Histoire du Québec

Industrie du bois au Canada

Industrie du bois au Canada

L’année 1940 sera excellente pour l’industrie du bois du Canada et du Québec

La France et l’Angleterre auront besoin d’une quantité considérable de bois
Records en 1939

L’année qui se termine a été excellente comparativement à l’année précédente pour l’industrie du bois, a déclaré M.H.S. Cheesbrough, président démissionnaire de la Montréal Wholesale Dealer’s Association qui a tenu sa réunion annuelle, hier, à l’hôtel Queen’s. Il a prédit un record pour cette industrie en 1940.

M.Cheesbrough a ajouté qu’au lieu de diminuer comme en 1838 les exportations ont établi des records en 1930 et les envois dans le Royaume-Uni et aux États-Unis pour les dix premiers mois excèdent ceux de la même période de l’an dernier par 456 millions de pieds de bois.

L’assemblée annuelle s’est terminée, hier soir, par un banquet qui a réuni tous les membres de l’association. Le nouveau président élu est M. Roland Bock qui occupe ce poste pour un troisième terme. M. Cheesbrough en est maintenant le président honoraire. Les autres directeurs sont MM. A. M. Ball, vice-président ; R. H. Robinson, secrétaire ; A. R. Lowe, G. F. Marshall, C. A. Govan et J.-C. Califour, directeurs.

Outre le président ont adressé la parole, hier soir, MM. S. J. Staniforth, président de la Canadian Lumber Association; D. D. Gillies, de la Gillies Brother Company, W. R. Beatty de la Consolidates Paper Company, et M. W. J. Leclaire.. Tous ont discuté de la situation mondiale et de ses effets sur l’industrie du bois. On a indiqué que les compagnies doivent surveiller attentivement les développements de l’industrie de l’acier, si l’on ne veut pas un jour voir diminuer considérablement le commerce du bois. Il y a aussi les substituts du bois auxquels on doit apporter une attention toute particulière.

M.Cheesbrough

Après la déclaration de la guerre, le gouvernement, aussi bien que les marchands et les consommateurs, établirent des prix pour toutes les sortes de bois mou. Actuellement, les usines ont des stocks non vendus, mais en plus petite quantité que depuis plusieurs années. Aussi le travail cet hiver sera considérable.

M.Cheesbrough a aussi déclaré que pour la première fois dans l’histoire de cette industrie le bois est un produit de contrebande. Et jusqu’à un certain point, le bois est aussi une munition de guerre. Mais dans la crise présente, les marchands de bois coopèrent autant que possible avec le gouvernement et aident l’empire.

Il signala aussi que les marchands ne veulent pas revenir aux conditions de l’après-guerre en 1919. Malheureusement, bien qu’ils ne veuillent pas augmenter leurs prix. Ils se voient forcés de le faire devant l’augmentation du coût de la main d’oeuvre et des approvisionnements. M. Cheesbrough croit que la Grande-Bretagne s’approvisionnera de bois au pays. Durant la dernière guerre, on avait grand besoin en France et en Angleterre de bois et il semble que ce sera la même chose maintenant. Si la guerre cesse, il est probable que la construction sera considérable dans ces deux pays.

(Mercredi, 20 décembre 1939).

Au Canada, partout l’industrie et l’agriculture s’interpénètrent. C’est rendu possible en partie par le grand développement des transports, en partie par l’amélioration tout aussi remarquable du niveau de vie. (Olaf Stapledon « Les derniers et les premiers » chapitre 4 « Une planète américanisée » . 1930 Éditions Denoel, Paris, 1972). Photographie par Megan Jorgensen.
Au Canada, partout l’industrie et l’agriculture s’interpénètrent. C’est rendu possible en partie par le grand développement des transports, en partie par l’amélioration tout aussi remarquable du niveau de vie. (Olaf Stapledon « Les derniers et les premiers » chapitre 4 « Une planète américanisée » . 1930 Éditions Denoel, Paris, 1972). Photographie par Megan Jorgensen.

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