Historique de la municipalité de Saint-Martin dans la région de la Beauce
Historique de la municipalité de Saint-Martin. Tapie au cœur de la MRC de Beauce-Sartigan, à 19 km au sud de Saint-Georges. Notamment, sur les bords de la Chaudière. Saint-Martin se caractérise par la présence de ruisseaux et de la rivière Shenley. L’industrie du bois de cèdre et la fabrication de meubles de style ancien et de plastique constituent les activités économiques principales de l’endroit. Venus de la Touffe-de-Pins, qui allait devenir Notre-Dame-des-Pins, les premiers Martinois fondent la mission des Grandes-Coudées ou de la Grande-Coudée, appellation tirée d’un cours d’eau.
La présence de longs méandres épousant la forme de grand coudes sur le cours d’eau où s’installent les premiers colons en 1860 a valu aux lieux cette dénomination originelle largement répandue dans la correspondance ecclésiastique du milieu du XIXe siècle. Par la suite, on met sur pied la paroisse de Saint-Maritin-de-Tours ou Saint-Martin-de-la-Beauce, comme on la dénommait couramment, à compter de 1882.
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Érigée canoniquement en 1910 et civilement en 1911, elle allait donner son nom, sous une forme abrégée, à la municipalité de paroisse. On a créé celle-ci en 1912. On la voit enclose en partie dans les cantons de Jersey, de Dorset et de Shenley.
Lu bureau de poste local ouvre ses portes en 1882 sous la dénomination de Bolduc. Ce nom honore Joseph Bolduc (1847-1924). Il fut notaire, député aux Communes pour la Beauce (1876-1884). Puis sénateur jusqu’en 1922.
Saint très populaire en France, dont le patronyme identifie là-bas pas moins de 485 villages et 3667 paroisses. Martin de Tours (vers 316-397), évêque de Tours en 371, reste vénéré comme le patron de la Beauce française. Père du monachisme français et introducteur du christianisme dans la Gaule romaine. Cette ancien militaire d’Amiens est surtout connu par le rêve qu’il fit du partage de son manteau avec un pauvre, qui se révèle être Jésus. La proximité de Saint-Hilaire-de-Dorset a sans doute influencé le choix de cet hagionyme. Car c’est l’évêque Hilaire de Poitiers (vers 415-vers 367) qui ordonna le prêtre Martin.