Nation québécoise et débats de société au Québec, aujourd’hui
Nation québécoise : En tant que membre de la fédération canadienne, le Québec est défini politiquement par la Constitution du Canada. Son statut politique est celui de province.
Le débat sur le statut politique du Québec
La constitution du Canada accorde au Québec les mêmes pouvoirs qu’aux neuf autres provinces de la fédération canadienne. Cependant, plusieurs acteurs sociaux et politiques jugent ces pouvoirs insuffisants. Selon eux, le gouvernement du Québec doit disposer d’une plus grande autonomie politique, autrement dit de pouvoirs plus importants, pour assurer le développement social et économique de la société québécoise.
Certains de ces acteurs considèrent que les politiques canadiennes ne tiennent pas compte des caractéristiques particulières de la société québécoise, par exemple, ses valeurs, sa culture sa langue et ses institutions. À leurs yeux, ces caractéristiques c’est caractéristique autorisent le Québec à revendiquer plus de pouvoirs et à se faire reconnaître comme nation. Depuis plusieurs années, surtout à partir des années 1960, ces questions donnent lieu à un important débat de société, dans la province et ailleurs au Canada.
Le débat sur le statut politique du Québec concerne de nombreux acteurs, entre autres les premiers ministres, les députés, les gouvernements provinciaux et fédéral, les diverses partis politiques, les groupes d’influence et, bien sûr, les citoyens. Les positions de ces intervenants reposent à la fois sur leur conception de la nation ainsi que sur les valeurs et les intérêts qu’ils défendent.
Les principales positions politiques
Les divers points de vue sur leur statut de politique du Québec peuvent être regroupés selon trois positions principales : le fédéralisme, le souverainisme et l’autonomisme.
Le fédéralisme
Les fédéralistes considèrent que le Québec doit demeurer une province dans la fédération canadienne. Ils s’opposent à ce que le Québec devienne un État souverain. Il existe plusieurs positions fédéralistes. En voici quelques exemples.
Le fédéralisme symétrique. Les partisans de ce système désirent pour toutes les provinces le même statut politique et les mêmes pouvoirs.
Le fédéralisme asymétrique. Les partisans de ce système veulent des pouvoirs particuliers pour chacune des provinces, selon ses besoins et ses caractéristiques.
Le fédéralisme renouvelé. Les partisans de ce système souhaitent que la Constitution du Canada soit modifiée. Ils veulent que certains pouvoirs des provinces et du gouvernement fédéral soient redéfinis. Cela afin de satisfaire les revendications des provinces, dont celles du Québec.
Le souverainisme
Les souverainistes considèrent que le Québec doit modifier son statut politique. Ils souhaitent que le Québec devienne un état souverain doté de sa propre Constitution. Il existe plusieurs positions souverainistes. En voici deux exemples.
Le souverainisme modéré : les partisans de ce système désirent que le Québec devienne en État souverain tout en gardant une association politique et économique avec le Canada.
Le souverainisme radical ou indépendantisme : les partisans de ce système veulent que le Québec devienne en État souverain, complètement indépendant du Canada.
L’élection du Parti québécois dirigé par René Lévesque a eu lieu en 1976. Entre 1966 et 2003, le Parti québécois est porté quatre fois au pouvoir par la population québécoise.
L’autonomisme et la nation québécoise
Les autonomistes estiment que le Québec doit obtenir tous les pouvoirs nécessaires à son développement social et économique, tout en restant membre de la fédération canadienne.
Source de du texte : Le Québec en deux temps. Par Virginie Krysztofiak, Paul Ste-Marie, Raymond Duchesne, Geneviève Goulet. Éditions Pearson, 1989.
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