Histoire du Québec

Symptômes de la grippe espagnole

Symptômes de la grippe espagnole

Symptômes de la grippe espagnole et conseils du Bureau d’hygiène

La maladie de la grippe qui exerce ses ravages au milieu de nous ressembe à un rhume très contagieux, accompagné de fièvre, de migraine, de douleurs par tout le coprs et d’un abattement général. Parfois la maladie dure un peu et parfois elle dégénère en pneumonie ou en méningite aigue. L’épidémie qui fait rage est l’ancienne influenza, M. J.D. Robertson, du bureau d’hygiène fédéral aux États-Unis déclare que la grippe espagnole n’origine pas nécessairement d’Espagne.

Il est difficile d’en reconnaître les symptomes pour un cas isolé. À l’état épidémique, ses prdromes sont frappants. Elle commence toux dans froids ou pluvieux, des frissons, une dépression générale; quelques malades ont des vomissements. Malgré la haute température, le pouls est comparativement lent. En cas de ces symptômes externes, l’exament du sang conduit le médecin à la certitude de la grippe espagnole chez son patient. Les globules sont en nombre plus grand ou moindre qu’à l’état normal.

En général, la fièvre dure trois ou quatre jours. De soi, la grippe espagnole n’est pas mortelle. Mais les complications qu’elle provoque mènent à la mort.

Les bactériologistes qui ont étudié cette maladie ont découvert un germe de forme allongée appelé, bacile de Pfeiffer. Chez d’autres malades, on découvre le microbe de la pneumonie. Qu’elle qu’en soit la cause génératrice, l’influenza se distribue de personne à personne, par le mucus, et la salive.
La personne atteinte doit s’aliter. Avec elle personne ne doit coucher. Se plaint-elle de migraine, qu’on lui donne de l’eau froide. La garde-malade renouvellera souvent les linges froids sur la tête du malade. L’on doit se méfier des remèdes vrevetés et s’en tenir aux prescriptions médicales. Il est bon que le patient porte un masque de mousseline.

Comment éviter d’être grippé? L’on doit se priver d’aller dans les endroits publics, où la respiration cutanée et la salive sont des sources de propagation. La vie doit être régu;oère au point de vue alimentaire sans travail. La marche en plein air est une bonne cure.
Alcool et la grippe

Opportunes remarques de l’Action Catholique :

Le vieux monstre alcool croit trouver dans la grippe une occasion bonne pour relever la tête. «Ah si vous aviez comme au bon vieux temps du scotch, du whisky ou du rhum, » souffle-t-il à l’Oreille de tous ceux qui regrettent, même inconsciemment ce bon vieux temps où l’acool était roi et maître et « brûlait » au besoin toutes les maladies « cette vilane grippe n’en mènerait pas large »!

Le sinistre hypocrite !

« !u’en demande donc à n’importe quel médecin sérieux si l’alcoolisme est un préventif de la grippe. La vérité est qu’elle n’a pas de meilleur allié et qu’un alcoolique atteint de cette maladie est presque fatalement voué à la mort.

Aussi, beaucoup se demandent pourquoi, après avoir fermé les écoles, les théâtres.;es salles de lecture de conférences, on ne femerait pas ces établissements qui, sous le couvert d’hôtels de tempérance, distribuent des bières plus ou moins cpiteuses, quans ce n’est pas du scotch authentique. Y a-t-il endroits plus antihygiéniques, où l’on s’entasse dans une promiscuité, plus dangeruese, où les ustensiles rincés dans un eau louche sont pluujets à caution où l’on crache, où l’on basve, où l’on… fait ce que vous savez!

À quand la fermeture des débits? La chose est d’autant plus urgente que les gens vont s’u entasser maintenant que les théâtres et les autres lieux de réunion sont interdits au public.

Conseils du Bureau d’hygiène

Le plus grand danger de la grippe actuelle n’est pas celui d’en être atteint, mais c’est de ne pas savoir comment s’en défendre.

Presque tous les cas graves ou mortels se rencontrent chez ceux qui s’en moquent, qui ne veulent pas arrêter et plus particulièrement chez ceux qui ne prennent pas le temps de se bien guérir.

Les personnes sans résistance, déjà affaiblies par des maladies antérieures, souffrant dans quelques-uns de leurs organes, surtout du côté des voies respiratoires, ne sauraient être trop prudentes.

Si tous ceux qui en son atteints avaient le bon esprit d’arrêter tout de suite et de garder la chambre jusqu’à guérison complète, tout en suivant un traitement judicieux, il est certain que le nombre de victimes de cette maladie, espagnole ou non, serait réduit à un minimum étonnant.

C’est dans le but de rendre service aux familles qui n’ont pas la bonne furtune de toujours avoir un médecin à leurs côtés que le bureau de Santé croit bon et utile de leur donner les conseils qui suivent :

  1. Isoler le malade dans une chambre bien éclairée et aérée.
  2. Pour les cas graes surtout, il faudra limiter les visites aux personnes indispensables au malade.
  3. Le malade ne devrait jamais quitter la chambre tant que la fièvre, la toux et les sécrétions du nez et de la gorge ne seront pas disparus.
  4. Se servir de préférence de papier ou de chiffons pour recuiellir les crachats ou autre sécrétions pour les jeter au feu tout aussitôt.
  5. Un des moyens les plus efficaces de se garantir contre la maladie, c’est d’éviter tous les excès dans le boire et le manger, de tenir ses intestins libres, de se protéger contre les refroidissements, les fatigues et les veilles prolongées.
  6. En d’autres termes, cette grippe, comme toutes les maladies du reste, se développera de préférence sur un terrain mal préparé.
  7. Les gargarismes, les vaporisations du nez et de la gorge sont d’excellents moyens de protéger très efficacement tous ceux qui vivent au contact d’une grippe quelconque.
  8. Les malades, une fois guéris ne devraient dans aucun cas reprendre leurs occupations sans consulter leur médecin.
  9. Tous ceux qui sont exposés à la contagion, ne devraient pas fréquenter les églises, les théâtres, les écoles ou tout autre lieu de rassemblement et se priver de toute relation sociale inutile.
  10. Dans un temps d’épidémie comme celui qui nous traversons, le plus sage est de ne pas se mêler au public, dès qu’on se sent moins bien et de consulter un médecin sans retard. Ceci est vrai surtout pour ceux qui fréquentent les écoles.
  11. Au moindre signe de toute indisposition qui n’est pas ordinaire, il faudra garder les enfants à la maison, vider leurs intestins et les mettre à la diète.
  12. Durant tout le cours de la maladie et après guérison tous les objets qui ont servi au malade devront être traités par l’eau bouillante ou la formaline selon leur nature.
  13. Après la maladie les chambres dervont être très bien aérées durant deux jours avec fenêtres largement ouvertes.
  14. Les planchers seront lavés ou à défaut balayés avec du bran de scie bien imbibé d’une solution de bichlurure ou autre désinfectant approprié. Pour être plus complet on essuiera les boiseries et les meubles avec la même solution.
  15. Le Bureau de Santé compte tout particulièrement sur la bonne volonté des médecins pour lui déclarer au moins tous les cas offrant quelque gravité. Ceux des médecins qui auraient épuisé leur livret de déclatation n’ont qu’à téléphoner au bireau 967.
  16. Nous comptons également que toutes les maisons d’éducation vont se faire un devoir strict de nous tenir au courant des absences d’élèves au moyen des enveloppes affranchies que nous leur avon adressées.

Si chacun veut y mettre un peu de bonne volonté, les résultats seront surprenants.

Dr. C.-R. Paquin, médecin municipal.

(Journal La Vérité, Québecm samédi, 12 octobre 1918).

Édifice des commissaires

Édifice des Commissaires. Photographie de GrandQuebec.com

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