Histoire du Québec

La société québécoise vers 1980

La société québécoise vers 1980

Les différents aspects de la société québécoise vers 1980

Vers 1980, le Québec est une démocratie et une société ouverte sur le monde. La population du Québec compte alors environ 6,5 millions d’habitants, dont la majorité est francophone. À cette époque, l’arrive de nouveaux immigrants modifie graduellement la composition de la population du Québec.

Vers 1980, plus de 75 % des Québécois vivent en ville. Les villes prennent de l’expansion grâce, entre autres, au développement du réseau routier. Sur le plan politique, la province est dirigée par un gouvernement composé de députés élus par la population. Mais rappelons-nous que cette époque a été marquée par les événements des années 1960 et 1970, c’est-à-dire, par la Révolution tranquille qui a débuté après l’élection du Parti libéral dirigé par Jean Lesage en 1960, par l’élection du Parti libéral dirigé par Robert Bourassa, dix ans plus tard, par la construction du complexe hydro-électrique de la Baie-James qui commence en 1973, l’élection du Partie québécois dirigé par René Lévesque en 1976, l’adoption de la Charte de la langue française, en 1977, par l’adoption de la Loi sur la protection du territoire agricole, en 1878, par le Référendum sur la souveraineté-association, en 1980.

La population et le territoire vers 1980

Vers 1980, la population du Québec vieillit et les naissances sont moins nombreuses. C’est pourquoi le Québec ouvre ses ports à l’immigration. L’arrivée de nombreux immigrants contribue à la diversification de sa population. À la même époque, la construction de routes et d’autoroutes favorise le développement des banlieues. Désormais, la majorité des Québécois vivent en milieu urbain.

La population

Dans les années 1980, le nombre de naissances est en baisse au Québec. En effet, les familles québécoises ont en moyenne 1,6 enfant. Le nombre de naissances est trop faible pour permettre la croissance de la population. De plus, la population est vieillissante. Cela signifie que la proportion de la population qui a moins de 14 ans diminue, alors que celle qui a plus de 65 ans augmente.

L’immigration au Québec

Dans les années 1980, la population québécoise représente 26 % de la population canadienne. La proportion de Québécois francophones diminue peu à peu au pays, entre autres à cause du faible taux de natalité Pour éviter que le nombre de francophones diminue davantage, le gouvernement du Québec se tourne vers l’immigration. Avec l’arrivée de personnes d’origines et de cultures différentes, la population du Québec se diversifie.

La majorité des immigrants s’installent dans la région de Montréal. Certaines communautés se forment, ce qui entraîne la création de quartiers ethniques (le quartier chinois et d’autres). Au début des années 1980, près du quart de la population de Montréal est d’une origine ethnique autre que française ou britannique. Les nouveaux citoyens s’intègrent à leur société d’accueil. Ils participent également au développement économique de la province.

Au Québec, la population n’est pas répartie de façon égale sur le territoire. La plupart des habitants vivent dans la région physiographique des Basses-terres du Saint-Laurent, dans le sud de la province. De plus, la population vit surtout dans les villes ou près d’elles. En raison du climat, le territoire du nord du Québec est moins propice à l’établissement de villes et de villages. Plusieurs communautés autochtones y sont installées.

Dans le nord du Québec, la densité de la population est beaucoup plus faible. On y trouve plusieurs communautés autochtones. Elles sont réparties dans 10 nations amérindiennes et une nation inuite.

Le développement des villes et des banlieues

Vers 1900, la majorité des Québécois habitent à la campagne. En 1981, 78 % des Québécois vivent en milieu urbain.

Grâce au développement du réseau routier, les gens peuvent habiter plus loin de leur lieu de travail. Des banlieues sont donc construites aux limites des grandes villes. Elles offrent différents services : espaces verts, piscines et parcs municipaux, centres commerciaux, etc. De plus, les terrains sont plus grands qu’en ville et le prix des maisons y est moins élevé.

Les zones agricoles

Au cours des années 1970, avec l’expansion des villes et des banlieues, de nouveaux espaces résidentiels, industriels et commerciaux sont créées. Ces espaces empiètent sur les terres agricoles. L’étalement urbain menace alors l’avenir de l’agriculture. En 1978, le Parti québécois dirigé par René Lévesque fait adopter la Loi sur la protection du territoire agricole. Cette loi divise le territoire du Québec en différentes zones. Certaines zones dites « vertes » sont réservées à l’agriculture. La construction d’habitations, d’industries ou de commerces y est interdite.

La disparition des terres agricoles

Aujourd’hui, les terres agricoles n’occupent que 2 % du territoire québécois. Le Québec importe d’ailleurs de plus en plus de produits agricoles de l’extérieur. En 1980, 85% de la nourriture consommée par les Québécois était produite ici. Aujourd’hui, le milieu agricole québécois ne produit que 33% de notre alimentation.

Les langues et les religions au Québec vers 1980

Dans les années 1980, la majorité des Québécois parlent français. De plus, la religion catholique occupe une place moins importante qu’autrefois.

Le français : langue de la majorité

Vers 1980 , les principales langues parlées au Québec sont le français et l’anglais. Plus de 80 % des Québécois parlent français. L’anglais est très utilisé dans certains domaines comme le commerce et les affaires, même s’il est parlé par une minorité.

En plus du français et de l’anglais, plusieurs autres langues sont parlées dans la région de Montréal. Cette diversité est liée à l’arrivée d’immigrants de nombreuses origines différentes.

La protection du français

Dans les années 1970, le français perd du terrain, en particulier à Montréal. La plupart des immigrants choisissent d’apprendre l’anglais et envoient leurs enfants dans des écoles anglaises.

En 1974, le Parti libéral dirigé par Robert Bourassa fait adopter la Loi sur la langue officielle, connue sous le nom de loi 22. Cette loi fait du français la seule langue officielle du Québec. À partir de ce moment, seuls les enfants qui ont une bonne connaissance de l’anglais peuvent aller à l’école anglaise.

En 1977, le Parti québécois dirigé par René Lévesque fait adopter la Charte de la langue française, mieux connue sous le nom de loi 101. Cette loi définit les droits linguistiques de la population du Québec.

Robert Bourassa

Avocat, économiste et homme politique, Robert Bourassa est élu député pour le Parti libéral du Québec en 1966. Quatre ans plus tard, il succède à Jean Lesage à la tête du parti. Il remporte les élections de 1970 et devient, à l’âge de 36 ans, le plus jeune premier ministre de l’histoire du Québec. En 1976, Bourassa quitte la politique. De retour au pouvoir en 1985, il gouverne la province jusqu’en 1994.

La Charte de la langue française, ou loi 101

Grâce à la Charte de la langue français, adoptée en 1977, le français devient la langue du travail, de l’enseignement, du commerce et des communications au Québec. Les enfants des immigrants doivent fréquenter l’école française. Les commerçants doivent utiliser le français dans l’affichage publié. De nombreux individus et groupes, dont des membres de diverses communautés linguistiques, s’opposent alors à la loi 101. Ils prétendent que la loi va à l’encontre de leurs droits et libertés.

Les religions au Québec vers 1980

Jusque dans les années 1960, la religion catholique tient une grande place dans la vie des Québécois. Les gens sont nombreux à fréquenter les églises. Cependant, à partir de la Révolution tranquille, la religion occupe une place de moins en moins importante.

Vers 1980, même si environ 88% des Québécois se déclarent catholiques, beaucoup ne pratiquent plus cette religion. Plusieurs églises ferment leurs portes. Certains sont transformées en musées, en bibliothèques ou en salles de spectacle. À la même époque, on observe une plus grande diversité religieuse au Québec. Cette situation s’explique par l’arrivée d’immigrants de diverses cultures. Vers 1980, le protestantisme est la deuxième religion la plus pratiquée. L’orthodoxie, le judaïsme, le bouddhisme et l’islam sont parmi les autres religions aussi pratiquées.

La religion à l’école

Vers 1980, on donne des cours d’enseignement religieux dans les écoles. Au secondaire, un cours d’enseignement moral et offert aux élèves qui refusent l’enseignement religieux. En 2008, le ministère de l’Éducation remplace ce programme par un cours d’éthique et de culture religieuse. Le cours port, entre autres sur l’histoire des diverses religions du monde.

(Sur les rails, 2e édition, cahier d’apprentissage, par Jesse Boulette, avec la collaboration de Stéphanie Béreau, 2017).

« Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste. » (Cléanthe, philosophe grec stoïcien, né en 330 av. J.-C. et mort en 232 avant J.-C). Image : © Megan Jorgensen.
« Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste. » (Cléanthe, philosophe grec stoïcien, né en 330 av. J.-C. et mort en 232 avant J.-C). Image : © Megan Jorgensen.

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