Historique de la municipalité de Lac-Simon dans l’Outaouais
Historique de Lac-Simon : En bordure du lac Simon et voisin nord-ouest de Chénéville dans l’Outaouais québécoise, se dresse une petite municipalité connue surtout pour les services qu’elle offre aux villégiateurs et aux campeurs.
Au fil des ans, l’entité érigée en 1881 sous le nom de municipalité des cantons unis de Hartwell-et-Suffolk, noms empruntés à la toponymie de l’Angleterre, a connu quelques mutations dénominatives, devenant Hartwell par troncation en 1881, municipalité de la paroisse de Chénéville (1958) – nom du bureau de poste depuis 1884 – en hommage à Hercule Chéné ou Chénier, maître de poste du canton de Hartwell et maire de l’endroit de 1871 à 1898, puis Lac-Simon en 1965.
On avait ouvert une mission en ces lieux dès 1857. Cette mission a accédé ensuite au statut de paroisse en 1880. On la connaissait alors sous la dénomination de Saint-Félix-de-Valois. Les autorités n’ont sans doute pas retenu ce nom sur le plan municipal pour éviter la confusion avec d’autres localités homonymes. Les Simonets doivent leur dénomination collective à une Iroquoise d’Oka (Kanestake), Marie-Louis Cimon.
Celle-ci avec son époux Amable Leblanc, surnommé Canard Blanc, s’installent en 1845, en compagnie de huit autres familles sur une île du Grand Lac. Peu à peu, on connait le Grand Lac comme Lac des Cimon, modifié en Lac Simon. La substitution du S au C initial du patronyme s’explique probablement par la loi de l’analogie, Simon était la graphie la plus répandue pour ce nom, patronyme ou prénom, chez les Blancs.