Des nouvelles pas fraîches

Effort de guerre des États-Unis

Effort de guerre des États-Unis

Effort de guerre des États-Unis:  Nouvelles parues dans la presse canadienne le 11 août 1942

Construction d’un cargo en un temps record aux États-Unis

La Oregon Shipbuilding Corporation construit un cargo Liberty en 46 jours et se prépare à construire un fréteur de 10,500 tonnes en moins de 35 jours – 500 cargos aériens.

Portland, Oregon, 11 août. Après avoir construit un cargo Liberty en 46 jours, soit un temps record, la Oregon Shipbuilding Corporation a déclaré qu’elle pouvait faire mieux et a promis d’abattre ce record de 11 jours au moins.

La compagnie vient de terminer l’organisation d’une usine particulièrement appropriée à la production en masse, qui permettra la construction d’un cargo de 10,500 tonnes en 35 jours ou moins.

Сe chantier ressemble aux usines de fabrication en série de l’industrie de l’automobile ou de l’avion. Les parties complètes sont fournies aux ouvriers des chantiers navals proprement dits pour l’assemblage.

Edgar Kaiser, gérant général et fils de Henry J. Kaiser, qui va construire 500 cargos aériens de 50 tonnes pour le gouvernement, a déclaré que ce nouveau développement de la production active la construction des navires de trois façons.

  1. Il élimine l’encombrement des hommes et du matériel sur les chantiers navals proprement dits.
  2. Il procure un toit aux ouvriers, qu’il met à l’abri des variations de la température et dont il augment ainsi l’efficacité.
  3. Il divise l’assemblage en plusieurs emplois de spécialité.

L’usine est divisée en 11 compartiments, chacun de 240 pieds de longueur et de 75 de largeur. Pendant que les ouvriers y construisent les différentes tracteurs mus par des moteurs diesel transportant les parties terminées aux chantiers pour l’assemblage.

Au bout de chaque compartiment, il y a des magasins contenant du matériel et des parties pour une demi-douzaine de parties complétées. Cette organisation permet réellement la production en masse et en série.

« Nous projetons de construire plusieurs vaisseaux en même temps et nous ne terminons pas un navire avant d’en avoir commencé un autre », a dit Kaiser.

Parmi les ouvriers qui travaillent à cette « usine », se trouvent la plupart des 375 femmes employées comme soudeurs et des 40 femmes électriciennes de la compagnie.

Quoique l’usine n’ait été en service que depuis deux semaines, Kaiser a déclaré que le rythme de la production et tel qu’il ne sera pas difficile de construire des navires en 35 jours.

« Nous pourrions même diminuer encore ce chiffre », a-t-il dit.

Manque de matériel

Victoria, 11 août. « Au lieu de demander la semaine de travail de sept jours, on devrait adopter un programme d’approvisionnement à long terme et combler le manque de matériel dans les chantiers maritimes », a déclaré hier à la Commission Richards, Archibald Clyde, le représentant des Unions maritimes de Victoria, lors de l’enquête qui se poursuit actuellement concernant les conditions de travail dans les chantiers navals de la côte du Pacifique. Clyde a ajouté que la rareté de matériel tient souvent les hommes dans l’inactivité et que les hommes ne veulent pas aller au travail le dimanche.

L’effort de guerre des États-Unis

Un aperçu de ce que l’effort de guerre des États-Unis a donné jusqu’à date a été soumis à l’opinion publique, samedi dernier. Il ne sort pas des grandes lignes et ne comporte pas beaucoup de détails, mais il est apparemment d’une grande franchise. L’agence officielle dont il émane ne leurre pas le peuple et ne jette pas de fleurs à l’administration. Sur deux points seulement, ce rapport glisse-t-il trop rapidement, probablement pour des raisons d’ordre politique. Il ne réclame pas assez de mérite pour l’efficacité de l’aide pécuniaire prêtée aux Alliés, et il ne semble pas suffisamment révélateur quant aux difficultés du ravitaillement en matières essentielles à la grande industrie.

Le gouvernement des États-Unis avertit la nation qu’elle est à peine engagée dans une lutte dont la gravité dépasse la conception de l’administré moyen. À qui comprend à demi-mot, cela veut dire que les peuples d’Amérique ne se battent pas seulement pour sauver leurs biens et leur existence. Aussi ce que la république a fait jusqu’ici n’est pas grand chose en comparaison de ce qu’elle s’est engagée à faire dans l’intérêt national et continental. En ces derniers mois, les États-Unis n’ont pas réalisé complètement le programme annoncé par ses chefs ni rempli tous les engagements pris envers les Alliés. Les œuvres de défense navale et territoriale ne sont pas encore suffisantes. Il faudra faire beaucoup mieux à l’avenir pour conjurer des périls sérieux, plis particulièrement celui de la guerre sous-marine.

Sur le plan militaire et naval, ajoute ce communiqué, les États-Unis ont subi des coups traîtres et des pertes sensibles. Ils ont remporté quelques grandes victoires, il est vrai, mais dans des engagements dont l’initiative venait de l’ennemi. Ce n’est pas en attendant l’attaque pour la repousser qu’on gagne un avantage décisif. Tant que l’on ne pourra pas prendre l’offensive et la maintenir, on ne peut s’attendre à une améliorations sensible d’une situation défavorable. (Depuis la publication de ce bulletin les forces américaines des antipodes participent dans une très large mesure à l’expédition des Alliés contre les positions japonaises dans l’archipel des Îles Salomon). Cette façon de dire la vérité, sans entretenir de vaines illusions et sans sottes vantardises, produira toujours un bon effet sur une population qui tient à ce qu’on ne la trompe pas sciemment, comme on a pu croire que certaine propagande l’avait fait par le passé.

Hommage de « Flying » à la Royal Air Force

New-York, 11 août. Par H. M. Meteres de la Presse Canadienne. – Le magazine américain « Flying » a créé un précédent en entier son numéro de septembre qui contient 278 pages à la R.A.F. Et au ministère de l’Air d’Angleterre.

On y trouve plus de 40 articles, généreusement illustrés faisant l’historique de l’aviation britannique, et portant la signature des principales dirigeants de la R.A.F. Cette édition qui est due à l’initiative de M. William-B. Ziff, éditeur et rédacteur du magazine, porte un avant-propos dû à la plume de Sir Archibald Sinclair, lui-même, ministre de l’Air.

Le fer-blanc ne fera pas défaut

Pittsburgh, 11 août 1942. – Si le nouveau système d’extraction mis à l’essai dans les laboratoires de la Westinghouse Company opère aussi fructueusement que le laissent espérer des expériences faites à ce sujet, les dépôts de minerai du Sud seront appelés à fournir le fer blanc nécessaire aux besoins de guerre des États-Unis, bien qu’ils soient considérés d’un grade trop inférieur pour les méthodes d’extraction. La nouvelle machine mise à l’épreuve est basée, sur les nettoyeur électrostatiques, qui fonctionnent d’après le principe que deux corps contenant des charges opposées sont fortement attirés d’un par l’autre.

Le seul ennui de ce système réside dans ce qu’il faut que les particules soient réduites en une poudre afin de pouvoir porter une charge d’électricité appréciable. Or le coût du séchage est très élevé, du moins en ce que le fer et l’or, mais on espère qu’il en sera autrement pour le fer-blanc.

Renforts américains

Londres, 10 août 1942. Des contingents additionnels de troupes américaines sont arrivés en Grande-Bretagne en ces derniers temps afin de renforcer celles qui s’y trouvent déjà et qui participeront, un jour, à l’ouverture d’un deuxième front en Europe.

Les dates des arrivées des contingents sont gardées secrètes pendant un certain temps mais il est permis de dire que les forces américaines en Grande-Bretagne s’accroissent considérablement.

La production de guerre subit des retards chez les Américains

Un comité spécial de la Chambre des Représentants révèle à Washington que la production des usines de guerre continue à tirer de l’arrière – L’Office de la production de guerre laisse entendre que les usines fermeront faute de matériel.

Washington, 11 août. Selon des renseignements fournis par un rapport d’un comité spécial de la Chambre des Représentants, il appert que l’effort de production de guerre des États-Unis continue à tirer de l’arrière. Il semble que la récente réorganisation de la Commission de production de guerre n’ait pas contribué pour beaucoup à la correction de cet état de choses.

Le rapport du comité qui était présidé par le représentant John Tolan, démocrate, Californie, dit : « On n’a trouvé nulle part chez les officiels, responsables, civils ou militaires, l’intention évidente de considérer comme leur devoir personnel d’exiger une production maximale et de remuer ciel et terre pour l’obtenir. Il est nécessaire d’harmoniser la mobilisation du capital humain avec celle de la production. »

Parlant des demandes qui se font en faveur d’appliquer des mesures compulsoires au travail, le comité a déclaré que s’était un des aspects, les plus dangereux des tendances actuelles de la mobilisation du capital humain. Le rapport continue en disant : « Cela semble être le résultat d’une « incompréhension fondamentale de ce qu’il faut faire. On ne devrait se servir de mesures compulsoires qu’en dernier ressort. Son emplois précoce compliquera certainement plutôt qu’il amplifiera les manques qui sont déplorés actuellement dans les présentes agences.

La politique actuelle de recrutement a besoin d’un contrôle central et il faudrait s’efforcer d’équilibrer les exigences de l’industrie et des forces armées. »

Manque de matériel

Washington. Le comité de la politique ouvrière de l’Office de la production de guerre a exprimé la crainte, hier soir, que près de 1,000 usines de guerre soient sur le point d’arrêter sous peu leur production à cause du manque de matériel.

Église St.Andrew de New York. Photo de Megan Jorgensen.

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