Économie en vrac

Le transport au Québec vers 1980

Le transport au Québec vers 1980

Le développement du transport au Québec vers 1980

Vers 1980, le développement de plusieurs moyens de transport et voies de communication transforme le paysage québécois.

Le transport terrestre

De 1960 à 1980, le transport terrestre occupe de plus en plus de place. Cette situation oblige le gouvernement à agrandir et à améliorer le réseau routier. Il fait construire des ponts, des tunnels et de nombreuses autoroutes. Le développement du réseau routier permet de relier les principales villes du Québec et facilite le transport des marchandises.

Vers 1980, l’automobile est le moyen de transport le plus utilisé par les Québécois. Plus de trois millions de véhicules (automobiles, camions, autobus, motos) circulent alors sur les routes du Québec, dont 2,2 millions de véhicules de promenade (automobiles et camions légers). Ce nombre augment chaque année depuis 1980. En 2015, il était passé à 4,8 millions.

Dans les années 1970, de moins en moins de gens voyagent en train. Les compagnies ferroviaires privées veulent mettre fin au transport de passagers. Toutefois, le gouvernement fédéral de Pierre Elliott Trudeau tient à maintenir ce service. En 1978, il crée VIA Rail Canada, qui demeure la plus importante compagnie ferroviaire du Canada à transporter des passagers.

Vers 1980, deux grandes entreprises ferroviaires assurent le transport des marchandises sur le territoire du Québec. Il s’agit du Canadien Pacifique et du Canadien National. Cependant, le transport des marchandises est plus rapide en camion.

Le métro de Montréal

Le réseau routier est souvent congestionné dans la région de Montréal. En 1960, le maire Jean Drapeau approuve la construction débutant en 1962 est se terminent en 1966, juste à temps pour l’exposition universelle de 1967 (Expo 67). Par la suite, le réseau du métro est agrandi à plusieurs reprises. Il est passé de 20 stations à plus de 70 stations aujourd’hui. Depuis 2007, le métro se rend également jusqu’à Laval.

Le transport maritime

Le fleuve Saint-Laurent a toujours été une voie commerciale de première importance. Vers 1980, la plupart des produits importés au Canada arrivent par navire. Ils sont d’abord déchargés dans les ports situés le long du fleuve et sur le pourtour des Grands Lacs. De là, ils sont transportés par camion ou par train un peu partout sur le territoire. Les produits d’exportation sont eux aussi acheminés par navire.

Le transport maritime joue un rôle important dans l’économie du Québec et du Canada, particulièrement depuis l’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent, en 1959. Cette voie maritime permet aux transatlantiques d’atteindre la région des Grands Lacs grâce à 6 canaux et à 19 écluses. Sa construction a été financée par les gouvernements canadien et américain.

Le transport aérien

Dans les années 1960, le trafic aérien augmente beaucoup. L’aéroport de Dorval, situé sur l’île de Montréal, ne suffit plus.Le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau décide alors de faire construire un nouvel aéroport international. Il choisit le site de Mirabel, en banlieue de Montréal. Le projet souleve toutefois la controverse.

La population s’oppose à la construction d’un aéroport sur des terres agricoles fertiles. Malgré cette opposition, le gouvernement va de l’avant. L’aéroport international de Mirabel est inauguré en 1975. En 2004, l’aéroport international de Mirabel change de vocation. Le transport des passagers prend fin, puis l’aérogare est démolie. L’aéroport accueille maintenant des avions destinés au transport de marchandises. Les compagnies aéronautiques s’y sont établies. Depuis 2013, des compagnies aériennes régionales utilisent les pistes et les installations pour le transport de passagers. Les vols internationaux sont concentrés à l’aéroport de Dorval, rebaptisé en 2004, l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal.

(Extrait du Cahier d’apprentissage Sur les rails, 2e édition. Par Jesse Boulette avec la collaboration de Stéphanie Béreau. Chenelière Éducation, 2017).

Le bassin du Vieux-Port de Montréal. Photo par Megan Jorgensen.

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