Histoire du Québec

Toponyme de Falaise

Toponyme de Falaise

Falaise, origine du nom et son utilisation au Québec

Après la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), la ville de Sillery, située dans le prolongement ouest de la Haute-Ville de Québec, vécut un développement urbain important.

Un entrepreneur nouvellement installé à Sillery y commença en 1948 l’aménagement d’un nouveau quartier, fondé sur les principes de l’urbanisme moderne et prévoyant la construction d’un grand confort. Situé dans la partie ouest de l’agglomération silleroise et juché sur le haut de la falaise qui s’étire depuis le cap Diamant à Québec, le secteur résidentiel naissant permettait à ses résidents de profiter d’un remarquable point de vue sur le fleuve Saint-Laurent et sur les hauteurs de Québec.

On le baptisa, à la demande de plusieurs vétérans du conflit mondial terminé en 1945, Parc-Falaise, en raison de sa situation topographique, mais surtout pour commémorer le nom de la ville française qui fut libérée par les troupes candiennes en 1944, pendant la fameuses bataille de Normandie.

Cinquante ans plus tard, en 1998, le secteur résidentiel de Parc-Falaise projette encore la même image de bien-être que l’on associe généralement à une paisible banlieue. La ville de Falaise, en France, est un chef-lieu de canton du département du Calvados, qui compte aujourd’hui quelque 8 500 habitants ; son nom désigne clairement le front rocheux sur lequel elle est située. La commune se trouve sur l’Anyte, à environ 55 km de la Manche et à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Caen. Lieu de résidence des ducs de Normandie, elle vity naître Guillaume le Conquérant (1027 ou 1028-1087), qui s’empara de l’Angleterre en 1066 et un devint roi.

Occupé alternativement par les Anglais et les Français, entre les XIIIe et XVe siècles, elle dut capituler en 1591 devant l’armée du roi Henri IV. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, Falaise, bâtie dans une région de collines, devint le point d’appui stratégique de la défense allemande après le débarquement des Allées sur les côtes du Calvados, le 6 juin 1944. Le maréchal Bernard Law Montgomery, commandant des forces terrestres alliées, ordonna alors à la première armée canadienne d’atteindre et de prendre Falaise, objectif priritaire, voire vital, pour la suite des opérations. L’attaque débuta le 14 août 1944 par un bref mais violent bombardement aérien, suivi de l’assaut des colonnes blindées. De nombreuses vies furent perdues, mais l’armée canadienne libéra définitivement Falaise, le 17 août. Cette victoire devait conduire à la libération de toute la Normandie et, finalement, à celle de la France.

Le toponyme Falaise, lié à la commune du Calvados, désigne auss, au Quéec, diverses voies urbaines, notamment à Trois-Rivières-Ouest, à Montréal et à Alma. Dans la partie septentrionale de la ville d’Alma, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, sur la rive nord de la Petite Décharge, on trouve également un parc Falaise

Cet espace vert fut ainsi nommé en mars 1969 afin de concrétiser le jumelage des villes d’Alma et de Falaise. La section d’Alma de l’Association Canada-Normandie avait d’abord lancé le projet de jumelage, qui fut adopté par les autorités municipales le 20 janvier 1969. Ce pacte d’amitié se voulait alors le meilleur moyen pour stimuler les échanges entre les deux communautés et souligner le caractère symbolique de Falaise pour de nobmreux Canadiens et Québécois. En effet, Falaise représentait, d’une part, le commencement de la libération de la France et, d’autre part, le rappel de la contribution remarquable des habitants de la Normandie au peuplement de la Nouvelle-France, En contrepartie, en 1972, une plaque portant l’inscription Résidence d’Alma était dévoilée devant un foyer de personnes âgées de Falaise.

Canton de Falaise

Le canton de Falaise, situé à une centaie de kilomètres au nord-est du réservoir Manicouagan, dans la Municipalité régionale de comté de Manicouagan, sur le territoire non habité Rivière-Mouchalagane, proclamé en 1965, est traversé du nord au sud par la rivière Moise dans sa partie est et, plus à l’ouest, du sud au nord par la rivière La Ronde. La première, frayant son chemin à 350 mètres d’altitude environ, s’encaisse dans une vallée atteignant 180 mètres de dénivellation par rapport aux sommets avoisinants, tandis que la seconde trace ses méandres capricieux sur un terrain monde, sillonné d’eskers et haut de 533 mètres. Ce nom de Falaise a été attribué en l’honneur de François de Gannes de Falaise (1677-1746) dont les allers et retours au Canada furent incessants. Arrivé à Québec en 1710 avec les officiers de Port-Royal, il est nommé capitaine à l’île Royale en Acadie (1714) et revient au Canada l’année suivante. Il occupe ensuite la fonction de major, en premier lieu à Trois-Rivières en 1727, puis à Montréal en 1728, avant d’être nommé lieutenant de roi à Trois-Rivières en 1733, puis à Montréal en 1728, avant d’être nommé lieutenant de roi à Trois-Rivières en 1733, puis à Montréal en 1743. Il avait été créé chevalier de Saint-Louis en 1718. En France, Falaise identifie un chef-lieu de canton du Calvados d’où provient ce personnage.

Nef Saint-Joseph

La nef de l’Oratoire Saint-Joseph. Photographie de GrandQuebec.com.

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