Patronyme de Sérigny au Québec, son utilisation et son histoire
Toponyme de Sérigny au Québec : Joseph Le Moyne de Sérigny et de Loire, sixième fils de Charles Le Moyne, baron de Longueuil, et de Catherine Thierre, naquit à Montréal, connue alors sous le nom de Ville-Marie, le 22 juillet 1668. Entré dans la marine royale en 1686, Sérigny servit sur le navire de son frère, Pierre Le Moyne d’Iberville, en 1693. Puis il reçut, l’année suivante, le commandement de la frégate La Salamandre.
En mai 1694, les deux vaisseaux commandés par les frères Le Moyne quittèrent Rochefort, dans l’actuel département de la Charente-Maritime, pour Québec. À Québec, ils recrutèrent 110 Canadiens, puis prirent la route de la baie d’Hudson. Ils avaient alors la mission de déloger les Anglais des postes de traite. Les Anglais avaient en fait établi ceux-ci dans la région depuis quelques années.
La campagne couronnée de succès, les vaisseaux passèrent l’hiver au fort York, rebaptisé Bourbon. Sérigny dut cependant y retourner en 1696, le poste ayant été reconquis par l’adversaire. En 1697, le ministre de la Marine, Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain, lui confia une escadre destinée à d’Iberville, cantonné à Terre-Neuve.
De là, les deux frères mirent à nouveau le cap vers la baie d’Hudson pour y chasser les Anglais. Sérigny se retrouva en Louisiane en 1701, et dans les Antilles en 1706. Toujours en compagnie de son célèbre frère Pierre. C’est à cette époque qu’il perdit la faveur du ministre de la Marine pour avoir trempé dans une série d’activités frauduleuses.
Toponyme de Sérigny
Il la reprit toutefois, une dizaine d’années plus tard et put ainsi diriger quelques opérations militaires ou commerciales vers la Louisiane, colonie qu’il commanda avec un autre de ses frères, Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, de 1718 à 1720. Décoré de la croix de Saint-Louis, Sérigny revint de Rochefort où il avait acquis, une vingtaine d’années auparavant, la seigneurie de Loire, aujourd’hui commune de Loire-les-Marais.
En 1723, on le nomma gouverneur de Rochefort, importante cité portuaire, où il décéda le 12 septembre 1734. Sérigny, formé du nom de personne latin Serenius, avec le suffixe -acum, désigne aussi, en France, deux communes, dont celle de l’Orne, sise immédiatement à l’ouest de Bellême. Sur le territoire québécois, quelques entités toponymiques portent le nom de Sérigny, notamment un canton, un îlot, un lac et des rues dans les villes de Boucherville, Laval et Longueuil.
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Mais surtout son nom honore un cours d’eau important du Nord-du-Québec. C’est la rivière Sérigny. D’une longueur de quelque 190 km, la rivière Sérigny se déverse dans la rivière Caniapiscau. Elle termine son cours au nord du réservoir du même nord. C’est à environ 240 km au sud de la municipalité du village nordique de Kuujjuaq. On adopta ‘hydronyme Rivière Sérigny en 1958.
Sérigny en France
À 13 km au nord-est de la ville de La Rochelle, ancienne capitale de l’Aunis et actuelle préfecture de la Charente-Maritime, les touristes découvriront, à la lisière du Marais Poitevin, une petite commune appelée Andilly. Ils pourront y visiter une charmante église du XIIe siècle, ainsi que les ruines d’un prieuré et d’un château. S’ils se promènent dans la partie nord-est de la commune, ils atteindront peut-être Sérigny, lieu-dit que leur rappellera, surtout s’ils viennent du Québec, un membre de la célèbre famille Le Moyne, laquelle joua un rôle considérable dans le développement territorial et économique de la Nouvelle-France au tournant du XVIIe siècle.