La guerre et le Québec

Bataille de Vimy

Bataille de Vimy

Bataille de  Vimy

La bataille de Vimy s’est déroulée du 9 au 12 avril 1917, pendant la semaine de Pâques. C’est la plus importante et la plus meurtrière bataille de tous les combats menés par les Canadiens lors de la Première guerre mondiale. Trente mille soldats canadiens et britanniques ont pris part à cette bataille : 3598 Canadiens y ont été tués et plus de 7100 furent blessés.

La bataille débuta à 5.30 le matin du lundi de Pâques avec un tir fourni de l’artillerie lourde canadienne. Ensuite, l’armée canadienne commandée par le général britannique Julian Byng (commandant du corps d’armée) et le général canadien Arthur Currie (chef d’état-major) se lance à l’attaque. Après quatre jours de combats acharnés, ils prennent la crête de Vimy ou côte 145, sur laquelle se trouve la place forte des Allemands, qui était l’objectif final de l’offensive. Cette position jouait un rôle stratégique sur le front occidental et l’ennemi était sûr que cette ligne était imprenable.

Ce n’était pas la première tentative des Alliés pour prendre possession de la crête, mais les assauts antérieurs menés par les Britanniques et les Français échouèrent. La planification de l’offensive canadienne pris plusieurs mois. Ils se frayèrent un chemin au milieu des tirs de canons et de mitrailleuses ennemies et forcèrent les Allemands à battre en retraite.

Le Canada était représenté dans la bataille par des unités, formées et soutenues par chacune de ses provinces. Les quatre divisions canadiennes qui constituaient le corps d’armée ont combattu côte à côte pour la première fois de l’histoire. C’est peut-être la raison principale pour célébrer cette bataille, comme étant la plus importante de la première guerre mondiale. Elle demeure en tous cas la plus fameuse parmi celles qui ont établi la fierté canadienne.

Un siècle plus tard, on trouve toujours sur la crête de Vimy des obus non explosés. Le corps du dernier soldat canadien mort au combat, a été retrouvé en 2003 et enterré avec les honneurs militaires en avril 2007, lors des célébrations du 90ème anniversaire de la bataille.

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Monument aux soldats canadiens au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Photo : © GrandQuebec.com.

La crête de Vimy

La crête de Vimy, dans le nord de la France, fut l’un des principaux secteurs du front ouest de la Première Guerre mondiale et le plus glorieux des sites de batailles d’Artois. Elle fut le théâtre de plusieurs violents combats entre 1915 et 1917, où s’illustrèrent en particulier les Canadiens, à la bataille de Vimy, lors de l’offensive alliée du printemps 1917. Entre le 9 et le 14 avril, les troupes canadiennes, réunies pour la première fois sous un même commandement, attaquèrent cette ligne de 6,4 km le long occupée par les forces allemandes. La victoire fut éclatante, mais les pertes lourdes : 3600 morts et 7 000 blessés. Néanmoins, grâce à ce haut fait d’armes, le corps canadien sera reconnu par la suite comme corps d’élite.

C’est là, à Vimy, petite ville de 4600 habitants et chef-lieu de canton du Pas-de-Calais, arrondissement d’Arras, qu’un imposant monument, le Mémorial de Vimy, érigé en 1936 sur la crête en face de l’immense cimetière canadien, honore la mémoire des 75 000 Canadiens tués sur les champs de bataille de la Grande Guerre. Ce site impressionnant est devenu un lieu de pèlerinage incontournable pour tout Canadien et tout Québécois de passage dans le nord de la France. Le parc commémoratif de Vimy a même été désigné par le gouvernement du Canada, en 1997, premier site historique canadien situé à l’extérieur du Canada, en même temps que celui de Beaumont-Hamel, situé également en France.

Au Québec, en hommage à cet événement historique, le nom de Vimy a été implanté dès la fin de la guerre, en 1918, à côté de ceux de Festubert, Lens, Cambrai et Denain, autres champs de bataille mémorables de la Grande Guerre, pour désigner un nouveau canton de l’Abitibi-Témiscamingue, situé au nord du réservoir Cabonga, lequel a donné lui-même son nom à un lac et une rivière situés sur son territoire. Mieux encore, au moment même où les soldats canadiens reconquéraient Vimy à l’été 1917, le nom de Vimy-Ridge fut donné à un nouveau village dans la région de la Chaudière-Appalaches, créé en vue de l’exploitation de gisements d’amiante des environs. Cette localité fut par la suite rattachée à la municipalité de Saint-Joseph-de-Coleraine. Le nom de Vimy s’est alors progressivement répandu à travers toutes les régions du Québec pour désigner, dans une vingtaine de municipalités différentes, des rues, des avenues, des chemins, de même qu’un parc public à Shawinigan, en Mauricie, et un mont à Saint-Raymond, dans Portneuf.

Deux lacs voisins de la ZEC de la Bessonne, en Mauricie, le Grand lac Vimy et le Petit lac Vimy, portent aussi le nom de la célèbre bataille. Le nom du village français attesté sous la forme Vimmi au XIIe siècle, vient du nom de personne germanique Wimo, avec le suffixe -iacum.

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10 Comments

  1. cadets cholette

    2011/04/06 at 12:31

    Bonjour je suis tres contente de representer la bataille de
    vemy avec les cadets 2804 de casselman vendredi le 8 avril 2011 au centre ville de Ottawa
    je me nomme cadets cholette je suis dans le cord de
    cadets de 2804 sa me fais un plaisir .

    cadets cholette

  2. LIENARD

    2011/10/12 at 10:25

    Personne en France n’oublie et n’oublira nos cousins Canadiens venus nous délivrer ……depuis 90 ans chaque cérémonie suscite toujours autant de reconnaissance et d’émotion..

    Merci….

  3. Rénette

    2011/11/08 at 7:53

    Fort intéressant chers internautes..
    Cet article fut très enrichissant et je l’ai énormément apprécié!
    Toute une réussite! Bravo chers compagnons

  4. Rénette

    2011/11/08 at 7:55

    Votre article a ensoleillé ma journée! Il est aussi délicieux qu’une tarte rhubarbe et fraise (même celui de ma mère héhé)

  5. Virginie Desgroseilliers 3e du nom

    2011/11/08 at 7:58

    Comme j’aime l’histoire… cette bataille a ravivé la flamme en moi!
    Avant, le flirt était ma première passion, maintenant c’est l’histoire!

  6. Rosalie Trottier

    2011/11/10 at 9:09

    Virginie, j’aimerais répondre à votre commentaire en disant que je suis tout a fait d’accord avec vous. L’histoire est la meilleure de ce monde. Sans cette passion, je ne serais pas Rosalie Trottier l’historienne. De plus, J’aimerais ajouter que Rénette me semble très intelligente. J’ai la tendre impression que l’ont pourrait devenir de grandes amies.
    Merci

  7. Eloïse Venne-voyer

    2011/11/10 at 9:11

    Les filles, j’aimerais faire partie de votre cercle amical d’historiennes. De plus, j’aimerais inviter mon amant, Willie Lamothe. xox

  8. Virginie Desgroseilliers

    2011/11/10 at 9:12

    Chère Rénette, ma tarte est meilleure que la tienne… mais moins bonne que l’article bien sur.

  9. Virginie Desgroseilliers

    2011/11/10 at 9:27

    Bon premièrement,
    Chère Rénette VOUS n’avez pas a dire si oui ou non cet article et enrichissant car JE décide si il l’est!!!En passant une tarte a la rhubarbe n’est PAS une bonne tarte donc ARRÊTER de faire votre loi sur ce site internet!!!

  10. Virginie Desgroseilliers

    2011/11/10 at 9:31

    Désoler si j’ai de la difficulté a me contrôler….je n’ai pas pris mes médicament pour la bipolarité et j’ai un peu trop bu….quand je boit je me met souvent a être émotive et a pleurer toutes les larmes de mon corps…

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