Développement des transports au Bas-Canada au XIXe siècle

Le développement des transports au Bas Canada et dans le Canada-Uni

Transports au Bas Canada : Jusqu’en 1800, dans les deux Canadas, les cours d’eau sont les principales voies de transport. La présence des chutes et des rapides sur le territoire empêche les grands navires de poursuivre leur route vers l’ouest.

Seuls les petits voiliers ou les barques sont en mesure de naviguer de Montréal vers les Grands Lacs, ou encore de la rivière Richelieu vers les États-Unis. Lors dès leurs déplacements, les marchands doivent fréquemment décharger et recharger leur bateaux pour contourner les obstacles qui sont les rapides et les chutes d’eau. Au-delà de la vallée du Saint-Laurent, les déplacements sont donc lents et très coûteux. De plus, à l’exception du chemin du Roi, qui longe la rive nord du Saint-Laurent, il existe encore peu de routes pour circuler entre Québec et Montréal.

Le développement des transports maritimes

Parce qu’ils désirent augmenter la quantité des marchandises transportées, les marchands britanniques font pression sur les gouvernements du Bas-Canada et du Haut-Canada pour qu’ils construisent un système de canaux et d’écluses sur l’ensemble du territoire. Dans les années 1820, les marchands de Montréal financent eux-mêmes la construction d’un première canal, celui de Lachine. Par la suite, le manque de capitaux les force à arrêter la construction de canaux.

Avec l’aide des gouvernements coloniaux, le Royaume-Uni décide de soutenir les marchands et de financer la construction d’un vaste réseau des canaux et d’écluses, sous la supervision de l’armée britannique. La métropole veut non seulement favoriser le transport des matières premières et des marchandises, mais aussi disposer d’un réseau de voies navigables pour ravitailler plus facilement ses armées en cas de conflit.

Entre 1820 et 1850, la construction des réseaux des canaux stimule le développement économique des deux Canadas, mais aussi le commerce avec les États-Unis. En effet, depuis la fin de la guerre anglo-américaine, les relations commerciales entre les Américains et les Britannique se sont rétablies.

Les réseaux de transports vers 1850. <yoastmark class=

Les débuts de machines à vapeur

En 1809, l’un des plus en plus en marchands du Bas-Canada, John Molson, fait construire le tout premier bateau à vapeur, L’Accommodation. Ce bateau est destiné à faire la liaison entre Québec et Montréal en 36 heures, ce qui est un net progrès à l’époque. Dans les années 1820, près d’une trentaine de navires à vapeur assurent des transports plus rapides sur le fleuve Saint-Laurent.

En 1836, Molson et d’autres marchands de Montréal financent la construction d’une ligne de chemin de fer entre la Prairie et Saint-Jean. Ils soutiennent ainsi améliorer le transport des marchandises entre Montréal et la rivière Richelieu, la principale voie d’accès vers New York. Le trajet entre la Prairie et Saint-Jean dure deux heures. Il permet alors d’économiser plusieurs jours de transport maritime.

Le développement des diligences

Entre 1800 et 1850, la croissance de la population se sent. La multiplication du nombre de villages amène donc les gouvernements coloniaux à financer la construction de routes et de ponts. La majorité des routes correspondent aux chemins de la poste. Il s’agit d’un vaste réseau de diligences. Celui-ci sert à assurer le service postal et le transport en commun des voyageurs sur le territoire. Le hemin du Roi demeure la route la plus fréquentée à l’époque. Plus d’une vingtaine de diligences y assurent les allers-retours entre Québec et Montréal. Certains trajets de diligences se prolongent jusqu’à Kingston, dans le Haut-Canada, et même jusqu’à Boston et New York, aux États-Unis.

transports au Bas-Canada Le premier chemin de fer, en 1836. <yoastmark class=

Notes sur les transports au Bas-Canada

Écluse : Construction munie de portes mobiles qui servent à retenir ou à évacuer l’eau. Cela permet alors aux navires de naviguer malgré les différences de niveaux d’un cours d’eau.

Diligence : Voitures tirées par deux ou quatre chevaux utilisés par le transport du courrier et des passagers.

Une écluse qui relie la ville de Bytown, l'actuelle Ottawa, à Kingston, sur les rives du lac Ontario. <yoastmark class=

Source du texte : Le Québec en deux temps. Par Virginie Krysztofiak, Paul Ste-Marie, Raymond Duchesne, Geneviève Goulet. Éditions Pearson, 1989.

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