Toponyme de Villiers

Toponyme de Villiers au Québec, son histoire

Toponyme de Villiers. C’est pour honorer un valeureux militaire que l’on baptisa au Québec de son nom plusieurs endroits au début du XXe siècle.

Nommé en 1918, signalé comme une nouvelle désignation dans un document toponymique de 1921, le canton de Villiers s’étend à une trentaine de kilomètres au nord de la municipalité de Saint-Michel-des-Saints. On le localise à environ 90 kilomètres au sud-ouest de La Tuque. Le baignent de nombreux plans d’eau. Notamment le lac Villiers, le lac Nécessité et le lac Coulon. Tout comme plusieurs cours d’eau. Notamment la rivière Villiers et la rivière du Poste.

En fait, en plus d’un canton on voit un lac, une rivière et  quelques autres éléments topographiques au Québec qui portent cette dénomination. Par exemple, on a nommé Villiers trois voies de circulation, à Laval, à Joliette et à Longueuil.

On a choisi le toponyme de Villiers en souvenir de Louis Coulon. Mais aussi des autres membres de la famille, désigne trois vois de circulation, à Laval, Joliette et Longueuil.

*

En 1700, débarquait à Québec, un officier des troupes de la Marine de Louis XIV, membre de la noblesse de l’Île-de-France, Nicolas-Antoine Coulon de Villiers, sieur de Villiers-en-Arthies ou Villers-en-Arthies, petite localité aujourd’hui sise dans le département du Val-d’Oise, arrondissement de Pontoise, à quelques kilomètres à l’ouest d’Arthies et à environ 50 km au nord-ouest de Paris ; le nom du village vient d’un mot latin médiéval désignant un domaine ou un petit village.

Coulon de Villiers se maria quelques années plus tard avec Angélique Jarret de Verchères et eut de nombreux enfants, dont Louis, né à Verchères le 10 août 1710, qui, comme son père, embrassa la carrière des armes. Après avoir notamment servi dans la région des Grands-Lacs et en Louisiane, Louis Coulon de Villiers fut promu capitaine en 1753.

L’année suivante, époque de tensions franco-britanniques croissantes, annonçant la guerre de la Conquête (1756-1760), il fut dépêché dans le secteur de la vallée d’Ohio, où, le 26 juin, il apprit la mort de son frère, Joseph Coulon de Jumonville, tombé dans une embuscade tendue par des miliciens de Virginie commandés par George Washington. À sa demande, Villiers reçut le commandement de la troupe chargée de venger cette attaque déloyale. Le 3 juillet, les Canadiens et leurs alliés amérindiens rencontrèrent donc les Virginiens, retranchés dans une redoute en rondins, appelée Fort Necessity.

Après un combat de plusieurs heures, s’ensuivirent des négociations qui conduisirent à la capitulation du fort, puis au départ précipité des hommes du future président des États-Unis. Le marquis Duquesne, alors gouverneur général de la Nouvelle-France, félicita Coulon de Villiers auprès du ministre de la Marine, louant son courage et sa retenue face à l’ennemi. Villiers eut encore l’occasion de s’illustrer dans divers engagements, avant de mourir de la petite vérole, à Québec, le 2 novembre 1757.

Pour en apprendre plus :

Laisser un commentaire