L’habitation rurale

L’habitation rurale dans la Côte-du-Sud et son développement

Sauf dans le comté de Bellechasse, où l’on retrouve un nombre significatif de construction en pierre, l’habitation rurale typique de la Côte-du-Sud est une structure en bois blanchi à la chaux. Peu avant 1850, plusieurs maisons se doublent d’une cuisine d’été. Près de la maison, le fournil abrite le four à pain.

Les bâtiments de ferme sont construits un peu en retrait, sans doute pour prévenir les risques de conflagration. Certains habitants plus fortunés possèdent une écurie et une bergerie. Les porcheries sont assez rares. On possède peu de détails sur l’aménagement intérieur de ces dépendances. Sauf dans le cas de la grange.

En effet, il semble qu’au début de la colonie, le bâtiment servant à stocker les récoltes n’avait pas de plancher. Ce n’est que dans le second quart du XVIIIe siècle qui les inventaires après décès signalent la présence de batteries de madriers.

On peut penser que cette innovation répond aux exigences des marchands. Le grain battu sur une aire en bois étant plus propre que s’il que s’il l’était directement sur le sol. Il est probable que les dimensions du bâtiment s’accroissent à la fin du siècle avec le développement du commerce du blé. Après 1840, l’aspect des granges de la Côte-du-Sud se transforme à nouveaux. Cela se passe avec l’adoption pour les habitants du moulin à battre actionné par le vent.

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L’habitant réserve un espace à proximité de ces bâtiments pour un jardin potager et, parfois aussi, pour un verger dont le soin et réservé à la femme. Chaque censive comprend une attendue plus ou moins importante de terre labourable, quelques hectares de prairie – dans certains cas, seule la jachère est utilisée à cette fin – et un boisé. Pendant longtemps, les habitants de la Côte-du-Sud se contentent de clore le front de leur habitation le long du chemin du Roy. Ce n’est que vers le milieu du XVIIIe siècle que les clôtures mitoyennes semblent se généraliser. Les champs sont alors séparés par des clôtures transversales. Pourtant, la partition dans le sens de la longueur s’impose avec les progrès des défrichements dans la seconde moitié du siècle.

La construction et l’entretien d’une clôture de 30 à 40 arpents (1750 à 2340 mètres) de longueur représentent des travaux considérables. En 1783, les héritiers de la seigneurie de Vincelotte s’accordent pour éviter le partage de domaine en prenant en considération les coûts Dieu nouvelle clôture.

Source du texte : Histoire de la Côte-du-Sud. Sous la direction de Alain Laberge. Martine Côte, Diane Saint-Pierre, Jacques Saint-Pierre, Yves Hebert. 1993. Extrait.

Illustration : Maison Edgar Poiret en 1926. D’esprit français comme plusieurs habitations de Beaumont. Rosaire Saint-Pierre l’a restauré. Photo de Thadée Lebel. Image libre de droit.

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