Jeu de la balle : Voici une présentation originale de l’histoire du Canada, période française de 1524 à 1760. L’album du «journal» Le Boréal Express, présenté sous la forme de 16 numéros d’un périodique qui aurait été publié à la date où les événements ont eu lieu, contient la plus vivante, la plus complète et la plus variée documentation sur notre histoire qu’on ait encore mise à la disposition du grand public.
De la rudesse au jeu de la balle !
La popularité d’un jeu provient souvent de la rudesse avec laquelle les joueurs gagnent ou perdent. Les Européens ont préféré pendant longtemps les tournois; ils affectionnent, de nos jours, les duels. Les sauvages, eux, ont trouvé
un moyen bien simple de calmer leurs instincts guerriers : le jeu de balle.
Tout d’abord, les buts restent séparés l’un de l’autre de cinq cents pas. Au départ, les joueurs se réunissent au centre du jeu. Un d’entre eux lance la balle, une simple vessie soufflée, vers le haut et essaie de la rattraper. Les membres de l’équipe adverse doivent l’en empêcher. Mais les compagnons protègent le lanceur. Celui qui s’empare de la balle se dirige le plus rapidement possible vers les buts adverses. Les opposants l’arrêtent habituellement. On pousse, on culbute tous ceux que l’on rencontre. Le possesseur de la balle, lorsqu’il se sent en danger, la lance à un autre membre de son équipe.
Celui-ci fait semblant de viser d’un côté et lance de l’autre. Dès qu’un point est compté, une autre partie commence. Nos Français devraient former une équipe et lancer un défi aux sauvages. Qui sortirait vainqueur de l’engagement ?
Pour en apprendre plus :

