Quelques types des maisons québécoises traditionnelles
Maisons québécoises traditionnelles : aractérisés par une fierté plutôt villageoise sans pareille, le Québec assure, au XIXe siècle, à ses rues et à leurs bâtiments une visibilité respectueuse de leur histoire. Les maisons des villages étaient de dimension modeste, bâties en pièce sur pièce. Sans sous-sol, le type de bâtiment était, en général, carré ou rectangulaire. Les ouvertures y étaient limitées, à cause de la faible isolation des murs, et l’étage, d’abord inhabité, était couvert d’un toit à deux versants droits ou recourbés à pente moyenne.
Maison au toit à deux versants
La maison au toit à deux versants était en planches à l’horizontale, sous un toit généralement recouvert de tôle posée à la canadienne ou, verticales, à baguettes ou à joints pincés. Plutôt haute, elle sont en fait de plan rectangulaire et coiffées d’un toit de pente moyenne. Au toit en larmier, agrémentées de lucarnes, leur style demeure pratiquement inchangée depuis la moitié du XIXe siècle. Ces bâtiments, en plus de servir de logements, pouvaient contenir des salons de barbier, des pâtisseries, des boutique et beaucoup plus.
Plusieurs maisons comportent en façade une galerie recouverte d’une toiture à pente faible destinée à recueillir les gouttes et s’accrochant parfois à un mur gouttereau.
Maison au toit mansardé
Pour augmenter l’espace habitable, plusieurs habitants ont expérimenté le toit mansardé ou, encore, en tôle à baguettes, auquel les lucarnes ajoutent de la lumière. Avec ce type de toit, la « toute mignonne », comme on les appelait, ces maisons ont connu des dizaines de propriétaires eu fil des ans.
Ce type de toit mansardé comporte un terrasson (à pente faible) s’appuyant sur un brésis (à pente forte). Notons en passant qu’on a nommé le toit mansardé d’après l’architecte français François Mansard, qui en généralisa l’emploi au XVIIe siècle.
Maison au toit plat
Privilégiée au début du XXe siècle, la maison au toit plat est garnie d’une corniche est généralement carrée. Les fenêtres y sont alignées sur chacun des niveaux. Habituellement, une galerie se déploie sur toute la longueur de la façade principale.

Maisons de style « boomtown » et au toit en pavillon
La maison de style « boomtown avaient souvent la vocation commerciale. Quant aux maisons au toit en pavillon, ces bâtisses carrée de deux étages sont coiffées d’un toit qui la distingue de la maison d’esprit « boomtown ». À quatre versants, on retrouve généralement ce type dans des constructions de villégiature.
Maison au mur en pignon en façade
De nombreux bâtiments du début du siècle dernier ont adopté le mur en pignon en façade, dont certaines auberges et plusieurs hôtels. Généralement rectangulaire, ce type de maison est d’un étage et demi pour les bâtiments unifamiliaux. En fait, parfois de deux étages, lorsqu’elle comporte plusieurs unités de logement. Au rez-de-chaussée, une galerie se prolonge parfois sur l’une des façades latérales, surtout dans le cas des bâtiments à logements multiples. Il était fréquent que le rez-de-chaussée ait une vocation commerciale, pendant que l’étage servait de domicile. Aujourd’hui, elles ont conservé le large toit, la fenestration et les corbeaux ou autres sculptures supportant la galerie en façade.
Bâtiments d’inspiration composite
Les bâtiments d’inspiration composite comptent pour environ 20 % des maisons d’habitation au Québec d’antan. Pourtant, le modèle des maisons au toit à deux versants droits y est l’un des plus fréquents types identifiables. Elles présentent une galerie en façade et sur un côté. Certaines, au toit de tôle posée à la canadienne, dont dépourvue de galerie. Dans plusieurs cas, on y a ajouté une avancée latérale vers la rue.
Maison d’esprit victorien
Plusieurs notables de l’époque faisaient construire des demeures impressionnantes. Ces messieurs ont voulu donner à leurs résidences l’allure d’un château, d’où les tourelles d’inspiration « Queen Ann » et les pavillons octogonal prolongeant la galerie. Très ornementés, ces édifices rajeuni vers la fin du XXe siècle, sont un bel exemple de conservation du patrimoine québécois.
Maison de renouveau traditionnel
Au début du XXe siècle, les paysages rendus plus intéressants par le développement économique offraient des points de vue recherchés. Ce développement a facilité donc la construction de maisons neuves, souvent de renouveau traditionnel québécois, à lucarnes, présentant un plan rectangulaire, avec un toit à larmier
Sur les résidences s’ajoutent des fenêtre en oriel, sous un toit à deux versants à pente plutôt prononcée. On notera souvent la construction asymétrique de l’annexe reprenant les formes du bâtiment principal, les larmiers et la lucarne à l’étage. Ces maisons peuvent également comporter deux lucarnes à fenêtres en bois à grands carreaux et une large cheminée de pierre à l’une des extrémités du faîte du toit.
