Préhistoire de la région de Sherbrooke

 Préhistoire géologique de la région de Sherbrooke

Histoire géologique de Sherbrooke : Façonné par les éléments au cours des millions d’années de son histoire géologique, le site de Sherbrooke prit son visage actuel il y a huit à dix ans, au terme de la dernière déglaciation. Ses colline arrondies et ses plateaux, la gorge de la rivière Magog et le confluent avec la rivière Saint-François, tout ce paysage concourait à lui donner une personnalité qui retint l’attention des groupes amérindiens au cours de leur voyage de chasse et de pêche.

Durant les siècles récents, le portage qu’imposaient les chutes de la Magog fit du confluent des Fourches en lieu de séjour ou en pont stratégique tant pour les Mohawks ou les Abénakis que pour les Français, les Anglais et les habitants de la Nouvelle-Angleterre. L’ouverture au peuplement et à la colonisation de la région des Eastern Townships à partir de 1792 changea évidemment son destin.

En une vingtaine d’années, deux événements majeurs établirent la double vocation industrielle et administrative de Sherbrooke. En 1802 d’abord, des Américains du Vermont, déjà installés depuis quelques années dans le sud du canton Ascot, furent les premières à capter l’énergie hydraulique des chutes de la Magog en y installant des moulins.

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Ensuite, en 1823, grâce à l’intervention efficace mais intéressée des Britanniques, Sherbrooke acquit le statut de chef-lieu d’un district judiciaire. En passant rapidement du rang de hameau industriel à celui d’un important village administratif, Sherbrooke devenait ainsi, non tant par sa taille que par ses fonctions, le point le plus important de la région. On comprend que c’est à cet endroit qu’en 1834, une compagnie foncière anglaise, créée pour faciliter l’installation des immigrants britanniques dans les Cantons-de-l’Est décida d’installer le centre de ses opérations.

C’est sans doute en 1802, qui le site du confluent des rivières Magog et Saint-François fit l’objet d’une occupation permanente par des Américains venus de la Nouvelle-Angleterre. Ils y établirent des moulins et quelques ateliers d’artisans. Cet endroit propice à l’installation de barrages et à l’installation de l’énergie hydraulique, n’offrait que des terre médiocres. Aussi ne fut-il pas convoité immédiatement par les pionniers de township Ascot qui commencèrent plutôt à défricher le sud du canton. près de Milby et de Capelton, des 1793.

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Mais avant d’abriter un hameau, puis en village en enfin une ville. le confluant connut une histoire géologique de plusieurs centaines de millions d’années. Après que la dernière glaciation eut définitivement façonné son paysage actuel de collines et de rivières, des populations amérindiennes fréquentèrent ses rives pendant quelques millénaires, comme nous le rappellent les fouilles archéologiques pratiquées dans la région.

Enfin, dans les deux siècles qui précédèrent le début de son histoire comme ville, le site de Sherbrooke, appelé Fourches de la Saint-François, vit passer à chaque saison des familles mohawks, puis àbénakis dans leur voyage de trappe, de chasse et de pêche. Le bruit des guerres coloniales entre la Nouvelle- Entre et la Nouvelle-France y retentit plusieurs fois ainsi que les paroles plus pacifiques, des premiers voyageurs et arpenteurs blancs.

Source : Histoire de Sherbrooke. Par Jean-Pierre-Kesterman. Tome 1 : de l’âge de l’eau à l’ère de la vapeur. 2000. Collection Patrimoine.

Voir aussi :

pin solitaire
Le rocher au Pin solitaire et la rivière Saint-François vers 1913. Juste en aval du confluent des Fourches, ce site évoque le passé amérindien de Sherbrooke. Le pin fut déraciné par la tempête en 1913. Une croix lumineuse érigée sur le rocher en 1934 lors du quatrième centenaire de l’arrivée de Jacques Cartier au Canada. Fonds Charles-Joseph Roy. Collection SHS.

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