Histoire du Québec

Vendée au Québec

Vendée au Québec

Vendée, toponyme, origine et utilisation au Québec

L’histoire de la France indudablement marquée par la Révolution Française, constituée de l’ensemble des événements qui, entre 1789 et 1799, bouleversement les structures sociales, politiques et religieuses de la France, mettant ainsi fin à l’Ancien Régime dit féodal.

La guerre de Vendée (1793-1796) fut l’un des éléments clés de toute cette agitation populaire qui changea la destinée de la France. L’insurrection royaliste et contre-révolutionnaire qui se développa en Vendée et dans la Maine-et-Loire, aux confins du Poitou et de l’Anjou, prit naissance dans les populations paysannes, soutenues et dirigées par les nobles et les nombreux prêtres réfractaires. Ce célèbre soulèvement des Vendéens contre le nouveau gouvernement de la 1re République a dévasté la région et laissé des marques profondes qui ont tardé à s’estomper. Connue autrefois comme étant la partie occidentale du Poitou, ancienne région de l’ouest de la France, la Vendée constitue aujourd’hui un département de la région Pays-de-la-Loire ; son nom vient de la rivière Vendée, dont le nom lui-même est issu d’un mot gaulois signifiant la blanche.

La géographie de son territoire est diversifiée et comporte deux parties au relief distinct : le Bocage, situé dans le Massif Armoricain, et la région côtière donnant sur l’Atlantique. Le Bocage, caractérisé par un paysage typique de l’ouest de la France, formé de prés enclos par des levées de terre plantées d’arbres, couvre la plus grande partie du département. Le Bas Bocage, au centre du territoire, offre un relief vallonné, propice à la grande culture et à l’élevage, et se trouve favorisé par la présence du chef-lieu départemental, La Roche-sur-Yon. Le Haut-Bocage, dans l’arrière-pays, offre un relief plus accidenté, culminant au Mont Mercure (285 m), dans les Collines Vendéennes. Quant au littoral atlantique où se succèdent dunes boisées et falaises rocheuses, il est caractérisé surtout par deux grandes zones marécageuses conquises sur la mer par les Vendéens et silonées d’une multitude de canaux qui s’entrecroisent : le Marais Breton ou Marais Vendéen, au nord, et le Marais Poitevein, au sud.

Cette côte est aujourd’hui très fréquentée par les touristes, notamment vers Saint-Jean-de-Monts et surtout Les Sables-d’Olonne, station balnéaire constituent le point de départ et d’arrivée de la fameuse course de voiliers en solitaire Vendée Globe. L’édition 1996-1997 de cette course a vu disparaître en mer le Canadien Gerry Roufs.

La Vendée a fourni à la Nouvelle-France un important lot de colons au milieu du XVIIe siècle. Plusieurs des grandes familles souches du Québec y trouvent leurs origines. Mais, pour une raison inconnue, le nom de Vendée a tardé à s’implanter sur le territoire québécois, si bien qu’ajourd’hui à peine cinq voies de communication rappellent ce territoire français. Un village et son bureau de poste portent également ce nom, aux confins nord-ouest de la municipalité du canton d’Amherst, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Saint-Jovite, dans le Nord-de-Montréal, au cœur des Laurentides. Le village de Vendée est établi sur les bords du lac Windigo et c’est ce qui explique que le bureau de poste fut d’abord ouvert sous le nom de Lac-Windigo, le 1er avril 1900, Ce dernier prit le nom de Vendée le 18 octobre 1920 pour rendre hommage à cette contrée qui a vu naître les ancêtres de près de 10 % des Québécois actuels. Le Windigo, chez les Amérindiens, était un géant fabuleux, puissant, quelquefois anthropophage. Possédé du mauvais esprit, fou, détraqué, le Windigo devait être abattu à la première occasion. Le Windigo est évoqué aussi comme croque-mitaine ou bonhomme Sept-Heures. Dans la langue québécoise, « partir à la Windigo » ou « partir sur la go » signifie généralement s’éloigner de chez-soi et courir l’aventure dans des lieux éloignés et mal famés.

Nom de Poitou, son histoire et son utilisation au Québec

C’est le peuple gaulois des Pictones ou Pictavi qui a donné son nom à l’ancienne province du Poitou, située au centre-ouest de la France ; il l’a aussi donné à Poitiers, sa capitale, qui s’appelait Pictavis à la fin du Bas Empire. Aujourd’hui, cette région comprend les départements des Deux-Sèvres,de la Vienne et de la Vendée. Son territoire est constitué surtout d’une plaine qui relie le Bassin Parisien au Bassin Aquitain, séparant du même coup le Massif Armoricain et le Massif Central.

Mais on distingue aussi, sur la côte atlantique, le Marais Poitevin, surnommé la Venise Verte, avec ses chevaux et ses cultures maraîchères, puis, au nord, la Vendée, partie du Massif Armoricain, avec ses paysages de bocages et de chemins creux et, enfin, sur la côte de ce même pays, le Marais Breton, avec l’Île de Noirmandier.

La région actuelle Poitou-Charentes réunit les départements de la Charente-Maritime, de la Charente, des Deux-Sèvres, de la Vienne et laisse la Vendée à la région Pays-de-la-Loire. Historiquement le Poitou est tôt entré sous l’autorité des comtés de Poitiers qui avaient des visées jusqu’aux Pyrénées. Un de ceux-ci, à la fin du XIe siècle, Guilhem IX, duc d’Aquitaine et sixième comte de Poitiers, a laissé des poèmes d’amour courtois en langue d’oc, ce qui en fait le plus ancien des troubadours.

Pendant des siècles, le Poitou passa d’une autorité à l’autre, par le mariage d’Aliénor d’Aquitaine, puis par les rivalités entre Français et Anglais. Plus tard, Henri IV fit assécher le Marais Poitevin par des ingénieurs hollandais. Les techniques de contrôle des eaux marines et d’assèchement utilisées alors dans cet espace marécageux furent reprises par les Acadiens, quand ils s’installèrent sur les côtes atlantiques du Canada, au XVIIe siècle. Beaucoup de ces Acadiens venaient en effet du Poitou. Cette province a non seulement fourni de nombreux pionniers acadiens, mais elle est aussi le lieu d’origine de 750 émigrants vers la Nouvelle-France (dont les ancêtres des Beaudet, Chabot, Dupuis, Moreau, Papineau, Rondau). Ce nombre classe le Poitou parmi les provinces françaises qui ont le plus contribué au peuplement des colonies d’Amérique. Aujourd’hui, 8 % des Québécois d’origine française ont des ancêtres poitevins. Quinze municipalités ont donné ce nom à une de leurs rues et il existe une place du Poitou à Sherbrooke.

Canton de Poitou

À 50 km à l’ouest de la ville de Maniwaki, dans le Pontiac, se trouve le canton de Poitou (proclamé en 1966). Il est traversé par la rivière Coulonge Est. Le lac Wright et le lac Bernard baignent aussi la partie sud ce ce territoire. La Commission de géographie a retenu cette appellation en 1955. Des cantons voisins portent les noms d’autres provinces et régions de France, notamment Perche, Isle-de-France, Flandre, Gascogne, Anjou, Brie. Le Poitou, situé dans l’ouest de la France, est limité par l’Anjou et la Touraine au nord, le Berry et le Limousin à l’est, l’Angoumois et l’Aunis au sud et l’Atlantique à l’ouest. Il recouvre les départements des Deux-Sèvres, de la Vienne et de la Vendée. Cette province, définitivement réunie à la couronne de France par Charles VII, en 1422, est l’une de celles qui ont fourni les plus importants contingents d’émigrants à la Nouvelle-France.

St Joseph

Saint-Joseph, patron des travailleurs. Photographie de GrandQuebec.com.

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