Les relations entre l’Église et l’État en Nouvelle-France
L’Église et l’État en Nouvelle-France. En Nouvelle-France, l’évêque fait partie du Conseil souverain. L’Église participe alors directement à l’administration de la colonie. Dans les paroisses, les prêtres s’occupent de la mise à jour des registres des naissances, des baptêmes, des mariages et des décès. L’Église appuie également l’État pour le maintien de l’ordre public. Les curés ont la responsabilité de transmettre les directives de l’évêque et du Conseil souverain à leurs paroissiens par les pour les inciter à respecter les lois et l’autorité du roi.
Au sein du Conseil souverain, les tensions sont fréquentes entre l’évêque et les autres membres du gouvernement royal. Par exemple Monseigneur de Laval exige que les coureurs des bois qui font la traite illégale de l’eau de vie soient sévèrement punis, alors que les gouverneurs, en général, ne veulent pas nuire au commerce des fourrures en imposant des sanctions trop sévères. L’évêque profite souvent de sa grande influence à la cour du roi. Par exemple, Monseigneur de Laval obtient le congédiement du gouverneur Pierre du Bois d’Avaugour en 1663, puis celui du gouverneur Louis de Buade de Frontenac en 1682.
L’évangélisation des Amérindiens
Tout au long des des 17e et 18e siècles, les Jésuites, les Sulpiciens et les Récollets poursuivent leurs efforts d’évangélisation des Amérindiens, particulièrement dans les nouveaux territoires de traite à l’ouest et au sud des Grands Lacs. Cependant, leurs missions sont souvent des échecs car, à l’exception de certains groupes qui vivent près de la vallée du Saint-Laurent, très peu de Amérindiens se convertissent au catholicisme.
Ordre public : Respect des lois et des règles plaisantes dans une société.
Influence : Pouvoir politique ou économique qui permet à une personne ou à un groupe de personnes de modifier le cours des événements.
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