Histoire du Québec

Le syndicalisme au Québec

Le syndicalisme au Québec

Chronique syndicale : Les syndicats auront-ils leurs propres émissions de télévision et plus…

Québec, le syndicalisme, à la manière de Real Caouette, ira-t-il rejoindre ses membres jusque chez eux, dans leur salon, grâce au petit écran ?

En se prononçant pour la création d’un fond d’éducation et d’information, le préposé à l’information au syndicat des Métallurgistes unis du Québec, M. Jean-Marc Carle, a déploré que les syndicats n’ont jamais été friands d’émissions payées par eux à la télévision.

« On se plaint du manque d’information. Nos efforts de communication n’aboutissent pas toujours aux média d’information, lesquels sont d’ailleurs quasi totalement sous le rôle de monopoles capitales.

« Des émissions commanditées de télévision constituent peut-être un des éléments de solution: rejoindre les syndiqués chez eux, dans leur foyer, par le petit écran. »

Une expérience intéressante

Dans le nord-ouest québécois, chaque samedi, les syndiqués ont leur propre émission de télévision.

« On admettra facilement, de déclarer M. Carle, que l’image du syndicalisme n’est pas ce qu’elle devrait être au Québec, Dans le nord-ouest québécois, le syndicalisme est de mieux en mieux compris, la participation devient de plus en plus importante, l’éducation civique est à la hausse. Les émissions de télévision ont grandement servi à permettre aux citoyens-syndiqués de prendre conscience de leurs problèmes, de leur milieu et de la nécessité de leur participation pour trouver des solutions aux questions qui les confrontent. »

Ce que M. Carle aimerait et que les Métallos auront à décider aujourd’hui, c’est étendre cette expérience â Montréal et à toutes les régions.

« Nous proposons un projet important: que les Métallos aient des émissions de télévision à Montréal et dans toute la province. Les dirigeants des syndicats locaux et les membres seront appelés à participer à la préparation des émissions et aux émissions elles-mêmes.

Il faut bien se rendre compte que les syndiqués ont des choses à dire et que les sujets ne manquent pas. »

Une expérience pilote

Le projet veut que les syndiqués — dans leurs régions — soient les propriétaires de leurs émissions.

Les émissions télévisées pourraient desservir les membres dans toutes les régions du Québec: Montréal (canal 10), Québec, Sherbrooke (canal 7), Trois-Rivières (canal 13), nord-ouest québécois (canal 4 — l’expérience est en marche), Côte-Nord et Côte-Sud (par Matane) et Chibougameau (par Jonquière-Chicoutimi).

M. Carle a conclu son plaidoyer en disant que « le syndicat des Métallos a un passé rempli d’initiatives. Il peut encore une fois prendre les devants dans un domaine de pointe, celui de l’information, un domaine qui ne laisse pas un seul syndiqué indifférent! »

Et de conclure que grâce à une expérience-pilote comme celle de l’information télévisée, le syndicalisme pourra démontrer qu’il peut améliorer le sort de ses membres, de leur famille, de leurs enfants et de leur milieu en général.

Les Teamsters demandent leur réintégration à la FTQ

Québec – Le Syndicat international des routiers (Teamsters) banni du mouvement ouvrier canadien il y a une dizaine d’années pour maraudage, sera peut-être réintégré, du moins à l’intérieur du mouvement syndical québécois.

La Fédération des travailleurs du Québec a devant elle une demande officielle de réintégration des 12,000 membres de l’Union internationale des Teamsters au Québec.

L’on s’attend à ce qui la discussion se tienne sur ce sujet fort animée. L’on sait que les États-Unis également, le syndicat international que dirige James Hoffa est banni du mouvement syndical officiel.

La FTQ désapprouve les propos du président du Comité d’action politique de Montréal

Québec — La bisbille est prise à la Fédération des travailleurs du Québec entre le Conseil provincial des métiers de la construction et le président québécois de la Fraternité internationale des électriciens, M. Henri Gagnon, lequel est également président du Comité d’action politique du Conseil du travail de Montréal.

Vendredi soir, M. Gagnon, dans une déclaration sur l’avant-projet de loi sur le régime de rentes dans l’industrie de la construction, a déclaré qu’il s’agissait d un vol de $.50 millions et que les ouvriers du bâtiment prendront les moyens pour sauver leurs millions.

Le président de la FTQ, M. Louis Laberge, qui assiste au premier congrès du Conseil provincial des métiers de la construction (FTQ), a déclaré que sa centrale est en net désaccord avec les propos de M. Gagnon et que des moyens seront pris pour qu’il ne répète plus semblable déclaration.

M. Laberge a déclaré que le projet présente par le sous-ministre Jean-Paul Savard, au nom du ministère du travail, n’était qu’un avant-projet de loi et que si l’on consultait la FTQ, c’est justement pour ne pas la placer devant un fait accompli.

En conséquence, estime-t-il, ce n’est pas en accusant le gouvernement de faire le jeu de la CSN que l’on va favoriser le processus de consultations qui commence à s’implanter, ni en rendant publics des projets ou des avants-projets confidentiels.

M. Laberge, au nom de sa centrale syndicale, se dissocie donc complètement de la déclaration de M. Gagnon, qui accusait « la pieuse et révolutionnaire CSN de s’acoquiner avec le gouvernement dans la plus vaste fraude anti-syndicale jamais vue ».

Les Teamsters contredisent Camille Archambault

Selon le Conseil conjoint des Teamsters, M. Camille Archambault, négociateur en chef du groupe de 30 compagnies de transport urbain membres de l’Association du camionnage du Québec, déforme la vérité lorsqu’il déclare que la société Saint-Aubin Parcel Delevery est tombée en faillite a la suite des « méfaits » survenus au cours de la grève.

Dans une lettre remise à LA PRESSE, le Conseil, par la voix de son directeur des relations publiques, M. Roger H. de Ginet, souligne que la société Saint-Aubin Parcel Delivery s’est déclarée en faillite le 29 octobre dernier (et la grève avait débuté le 10 octobre), accusant un passif de $17,701.94 affectant 45 créanciers, dont le local 931 des Teamsters.

« M. Archambault ne peut nier qu’il était parfaitement au courant de ces faits. Toutes ses autres déclarations doivent être jugées en conséquence. »

En conclusion, souligne la lettre, la partie syndicale réaffirme sa confiance totale au conciliateur provincial. M. Yvan Blain, a qui elle a adressé copie des lettres aux négociateurs du groupe « Tetley » et de celui de l’Association, afin de rédiger en sa présence le texte de la convention générale en comparant les notes de toutes les parties aux tables de négociation.

Les oeuvres de construction. Photo de GrandQuebec.com.
Les oeuvres de construction. Photo de GrandQuebec.com.

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