Fondation de la Nouvelle-Écosse

Nouvelle-Écosse : Une colonie anglaise en plein épanouissement

Le roi de France s’intéresserait aux Acadiens

Fondation de la Nouvelle-Écosse : Au-delà de 3,000 Acadiens sont maintenant établis en Franceé Ils s’établissent surtout dans les régions de Saint-Malo et de Cherbourg. Une liste existe comprenant le nom de ceux qui désirent quitter l’Amérique pour se rendre en France. Cette liste comptait, au mois d’août 1763 1,019 noms. Et les demandes ne font que se multiplier.

Le Conseil de la Nouvelle-Écosse a été saisi du problème. Lors de sa séance du 18 août, le Conseil a pris connaissance du texte d’une lettre écrite par de LaRochette. Ce message invitait alors les Acadiens à s’établir en France. On y disait : “J’ai le plaisir de vous apprendre que votre Traitement sera en France Encore plus avantageux que vous ne l’attendez. Vous serez sous la protection Immédiate du Roi et de son ministre, Monseigneur le duc de Nivernois.” Convaincu que cette sollicitation est préjudiable à l’Angleterre, le Conseil a transmis copie de la lettre au secrétaire d’État de Sa Majesté.

M. Wilmot nommé lieutenent-gouverneur de la Nouvelle-Écosse

Londres — Sa Majesté George III vient de nommer Montague Wilmot lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Ecosse. Le nouveau titulaire est arrivé au pays il y a neuf ans.

Dès l’année suivante, soit en 1755, il devenait membre du Conseil Exécutif. Il succède à M. Jonathan Belcher qui, depuis 1760, était gouverneur de la colonie.

On peut se demander quelle sera son attitude vis-à-vis les Acadiens. Wilmot se sent presque convaincu qu’un jour les déportés tenteront un coup de force pour reprendre possession de leurs biens. Dans une lettre à Lord Halifax, en date du 10 décembre, le nouveau lieutenant-gouverneur affirmait :

« Ces gens, voyant journellement les Anglais jouir des propriétés qui leur appartenaient autrefois, regretteront à jamais de les avoir perdues; et conséquemment ils seront toujours à l’affût de toute occasion qui leur permettra de les recouvrer. »

L’attitude des Lords du Commerce au sujet des Acadiens est, depuis quelque temps, beaucoup plus conciliante. Certains mêmes favoriseraient le rétablissement de quelques expatriés.

Halifax – un havre qui peut contenir toute la flotte anglaise

Cette ville est située sur un des plus beaux havres du monde, facile d’accès, le chenal assez profond pour les plus gros navires et assez grand pour contenir toute la flotte anglaise.

Deux cents navires ont jeté l’ancre devant la ville en deçà de l’île George et il y avait de la place pour encore autant. La ville a actuellement, y compris les deux faubourgs, environ sept cents maisons et à peu près deux mille cinq cents habitants de toutes sortes. La plupart de ces habitants dépendent pour leur subsistance de l’armée et de la marine.

On y compte aussi quelques officiers civils au service du gouvernement anglais. Le pays d’alentour dans un rayon de quinze milles est en général composé de terrains montagneux et rocheux, incapables d’améliorations si ce n’est à un prix si élevé qu’il excéderait la valeur de ces terres améliorées. Il n’y a pas une seule famille dans la ville ou dans les environs qui puisse vivre d’agriculture.

L’ex-gouverneur Lawrence, voyant que les habitants étaient obligés d’acheter leur foin du Massachusetts à des prix exorbitants fit passer un acte par l’Assemblée pour donner une prime pour l’érection de clôtures de pierres (le bois ayant presque été tout brûlé). De plus, une autre prime pour chaque quintal de foin anglais récolté sur la péninsule.

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En conséquence, environ soixante et dix acres clôturés, entraînant une dépense d’environ quatre-vingts dollars l’acre. En enlevant les roches, en nivelant le sol et le fumant avec du fumier, on obtient quelques voyages de foin. Ces terres, si on en excepte quelques jardins, sont les seules améliorations faites à Halifax et dans son voisinage.

Notons finalement que Richard Short, dessinateur membre de l’armée de Wolfe, a publié à Londres, en 1761, plusieurs dessins exécutés lors de son séjour au pays. Nous reproduisons quelques unes de ses gravures représentant divers aspects de la ville d’Halifax.

Pour en apprendre plus :

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L’artiste a représenté la maison du gouverneur et l’église St. Mather. Au bas, partie de la ville et du port. Gravure de Richard Short. Image libre de droit.
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Nous voyons ici l’église de Saint-Paul et de la Parade. Gravure de Richard Short. Image libre de droit.
Fondation de la Nouvelle-Écosse
La ville de Halifax et le port vus de la colline. Gravure de Richard Short. Image libre de droit.
Halifax vue par Topmasthead. Gravure du XVIIe siècle. Image libre de droit.
Halifax vue par Topmasthead. Gravure du XVIIe siècle. Image libre de droit.

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