La guerre et le Québec

Bataille du Saint Laurent

Bataille du Saint Laurent

Bataille du Saint-Laurent

C’est en 1880 que le Canada fait l’achat de son premier navire militaire, mais celui-ci est en trop mauvais état pour servir qu’on le retourne rapidement à l’amirauté britannique (ce n’est cependant pas le dernier cas d’achat par le Canada des navires innavigables à la Grande Bretagne).

Enfin, le premier ministre Wilfrid Laurier réussi à obtenir de la Grande-Bretagne des navires et des officiers compétents ce qui donne place à la naissance de la Marine canadienne.

Le baptême de guerre de la Marine canadienne est en au cours de la Grande Guerre de 1914-1918, mais ces effectifs étaient tellement insignifiants qu’on peut parler des efforts plutôt symboliques.

C’est pendant la deuxième guerre mondiale que la marine canadienne se distingue. Tout au long des six années que dure la guerre, le Canada y participe activement.

L’issue du conflit dépendait directement de l’arrivée à bon port des convois des Etats-Unis et du Canada en partance pour l’Europe, c’est pourquoi les routes de ravitaillement de l’Atlantique, allant de l’Amérique du Nord au Royaume-Uni, devaient d’être protégées à cause de la présence des redoutables sous-marins allemands. En maintenant opérationnelles ces routes, les marins et les aviateurs canadiens risquaient leur vie à tout moment.

Au début de la guerre, le Canada ne possède qu’une quinzaine de navires de guerre et une seule escadrille d’hydravions militaires modernes. Mille 700 hommes font partie de la Marine royale. Dès 1940, les voies maritimes de l’Atlantique Nord sont le théâtre des batailles acharnées, où des centaines de marins meurent, victimes des attaques sous-marines.

La bataille du Saint-Laurent s’inscrit dans le cadre de ces événements. Le fleuve et le golfe du Saint-Laurent s’avèrent des voies maritimes vulnérables aux attaques et difficiles à protéger à cause de leur vaste superficie.

C’est par le fleuve Saint-Laurent qui sortent la plus grande partie des navires marchands vers l’Europe, chargés d’approvisionnement. C’est pourquoi les Allemands songent aux attaques afin de compromettre le transport sur le Saint-Laurent.

Afin de protéger l’entrée du fleuve, les autorités militaires mettent sur pied, le long des rives et plus particulièrement dans la Gaspésie, une série de mesures défensives.

Des batteries côtières y sont installées, une base navale est aménagée, la mer est surveillée.

Malgré toutes les mesures, en 1942, des sous-marins allemands pénètrent dans le fleuve et le golfe, y coulant quelques dizaines de navires et vaisseaux en les torpillant.

Les autorités militaires constatent la mauvaise organisation du système de défense au Québec. D’autres mesures sont mises en place : en septembre 1942, le gouvernement du Canada ferme l’accès au fleuve, et Saint-Laurent est fermé jusqu’en 1944.

Les Allemands tentent de réattaquer, pourtant, sans grand succès, puisque la Marine royale canadienne et ses méthodes de défense se sont améliorées.

La bataille du Saint-Laurent est finalement gagnée et l’impact de la victoire pour les forces militaires canadiennes et pour la population vivant le long des rives du fleuve est énorme. Tout le monde comprend que le nazisme a perdu.

Les « Peurs » (cette nouvelle date du 6 septembre 1939)

À une heure avancée de la nuit dernière, une pauvre femme appelait un journaliste attardé à son bureau pour lui demander s’il était vrai qu’on avait vu des sous-marins dans le golfe Saint-Laurent. Elle prétendait tenir cette information d’un employé dune agence télégraphique. En l’absence de tout moyen de contrôler rapidement cette rumeur, il fallut mettre un peu de baume dans le sang glacé de cette personne nerveuse, en lui affirmant que les services de presse et de radio n’avaient reçu aucun renseignement à ce sujet, partant qu’il s’agissait probablement d’une pure invention. Ce matin, après plus ample enquête, on nous apprend que, par mesure de prudence, on éteint les lumières des rues dans plusieurs petites villes côtières des provinces maritimes. Sur la foi de ce renseignement plus précis, des messages télégraphiques furent échangés avec Halifax et Slt. Jean. Ils rapportent que les rumeurs fourmillent également dans ces milieux, mais qu’on ne saurait les appuyer sur aucun fondement. Il y a certainement des navires allemands, des cargos, qui vagabondent sur l’Atlantique, en attendant probablement des ordres de leurs arrimeurs, mais les marins récemment arrivés n’ont aperçu nulle part le périscope d’un sous-marin ni un navire suspect.

Old City Hall, Toronto

Cénotaphe en l’honneur aux morts en combat devant le Vieil Hôtel-de-Ville de Toronto. Photo : © Megan Jorgensen pour GrandQuebec.com.

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1 commentaire

  1. john Hendrie. dit :

    I have read La Bataille du St. Laurent, in both English and french.
    The Nazi u boat captains were the best in the North atlantic.
    There are exceptions .Captain denny a retired RCN. officer
    is one. He was captain of the St. Thomas and sunk a german
    submarine not far out of Newfoundland .

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