La guerre et le Québec

La guerre et les avions

La guerre et les avions

La guerre et l’aviation en août 1942, une journée comme les autres

La Distinguished Flying Cross est remise à huit Canadiens-français

Huit officiers canadiens attachés à des escadrilles de la R.A.F. Sont décorés en reconnaissance de leur bravoure et de leur travail. Le fils du major-général Price – Un sous-officier reçoit la D.F.M.

11 août 1942. Le chef d’escadrille Danzl Lloyd Wolfe, 27 ans, de Regina, qui est le commandant de l’escadrille canadienne « Moose », et huit autres officiers du Corps d’aviation canadien ont reçu la Distinguished Flying Cross, annonce aujourd’hui la R.A.F. Un jeune sous-officier a reçu la Distinguished Flying Medal.

Dans cette liste de décorés, on relève entre autres le nom du chef d’escadrille Lyall-B.-B. Price, le fils du major-général C.-B. Price, qui perdit la vie récemment dans un accident d’aviation en Angleterre.

Les autres décorés de la D.F.C. Sont : l’ouvrier d’aviation Baxter Ingalls, 28 ans, de Danville, Québec, de l’escadrille #142 de la R.A.F; l’officier d’aviation William-Cecil Longstaff, 28 ans, de Toronto, de l’escadrille #150 de la R.A.F.; l’officier d’aviation Ronald Peel, 20 ans, de Toronto, de l’escadrille #9 de la R.A.F.; l’officier pilote William-John-Joseph O’Connell, 25 ans, d’Ottawa, de l’escadrille #226 de la R.A.F.; l’officier pilote George-Paget Fowler, 26 ans, né à Woodstock, N.-B. Et domicilié à Regina; l’officier breveté Frank-Henry Mylgea, 22 ans, de Victoria, de l’escadrille #102, de la R.A.F.; l’officier breveté William-Corbett Vanexan, 24 ans, de Smith’s Falls, Ontario, de l’escadrille, #57 de la R.A.F.; le sous-officier décoré est le sergent d’aviation John Bertram Baker, 21 ans, de Toronto, de l’escadrille #150 de R.A.F.

Raids en Angleterre

Londres, 11 août. Plusieurs patients et membres de personnel d’un asile d’aliénés de l’East Anglia ont été tués, hier soir, lorsqu’un avion allemand a enregistré un coup direct sur cet hôpital au cours de raids effectués contre l’East Anglia et le sud-est de l’Angleterre. Des équipes de secours ont été à l’oeuvre toute la nuit afin de retrouver les cadavres et porter secours aux blessés. Vers midi, 12 cadavres avaient été sortis des débris. Les équipes de secours continuaient à fouiller les débris aujourd’hui afin de retrouver les personnes qui pourraient s’y trouver encore.

Les Allemands ont lâché un grand nombre de leurs nouvelles bombes phosphorescentes dans le district environnant sans causer de dommages ni de pertes.

Les sirènes de Londres se sont fait entendre de bonne heure, ce matin, mais le signal « tout danger passé » fut donné peu après et l’on n’a rapporté aucun bombardement.

Les États-Unis ont construit une nouvelle base navale sur l’île Taboga, au large du canal de Panama dans le Pacifique, pour mieux défendre cette importante voie de communication. Taboga, qui appartient à la république de Panama, est à 19 milles de l’entrée du Canal. Le contre-amiral Clifford Evans van Hook, commandant de la 15e région navale est arrivé à la cérémonie d’inauguration de la base, le 1er août 1942, à bord d’une vedette. Une flottille de torpilleurs commandée par le lieutenant-commandant A. R. Montgomery et le capitaine Ellis Stone.

Drame de l’aviation

Un aéroport de l’est du Canada, 11 août 1942. Un officier de la R.A.F. A déclaré aujourd’hui qu’un avion de la Royal Air Force parti d’ici avec quatre Canadiens et un Australien à bord s’est abattu dans un endroit isolé du comté de Pictou, en Nouvelle-Écosse, et on craint qu’il y ait des morts ou des blessés. Le bombardier, qui effectuait une envolée d’entraînement, fut retrouvé tard hier, mais un groupe parti d’ici pour se rendre sur les lieux de l’accident n’a donné encore aucune information. On n’a pas révélé les noms des occupants du bombardier.

En Égypte

Le Caire, 11 août. Les quartiers généraux britanniques ont annoncé aujourd’hui que l’aviation britannique a concentré ses attaques, hier, sur les transports axistes et les cantonnements ennemis dans le désert.

Au cours d’une autre attaque fructueuse contre des transports ennemis en Méditerranée, dit un communiqué, les bombardiers légers de la R.A.F. Ont coulé une allège et en ont endommagé une autre.

Quant aux opérations terrestres, disent les quartiers généraux, « il n’y a rien à rapporter », sauf que les patrouilles nocturnes se sont poursuivies sur tout le front.

En Italie

Rome, d’après la radio italienne, 11 août. Le haut commandement italien rapportait aujourd’hui une recrudescence des opérations aériennes et terrestres sur le front égyptien.

Les aviateurs américains ont de nouveau attaqué Han-kéou

Renouvelant leurs attaques sur ce port qui constitue la plus grande base japonaise dans l’intérieur de la Chine, les aviateurs américains bombardent des entrepôts nouvellement construits.

Tchoung-King, 11 août. Des bombardiers américains escortés de chausseurs ont exécuté une attaque de basse altitude hier sur Hankéou et les environs, où ils ont bombardé des entrepôts nouvellement construits et d’autres objectifs, annonce aujourd’hui le Q.G. Du lieutenant-général Joseph Stillwell.

Les aviateurs américains visitent fréquemment Hankéou, port du fleuve Bleu qui est la plus grande base des Japonais dans l’intérieur de la Chine.

Le communiqué dit que les bombardiers n’ont rencontré aucune opposition de la part de la chasse ou de la D.C.A. japonaises.

« Des bombes incendiaires et des bombes explosives ont été lancées, dit-il. Nous avons obtenu un certain nombre de coups directs dans la ville et sur des entrepôts nouvellement construits. Au oins deux grands incendies ont éclaté. »

Cette attaque avait été précédée dimanche d’un raid des aviateurs américains sur Haïphong, port de l’Indochine française où un porte-parole de l’armée chinoise a dit que des renforts japonais en route pour le Siam et la Birmanie étaient débarqués le 27 juillet. Ces troupes et d’autres arrivées en même temps à Saigon, plus loin au sud sur la côté indochinoise, serviront peut-être à des opérations contre les Indes ou contre la province de Yun-nan dans le sud de la Chine, a dit cet informateur.

Hommage de « Flying » à la Royal Air Force

New York. 11 août 1942. Par H. M. Meters de la Presse Canadienne). Le magazine américain « Flying » a créé un précédent, hier, en consacrant en entier son numéro de septembre qui contient 278 pages, à a R.A.F. Et au ministère de l’Air d’Angleterre.

On y trouve plus de 40 articles, généreusement illustrés faisant l’historique de l’aviation britannique et portant la signature des principaux dirigeants de la R.A.F. Cette édition qui est due à l’initiative de M. William-B. Ziff, éditeur et rédacteur du magazine, porte un avant-propos dû à la plume de Sir Archibald Sinclair, lui-même, ministre de l’Air

Spaatz enverra sous peu ses aviateurs en Europe

Le commandant de l’aviation américaine en Grande-Bretagne déclare que les forces aériennes de l’Oncle Sam sont maintenant prêtes à se lancer à l’attaque de l’Allemagne

Londres. Le major-général Car Spaatz des forces aériennes américaines en Grande-Bretagne a déclaré aujourd’hui que l’aviation des États-Unis est maintenant prête à commencer des attaques contre l’Allemagne « dans un avenir très rapproché.»

« Les forces aériennes américaines et la Royal Air Force », a dit Spaatz, « ont montré une telle coopération que nous opérons actuellement sur une base beaucoup plus avancée que celle établie par la cédule.

Dans un avenir rapproché, nous mettrons à exécution des plans préparés avec soin par l’aviation américaine et la Royal Air Force.

Rendant hommage aux autorités britanniques qui ont facilité cette coopération, le général Spaatz a dit : Lorsque le temps sera venu, l’ennemi sentira toute la puissance des aviations anglaise et américaine ».

Le lieutenant Gilles Duhamel dans l’aviation

Le lieutenant Gilles Duhamel, du Régiment de Québec. Armée de Réserve, vient de joindre l’aviation avec le grade d’officier pilote. Cette nouvelle nous a été communiquée par le commandant du bureau de recrutement de l’aviation, le lieutenant d’aviation Charles Fournier.

L’officier pilote Duhamel était bien connu dans le monde de la radio. Depuis plusieurs années, il était annonceur au poste C.K.C.V.

Depuis le début des programmes de recrutement de l’armée, M. Duhamel était attaché au Bureau du recrutement de l’armée à titre d’organisateur de ces programmes hebdomadaires dont l’initiative revient au lieutenant-colonel J.-P.-J. Godreau, officier en charge du recrutement dans le district.

Présentement l’officier pilote Duhamel est stationné au Dépôt de l’effectif #5 de Lachine où il suit un cours d’officier.

Une escadrille canadienne a participé au raid sur Osnabrück

Tous les appareils de l’escadrille « Moose » reviennent indemnes de cette opération contre ce cenre industriel et ferroviaire. – Un des héros du bombardement contre Dusseldorf, l’officier pilote John Higham, était de la partie – Le sergent de section Westmacotte, de Kénogami

(Par Alan Randl, de la Presse Canadienne).

Avec le C.A.R.C. Quelque part en Angleterre, 10 (câble). L’escadrille canadienne du « Moose » a pris part dans un ciel sans nuages la nuit dernière à expédition de la Royal Air Force sur Osnabrûck, où elle a lancé des bombes explosives et incendiaires sur d’importantes installations ferroviaires.

Tous les avions revinrent indemnes après avoir repéré l’objectif et lâché leurs explosifs.

Le premier à revenir fut l’officier pilote John Higham, d’Assiniboine, en Saskatchewan qui avait appris en revenant d’une permission en fin de semaine qu’il avait gagné la D.F.C. Pour avoir réussi à ramener son Wellington de Dusseldorf le 31 juillet, après qu’il eut été endommagé.

« Il n’y avait absolument aucun nuage et nous pouvions voir clairement la cible, a-t-il dit. Nous pouvions tous voir un grand nombre de gros jets de flammes causés par d’énormes bombes – des bombes de 4,000 livres sons doute – et nous pouvions voir de grands incendies ».

Son équipage comprenait le sergent Don Morrison de Sherbrooke, canonnier-arrière qui a un allemand à son crédit, le sergent de section S.C. Lee, de Winnipeg, le sergent de section Karl Sveinson (Saskatchewan) et le sergent Art Loach, de Toronto.

Un autre bombardier était commandé par l’officier pilote S.-D. Fullimore, D’Alma (Nouveau Brunswick), dont le compas fit défaut et qui fut guidé efficacement par le sergent de secton George Molozzi, de Toronto. Les autres membres de cet équipage étaient le sergent de section I. – R. Westmacott, de Vacouver, le sergent de section Johny Westacott de Kénogami (Québec, et le sergent de section Pat Murphy, de Halifax.

D’autres membres de l’escadrille du « Moose » participèrent à l’attaque sur les docks du Havre.

Parmi ces derniers aviateurs, il y avait le sergent Earl Connolly de Truro (Nouvelle-Écosse), le sergent Dick Kertson, de Grand Falls (Nouveau-Brunswick) et le sergent Hubert Price, de Sherbrooke.

30 pour cent des parachutistes seront des Canadiens français

Le personnel d’instructeurs et d’officiers du premier détachement de parachutistes sera bilingue et trente pour cent de l’effectif sera formé de Canadiens français – Entraînement au Manitoba

Ottawa. Le Canada français fournit à l’armée canadienne trente pour cent de ses parachutistes. Voilà ce qu’a annoncé ce midi (10 août 1942), à une conférence de presse, l’adjoint du chef de l’état-major, le brigadier général E.-G. Weeks.

En outre, le personnel d’instructeurs et d’officiers du premier détachement de parachutistes sera complètement bilingue.

Le général Weeks a bien précisé que tous les parachutistes canadiens seraient des volontaires.

Comme il l’avait déjà été prévu, c’est dans l’ouest que l’on établira le centre d’entraînement des parachutistes canadiens.

Le camp de parachutistes sera ouvert à Shilo, Manitoba, environ à quarante milles de Winnipeg, dès que les instructeur spécialistes qui sont allés à entraîner avec les parachutistes américains à Fort Benning, Georgie, seront de retour au Canada.

« Un tiers du premier bataillon de parachutistes sera canadien français, dit le général, et son personnel sera bilingue. Il est remarquable que partout où les Canadiens français sont mêlés aux Canadiens anglais pour leur entraînement, ils s’entendent parfaitement bien. Je crois que cette entente est beaucoup plus complète que le public ne le réalise.

Le général a déclaré aussi que la préférence sera donnée aux bilingues pour l’enrôlement dans l’unité de parachutistes, chaque individu étant trié sur le volet, à cause de son aptitude physique et surtout, de ses qualités d’initiatives.

Un groupe de six officiers et de vingt sous-officiers et soldats partiront vendredi pour s’entraîner avec les parachutistes américains. Le général McNaughaton a désigné de son côté un groupe de soldats canadiens outre-mer qui s’entraîneront avec les parachutistes de la R.A.F. en Angleterre.

Ce sont ces deux groupes qui serviront d’instructeurs dès leur retour au Canada, vers le 15 octobre.

Les qualifications des parachutistes sont très rigoureuses. « On ne peut accepter que la crème de l’armée », dit le général. Les officiers, à partir du rang de major, ne devront pas avoir plus de 35 ans. À partir du rang de capitaine, ils ne devront pas avoir plus de 32 ans. Pour les officiers et les soldats, la limite d’âge est de 18 à 32 ans. Les meilleures aptitudes physiques sont exigées. De plus, le soldat doit démontrer son initiative et son aptitude à combattre individuellement avec endurance. Ils ne doivent pas peser plus de 185 livres.

Le général a expliqué que les groupes d’instructeurs choisiront les meilleures pratiques en usage dans l’entraînement américain et dans l’entraînement anglais afin de constituer un système d’entraînement « canadien » pour les parachutistes.

À proximité du camp de Shilo, il y a deux aérodromes de C.A.R.C. C’est le corps d’aviation canadien qui coopérera avec l’armée pour l’entraînement des parachutistes.

Le premier stage de l’entraînement se fait en sautant d’une tour de 250 pieds. Ensuite, on pratique le saut individuel à partir d’un avion, puis le saut en groupe et les diverses techniques spéciales à ce corps spécialisé.

Cet entraînement durera cinq ou six mois.

Le général dit que la destination de ces troupes après leur entraînement n’est pas prévue.

Les parachutistes ne sont pas attachés à une division. Ils sont une unité indépendante qui peut être employée là où il sera opportun.

Le général dit que l’entraînement de ce premier bataillon ne marque qu’un début et que la formation des parachutistes se fera probablement sur une vaste échelle au Canada.

D’autre part, c’est un militaire âgé de seulement 31 ans qui sera le commandant du premier bataillon de parachutistes qui porteront un uniforme spécial. La tâche de diriger nos troupes d’avant-garde lors de l’ouverture du deuxième front a été confiée au major H.-D. Proctor, d’Ottawa. Mais, à mesure que s’augmentera le nombre des détachements de parachutistes, on nommera d’autres commandants.

Il est déjà certain que des officiers canadiens-français auront la direction d’un ou de plusieurs bataillons de parachutistes.

Avions américains au combat en Europe

Londres. Le Q.G. Européen des États-Unis annonce aujourd’hui que des avions de combat de l’armée américaine viennent d’entrer en grand nombre pour la première fois dans la lutte en Europe, et qu’ils ont effectué 31 sorties depuis 48 heures. Les aviateurs américains opérant avec des escadrilles de chasse de la R.A.F. Ont fait trois de ces envolées au-dessus de la côte française. Ils ont fait 20 autres sorties au-dessus de la mer et huit sorties d’interception au large des côtes anglaises, dit le communique.

Cinq morts et un disparu dans une collision d’avions survenue hier près d’Armstrong, Ontario.

Armstrong, 13 août 1942. Les habitants de cette petite ville du nord-ouest de l’Ontario recherchaient aujourd’hui le corps d’un aviateur probablement fatalement blessé, hier, lorsque deux avions du C.A.R.C. Entrèrent en collision dans l’air et s’abattirent sur le sol. Cinq autres membres du C.A.R.C. Ont été tués au cours de cette collision. Leurs noms n’ont pas été révélés immédiatement. C’est la deuxième tragédie aérienne survenue ici en moins de 20 mois. Dans un bref communiqué publié hier soir, les quartiers généraux de l’école d’entraînement #2, à Winnipeg, ont annoncé que les cadavres de cinq des six aviateurs qui se trouvaient à bord des deux bimoteurs Avro-Anson avaient été retrouvés. On croit que les aviateurs ont été tués instantanément après que les avions, se dirigeant de Winnipeg à Ottawa, eussent décollé de l’aéroport d’Armstrong après avoir fait leur plein d’essence.

Mayence a le sort de la ville de Cologne

Pour la deuxième nuit consécutive des centaines d’avions anglais font pleuvoir sur cette ville industrielle des milliers de bombes incendiaires et explosives – Les Nazis au-dessus de l’Angleterre.

Londres. 13 août 1942. De puissantes escadrilles d’avions britanniques ont fait pleuvoir des bombes explosives et des bombes incendiaires sur Mayence pour la deuxième nuit de suite, la nuit dernière et, de son côté, l’aviation allemande a rompu le calme dont jouissait Londres depuis longtemps en bombardant la banlieue de la capitale.

La nouvelle attaque sur Mayence a été accompagnée de raids sur des aérodromes nazis dans les Pays-Bas, dit un communiqué du ministère de l’Air.

Cinq avions britanniques ont été perdus dans les opérations de la nuit. Des membres d’au moins une escadrille canadienne ont participé aux expéditions.

L’attaque subie avant l’aube par la région métropolitaine était la première exécutée sur Londres depuis le 20 juillet, alors que des bombardiers solitaries lancèrent sur la capitale quelques bombes qui démolirent des édifices.

Au milieu de la matinée aujourd’hui, les autorités ont dit que toutes les personnes emprisonnées sous les débris avaient été dégagées. Sept personnes ont été tuées et au moins trois autres ont été blessées.

Les sirènes se ont trouvées à mugir à Londres pour la troisième nuit de suite. L’alerte fut de brève durée et on crut d’abord que les nazis avaient envoyé un bombardier solitaire – peut-être un chasseur rapide à grand rayon d’action – pour faire sortir du lit les milliers de guetteurs de la ville et pour éveiller la population.

Les deux alertes précédentes s’étaient passées sans incident, mais la D.C. A. ouvrit le feu la nuit dernière. Des avions allemands ont aussi fait des dégâts et des victimes dans un port du sud-ouest.

En outre, un bombardier solitaire a lancé des bombes sur deux points dans le sud-est de l’Écosse et quelques avions ont été signalés au-dessus de la côte de l’East Anglia.

Grâce à des avions spéciaux qui cerclèrent au-dessus de Mayence du commencement à la fin de l’attaque, les Britanniques ont eu une description complète du bombardement subi par cette ville au cours de la nuit de mardi à mercredi.

C’est un nouveau moyen employé par la R.A.F. Pour contrôler l’efficacité de ses bombardiers, mais les observateurs ont dit que les bombes tombaient en quantité telle qu’à la fin du raid les incendies étaient plus nombreux qu’ils ne pouvaient les compter.

Les Américains attaquent Yo-yang

Tchoungking. 13 août 1942. Des bombardiers américains ont attaqué Yo-yang (Yo-tchéou), ville du nord-est de la province de Hou-nau occupée par les Japonais, mardi dernier. Un communiqué dit que le raid a été très réussi et que tous les avions américains sont revenus à leurs bases.

Les Allemands concentrent des masses de troupes et de matériel dans la grande boucle du Don, au nord, et ils se préparent apparemment à lancer une nouvelle offensive contre Stalingrad – l’avance nazie se continue en Caucasie

Moscou, 13 août 1942. Une nouvelle bataille, comparable en proportions et en intensité à celle qui fait rage en Caucasie, vient d’éclater aujourd’hui sur le front du nord-ouest en Russie, qui s’étend sur une distance de 500 milles entre Moscou et Léningrad.

Bombardier anglais le plus rapide du monde

Londres – Levant le voile sur l’avion Avro Lancaster, des experts en aéronautique ont déclaré qu’ils le considéraient comme le bombardier lourd le plus gros et le plus rapide du monde.

Cet avion transporte 8 tonnes de bombes mais sa vitesse de 300 milles et plus à l’heure et plus est supérieure à celle du Stirling. Il est armé de dix mitrailleuses montées sur quatre tourelles mobiles et a un rayon de vol de 3,000 milles. Il a figuré dans l’audacieux raid effectué sur Augsbourg le 17 1vril 1942.

As allemand descendu

Londres, 12 août 1942. Le lendemain du jour où les Allemands avaient annoncé son 51e succès, le major Rodolph Pflanz, as des chasseurs nazis, a été descendu dans un combat avec les chasseurs de la R.A.F., le 21 juillet, annonce le ministère britannique de l’Air. Ce combat a mis aux prises plus de 100 chasseurs allemands et britanniques.

Pilotes canadiens de la Première escadrille canadienne dans les R.A.F. Photo de l’époque.

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