Histoire du Québec

Pandémie de la grippe : Précautions dans les églises

Pandémie de la grippe : Précautions dans les églises

Pandémie de la grippe espagnole : communiqué aux catholiques du diocèse de Montréal

Règlements établis par Mgr l’archevêque pour le temps de l’épidémie. – Des messes basses seulement. – Réunions suspendues. – Prudence et hygiène.

Recourons à la prière !

Mgr l’archevêque adresse le communiqué suivant « aux catholiques de Montréal et du diocèse » :

Règlements pour le temps de l’épidémie

Il est de notre devoir de travailler, de concert avec l’autorité civile, à enrayer et prévenir parmi nous l’épidémie qui menace de s’étendre et a déjà fait de nombreuses victimes. En conséquence, nous réglons ce qui suit :

Avant tout, recourons à la prière. Supplions le Seigneur d’épargner notre cité et notre pays. Recourons à la Vierge Marie, Notre-Dame-de-Bon-Secours, et disons fidèlement le chapelet à cette intention. Pendant quinze jours, quand la rubrique le permettra, en outre de l’oraison commandée pour la paix, les prêtres diront l’oraison propre aux temps d’affliction, la treizième parmi les oraisons diverses du Missel, et qui a pour titre « Pro quacumque tribulations. »

  1. Tant que l’épidémie n’aura pas disparu, on ne dira, le dimanche, que des messes basses. On omettra les sermons, et entre chaque messe, on aura le soin de bien aérer l’église.
  2. Les réunions de congrégations seront suspendues.
  3. Ceux qui auront quelque cas de maladie dans leur maison sont dispensé d’assister aux offices religieux.
  4. Tous se feront un devoir de se conformer aux mesures de prudence prises par le Bureau d’hygiène.
  5. Ces règlements qui regardent la ville de Montréal s’appliquent à toutes les paroisses du diocèse où l’épidémie a fait ou fera son apparition.

Paul, archevêque de Montréal. 8 octobre 1918.

Dans les églises

Au cours de la discussion, le docteur Boucher a annoncé qu’il ferait distribuer 100,000 circulaires afin de renseigner le public sur les précautions à prendre pour enrayer l’épidémie.

L’abbé Gauthier, curé de Saint-Jacques, a suggéré de réduire le nombre de messes, et qu’il ne soit dites, le dimanche, que des messes basses, sans prédication. Ces messes ne devant durer qu’une demi-heure, et, entre chacune d’elles, l’église devra être bien aérée. Il suggère également qu’il n’y ait pas de cérémonies religieuses dans l’après-midi ou dans la soirée. De plus, l’abbé Gauthier a dit qu’il demanderait aux fidèles de ne pas venir à l’église s’il y avait le moindre cas de maladie chez eux.

M.Décary a déclaré que c’était son intention de demander aux autorités du bureau de l’immigration de faire subir un examen médical de tout citoyen venant des États-Unis. Aussitôt après que la résolution concernant la fermeture des endroits publics fut adoptée, instruction fut donnée à la police d’avertir les propriétaires de théâtres.

C’est en vertu du règlement 105 que la ville a ce pouvoir extraordinaire d’user de ces mesures pour enrayer le fléau.

(Ces règlements ont été publiés à Montréal en pleine épidémie de la grippe espagnole, le 8 octobre 1918).

Witold et Jacek Gluch (Pologne. Crèche cracovienne, inspirée de l'église Notre-Dame de Cracovie, Pologne. 1998. Métal, aluminium et carton. Musée de l'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal. Don de la Fondation socio-culturelle polonaise du Québec en l'honneur du 20e anniversaire du pontificat du Pape Saint Jean Paul II. Photo de Megan Jorgensen.
Witold et Jacek Gluch (Pologne. Crèche cracovienne, inspirée de l’église Notre-Dame de Cracovie, Pologne. 1998. Métal, aluminium et carton. Musée de l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal. Don de la Fondation socio-culturelle polonaise du Québec en l’honneur du 20e anniversaire du pontificat du Pape Saint Jean Paul II. Photo de Megan Jorgensen.

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