La société du Bas-Canada à la veille des rébellions
Société à la veille des rébellions : La montée des tensions publiques sociales provoque diverses réactions dans la société de Bas-Canada.
L’appel au calme de Louis-Joseph Papineau : le 15 mai 1837, Papineau demande à ses partisans de combattre le Royaume-Uni en boycottant les produits britanniques plutôt qu’en prenant les armes.
Les diverses réactions face aux rébellions des Patriotes dans le Bas-Canada
La bourgeoisie d’affaires britannique : Elle souhaite écraser les rebelles, dont les idées mettent en danger ses intérêts politiques et économiques. Plusieurs marchands font pression sur les autorités britanniques pour qu’ils fassent intervenir l’armée et mettent fin aux revendications des Patriotes.
La bourgeoisie professionnelle canadienne : Cette bourgeoisie approuve les revendications des Patriotes, mais elle est divisée sur les moyens d’actions à utiliser. une bonne partie redoute qu’une lutte armée n’ait pas un appui suffisant de la population, déjà durement frappée par les épidémies et la crise agricole. La majorité des députés du Parti patriote est issue de cette bourgeoisie.
Le clergé catholique : Il s’oppose aux revendications et aux idées libérales du Parti patriote. En 1837 et en 1838, Monseigneur Jean-Jacques Lartigue, premier évêque de Montréal, incite la population à ne soutenir, ni les réformistes, ni les révolutionnaires, et à respecter l’autorité de la Couronne britannique.
Les seigneurs canadiens : La plupart d’entre eux s’opposent aux rébellions, car les idées libérales des Patriotes remettent en cause non seulement le régime seigneurial, mais aussi leurs droits. Les rebelles considèrent que les seigneurs oppriment les censitaires.
Les classes populaires canadiennes : Elles appuient les Patriotes, en particulier dans les seigneuries. Toutefois, quelques milliers d’habitants seulement sont prêts à prendre les armes.
Les classes populaires d’origine britannique : Ils s’opposent aux revendications des Patriotes, car elles sont très attachées au Royaume-Uni.
Notes
Commotion : Grand choc.
Patriotes : Au Bas-Canada, personnes qui mènent une lutte politique ou armée pour défendre les intérêts de la population canadienne.
Modéré : Qui est éloigné de toute forme d’excès, sans opinion extrêmes.
Radical : Qui va à l’extrême, jusqu’au bout peu importe les conséquences.
Mandat d’arrêt : Ordre d’arrêter quelqu’un.
Rébellion : Révolte, soulèvement. En 1837 et en 1838, affrontements armés entre les autorités britanniques et une partie de la population du Bas-Canada et du Haut-Canada.
Insurgé : Personne rebelle, révoltée.


Pour en apprendre plus :
- Appartenance nationale québécoise
- Rébellions armées de 1837 – 1838
- Organisation de la société au Bas-Canada
Source : Le Québec en deux temps. Par Virginie Krysztofiak, Paul Ste-Marie, Raymond Duchesne, Geneviève Goulet. Éditions Pearson, 1989.