiront les meilleures pratiques en usage dans l’entraînement américain et dans l’entraînement anglais afin de constituer un système d’entraînement « canadien » pour les parachutistes.
À proximité du camp de Shilo, il y a deux aérodromes de C.A.R.C. C’est le corps d’aviation canadien qui coopérera avec l’armée pour l’entraînement des parachutistes.
Le premier stage de l’entraînement se fait en sautant d’une tour de 250 pieds. Ensuite, on pratique le saut individuel à partir d’un avion, puis le saut en groupe et les diverses techniques spéciales à ce corps spécialisé.