Victoire du Parti québécois et l’attentat meurtrier contre Pauline Marois, la chef péquiste
4 septembre 2012 : L’attentat contre Pauline Marois lors du discours de victoire de la chef péquiste. Le Parti québécois a gagné les élections et aura 54 députés à l’Assemblée nationale contre 50 pour le Parti libéral, 19 pour la Coalition avenir Québec et deux pour Québec solidaire. Pauline Marois réalise son rêve d’écrire une page d’histoire et d’accéder au poste de première ministre du Québec. Le Parti québécois n’a toutefois pas remporté la majorité absolue.
« Ce soir, une autre page s’ouvre dans l’histoire de notre peuple. Pour la première fois, le gouvernement du Québec sera dirigé par une femme. Je suis très émue d’être la première à qui incombe cette responsabilité », a dit Mme Marois à la foule de centaines de partisans venus l’acclamer au Métropolis. Elle a salué le travail accompli par Jean Charest, la performance de François Legault et l’arrivée de Françoise David à l’Assemblée nationale. « Les Québécois ont fait leur choix, nous allons respecter ce choix en gouvernant avec tous les élus de l’Assemblée nationale », a-t-elle ajouté. La chef péquiste a dit qu’elle serait en mesure de trouver des compromis avec ses opposants pour gouverner le Québec. « Le cynisme a perdu et c’est l’espoir qui a gagné », a indiqué la chef péquiste.
L’attentat contre Pauline Marois
Un incident a interrompu le discours de victoire de la chef. Les gardes du corps de la chef l’ont rapidement escorté hors de la scène lorsque quelqu’un a projeté une balle assourdissante. Mme Marois a gardé son calme et invité les militants à quitter dans le calme la salle, avant de se raviser pour dire qu’on avait maîtrisé l’incident.
La personne tombée soir sous les balles d’un forcené lors de l’attentat perpétré au Métropolis, à Montréal, était un technicien en éclairage travaillant pour le compte des Productions du Grand Bambou, partenaires de l’Équipe Spectra. Denis Blanchette, âgé de 48 ans, se trouvait aux abords de l’édifice lorsqu’une balle l’a touchée. « On a constaté son décès constaté sur place », a indiqué un porte-parole d’Urgences santé. L’autre victime, un homme de 27 ans, serait aussi un employé des Productions du Grand Bambou, une entreprise basée à Verdun. Une balle l’a touché dans le bas du corps. Il repose maintenant hors de danger à l’hôpital. Un individu sous protection policière, qui serait vraisemblablement l’homme de 62 ans suspecté d’être l’auteur de la fusillade, Richard Henry Bain. On l’a amené à l’Hôpital du Royal Victoria pour une évaluation médicale.
5 septembre 2012 :
Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le suspect aurait d’abord tenté d’accéder à la scène par une porte barrée. Il se dirige ensuite vers l’entrée des artistes, à l’arrière, où l’ont intercepté les techniciens. Des témoins rencontrés sur place ont affirmé que l’homme aurait lancé un cocktail Molotov contre la porte de l’entrée. Les policiers ont d’ailleurs confirmé qu’il avait utilisé un accélérant. Un véhicule utilitaire sport de marque GMC Yukon, qui appartiendrait au tireur, a fait l’objet d’une fouille par les policiers, tôt mercredi matin.
Les images captées par l’hélicoptère TVA Nouvelles laissaient croire que les policiers ont retrouvé un bidon de carburant dans la voiture. Le suspect aurait pu utiliser cette substance comme accélérant afin de démarrer l’incendie à l’arrière du Métropolis. Le suspect était vraisemblablement en possession d’un puissant fusil d’assaut de type Kalachnikov. Les policiers ont saisi plus d’une arme, selon l’agent du SPVM Ian Lafrenière.
5 septembre 2012 :
Même si elle est minoritaire, Pauline Marois a la ferme intention d’agir rapidement pour annuler la hausse des droits de scolarité, abroger la loi spéciale et renforcir la loi 101.
La première ministre élue a donné un aperçu mercredi des premiers gestes qu’elle veut poser. «Mon gouvernement va annuler la hausse des droits de scolarité par décret. La loi 78 n’aura donc plus lieu d’être», a-t-elle dit, soutenant qu’elle espérait obtenir l’appui des partis d’opposition. Même si le gouvernement adopte un décret pour annuler la hausse, ses adversaires pourraient déposer une motion de non-confiance.
6 septembre 2012 :
Sur la vingtaine d’armes que possédait Richard Bain, il en avait apporté cinq lors de la soirée électorale au Métropolis. Ainsi a indiqué jeudi la procureure à la Couronne, juste après la comparution de l’accusé. Près de 36 heures après l’attentat perpétré au Métropolis, Richard Bain a comparu au palais de justice de Montréal. Il a dû alors répondre à pas moins de 16 chefs d’accusations. Dont un de meurtre au premier degré et trois de tentatives de meurtre. Menotté et flanqué de trois agents des services correctionnels, l’accusé de 61 ans a comparu en anglais. Bien qu’on ait rédigé la dénonciation en français.
On accuse également Bain d’avoir causé par le feu des dommages au Métropolis. Aussi de possession de dispositifs incendiaires. Soit de bidons d’essence et de fusées routières. Il fait en plus face à neuf chefs concernant l’usage illégal d’armes à feu. Il est à noter que de toutes ses armes, il avait acquis illégalement une seule. On a découvert celle-ci à son domicile de La Conception. On n’a encore déposé aucune accusation concernant la classe politique, dont la première ministre Pauline Marois.
Le soir des élections provinciales, on accuse Bain d’avoir fait irruption au Métropolis au centre-ville de Montréal. Il le fait par l’entrée des artistes situés à l’arrière de l’édifice. Habillé d’un peignoir et d’une cagoule, il aurait tiré une balle avec un fusil automatique de marque Ceska Zbrojovka avant que le fusil ne s’enraye. La balle a touché deux techniciens. Denis Blanchette meurt tandis que Dave Courage en sort blessé.
Photo : Richard Henry Bain avait rapidement été appréhendé après avoir commis son attentat au Métropolis. Photo d’Agence QMI. Image libre de droits.