Îles-de-la-Madeleine

Havre-aux-Maisons

Havre-aux-Maisons

Havre-aux-Maisons

L’Île Havre-aux-Maisons est une belle île de magnifiques paysages.

La route de la côte s’enfonce dans une vallée verdoyante. Puis le trajet longe les falaises rouges. Le meilleur point de vue s’ouvre depuis le chemin des Dunes–du-Sud. Ce chemin est en terre et en gravier. Il rejoint ensuite le chemin des Montants, d’où l’on accède au chemin des Échoueries. Toute la route est jalonnée de panoramas splendides.

Des maisons traditionnelles pittoresques et colorées sont incroyablement belles, le phare et des boucaneries pour fumer le poisson sont intéressants à observer.

Au nord de cette île l’aéroport est installé, liée aux autres par l’autoroute qui relie presque toutes les Îles-de-la-Madeleine.

Échouerie

Les mots échouage, échouement et échouer figurent au dictionnaire, mais pas échouerie, qui est un québécisme. Une échouerie est un lieu d’échouage des morses où, dès le début du XVIe siècle, ils ont été chassés, au point de complètement disparaître des îles de la Madeleine. Cette « tuerie de vache marine » a produit d’énormes quantités d’huile destinée à l’éclairage. Encore de nos jours, le mot désigne une portion de rivage où se reposent les troupeaux de phoques, d’otaries et de morses.

Une échouerie est également un lieu où des navires et des embarcations peuvent facilement échouer sans dommages. Aux îles de la Madeleine, le terme a en plus le sens de grosses pêches ou d’amas d’objets hétéroclites déposés en désordre. Né à L’Étang-du-Nord, Frédéric Landry a été le personnage important dans la conservation du patrimoine et la mise en valeur de l’histoire des îles. Passionné et déterminé, ce prêtre, à la fois écrivain et historien, a été le fondateur du musée de la Mer et l’initiateur du site historique de la Grave à Havre-Aubert, si populaire auprès des touristes. Entre autres livres, il a publié Capitaines des hauts-fonds aux Éditions Garneau en 1973, que d’aucuns ont décrit comme une « longue histoire de mer et de brume, de pêches et de naufrages. » « Les Américains, y a-t-il souligné, accaparent les baies, les anses et les échoueries.»

Au sud-est de l’île du Havre aux Maisons, un hameau s’appelle L’Échouerie. L’endroit le plus connu est certes la plage de la Grande Échouerie, une des plus belles de l’archipel, dotée de douches, de toilettes, de tables de pique-nique et d’une aire de jeu pour les enfants. Certains prétendent qu’elle forre les eaux les plus chaudes des îles. Tout près s’étend sur plus de huit kilomètres la plage de la réserve nationale de faune de la Pointe-de-l’Est, où l’on peut voir des phoques jouer dans l’eau, de nombreuses espèces de canards et d’oiseaux de rivage, dont le pluvier siffleur et le grèbe esclavon, qui font partie de la liste des oiseaux menacés. Il faut y être très prudent lors de baignades par vents forts en raison de courants marins dangereux.

Historique de Havre-aux-Maisons

Le faciès physique de l’île du Havre aux Maisons, toute entière baignée dans la verdure, doté le paysage environnant d’un aspect champêtre charmant, à peine perturbé par la présence d’un cap et d’une chaîne intérieure de collines fort pittoresques. Ce cadre demeure parfaitement en accord avec celui qui caractérise l’archipel madelinien. D’abord connue sous les dénominations successives d’Île Allright (XVIIIe siècle), devenue plus tard Alwright, et d’Île Saunders (XIXe siècle), en l’honneur de sir Charles Saunders (1715-1775), amiral anglais qui accompagne le général Wolfe à Québec en 1759, l’île du Havre aux Maisons a reçu ses premiers habitants, des Acadiens, vers 1765. Il faudra cependant attendre jusqu’en 1875 pour que soit érigée une véritable municipalité par suite de la division de la municipalité des Isles de la Magdeleine en trois entités distinctes. Havre-Aubert, L’Étang-du-Nord et Havre-aux-Maisons. Cette dernière comprend, à l’origine, dans son territoire les îles Alright (Île du Havre aux Maisons aujourd’hui), Wolfe. (île de la Pointe aux Loups), Coffin et Brion, de même que la Grosse Île et le rocher aux Oiseaux.

En 1892, la municipalité de Grosse-Île sera détachée de celle de Havre-aux-Maisons. L’appellation de la municipalité souligne la présence d’un abri pour les bateaux, à l’entrée de la lagune située entre l’Île du Cap aux Meules et l’île du Havre aux Maisons. Quant au constituant Maisons. Il signalerait l’éparpillement des maisons planées le long de chemins sinueux. Déjà, sur une carte de 1756, on relève Harbour Maison, puis Port Maison (1765). Havre des Maisons (1780). Étant donné que les lieux ne comptaient pas d’habitants avant 1765, les attestations, au singulier, de 1756 et 1765 pourraient s’expliquer par les ruines d’une habitation construite par les Basques que François Doublet, apothicaire de Honfleur, trouva ses îles en 1663. La forme anglaise House Harour a été retenue en 1870 à l’occasion de la création du bureau de poste et modifié en 1964 pour Havre-aux-Maisons,. La paroisse de Sainte-Madeleine-de-Havre-aux-Maisons, fondée en 1793, sera érigée canoniquement en 1849 et civilement en 1875.l’élément le plus significatif Maison, a été retenu pour identifier les citoyens collectivement comme des Maisonnois. Ceux-ci font preuve d’un particularisme de prononciation, les « r » étant articulés comme des « i ».

Havre aux Maisons

Havre aux Maisons. Photo libre de droits.

Les îles :

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