Historique de Saint-Pie

Présentation historique de la ville de Saint-Pie

Historique de Saint-Pie. À quelques kilomètres au nord de Saint-Paul d’Abbotsford et au sud de Saint-Hyacinthe prend place cette ville dont le territoire est arrosé d’est en ouest par la rivière Noire, affluent de la rivière Yamaska. Cette vaste étendue d’une superficie de près de 105 km2 est comprise dans la MRC des Maskoutains, en Montérégie, dont elle occupe l’extrémité sud.

D’abord dénommé Village Bistodeau vers 1817. On a choisi ce nom en l’honneur du riche marchand Joseph Bistodeau (1768-1856). Il avait fait don du terrain pour la construction de l’église locale. On érigera la localité canoniquement en 1828. Civilement, on la constituera comme paroisse en 1835. On a choisi en ce moment le nom de Saint-Pie. Le personnage remémoré ne fait pas l’unanimité. Suivant certains on aurait voulu rappeler le pape Pie V (1504-1572). Ce pontife poursuivit avec énergie la Réforme catholique. Il publia le Catéchisme romain (1566) élaboré à partir des assises du concile de Trente.

D’autres estiment que l’on aurait voulu évoquer le pape Pie VIII (1761-1830), 2513 successeur de saint Pierre (1829-1830). Cependant, il n’occupait pas encore le trône pontifical au moment de l’érection canonique de la paroisse. Toutefois, on a pu prendre la décision dénominative en 1835, au moment de l’érection civile de la paroisse de Saint-Pie !

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Enfin, on a pu vouloir rappeler Pie Ier, pape de 140 à 155, saint probablement martyr de la foi, fêté le 11 juillet. En plus d’identifier la paroisse détachée de Saint-Paul-d’Abbotsford, cette appellation coiffe le bureau de poste établi en 1837.

Quant à l’élément Bagot, que l’on retrouve fréquemment accolé à Saint-Pie, sous la forme de Saint-Pie-de-Bagot, il marque l’inclusion du territoire dans l’ancien comté de ce nom, lequel rappelle sir Charles Bagot (1781-1843), gouverneur en chef du Canada-Uni de 1841 à 1843.

La municipalité de paroisse créée en 1845 et rattachée à la municipalité du comté de Saint-Hyacinthe, on la rétablira sous la même désignation en 1855. En 1907, elle fera l’objet d’une division en deux entités municipales distinctes. Soit Saint-Pie et L’Espérance. On ignore le moment de la cessation d’existence de L’Espérance. Le premier ministre du Québec de 1966 à 1968, Daniel Johnson, député de Bagot de 1946 à 1968, a vécu un temps à cet endroit. On l’a inhumé dans le cimetière paroissial. La municipalité de village de Saint-Pie s’enclave dans la partie sud du territoire. Elle se détache de la municipalité en 1904. Son territoire parcourt la rivière Noire qui coule à l’ouest.

Par l’adoption du gentilé Saint-Pien, en 1986, les citoyens du village ont tenu à marquer leur fort sentiment d’appartenance et d’identification à leur coin du pays.

Un Festival du poulet champêtre y était tenu au cours des années 1980. Un circuit de course automobile constitue un puissant attrait de nature touristique-économique.

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