La crise agricole au Bas-Canada

La crise agricole au Bas-Canada au début du XIXe siècle

Au début du XIXe siècle, l’agriculture constitue la principale activité économique de la population du Bas-Canada. Environ 85% des habitants sont agriculteurs. Ils cultivent, entre autres, du blé, de l’avoine, des pommes de terre. La production de blé augmente constamment entre 1780 et 1800. D’importants surplus de blé sont exportés en Grande-Bretagne et bénéficient des tarifs préférentiels.

Cependant, à partir des années 1800, la culture du blé décline rapidement dans la vallée du Saint-Laurent. De mauvaises conditions climatiques, des infestations répétées des parasites et l’épuisement des sols causé par leur surexploitation expliquent la diminution de la qualité et de la quantité de récoltes de blé. De plus, l’accroissement rapide de la population du Bas-Canada et le manque de terres cultivables forcent les habitants à revenir à une agriculture de subsistance.

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En abandonnant l’agriculture commerciale, les campagnes s’appauvrissent, car les agriculteurs ne bénéficient plus de l’argent provenant de la vente de leur surplus. Cette situation force un grand nombre d’agriculteurs à partir travailler l’hiver dans les chantiers forestiers pour obtenir un revenu supplémentaire.

À partir des années 1830, la production de blé chute de manière importante. Le Bas-Canada doit désormais importer du blé en provenance du Haut-Canada et des États-Unis pour subvenir aux besoins de sa population. La crise agricole amène des milliers de familles canadiennes à quitter leurs seigneuries et migrer vers les villes, vers les cantons ou encore vers les régions nouvellement ouvertes à l’exploitation forestière, comme l’Outaouais, la Mauricie, le Saguenay et les Laurentides. Plusieurs milliers d’habitants décident d’émigrer aux États-Unis dans l’espoir de trouver des emplois dans les nouvelles manufactures américaines.

Illustration : La ville de Montréal vers 1830. James Duncan, « Vue de Montréal depuis la montagne », 1830-1831, huile sur toile. Don de William D. Lighthall, M966.61, Musée McCord Stewart. Image libre de droit. La crise agricole
Illustration : La ville de Montréal vers 1830. James Duncan, « Vue de Montréal depuis la montagne », 1830-1831, huile sur toile. Don de William D. Lighthall, M966.61, Musée McCord Stewart. Image libre de droit.

Source du texte : Le Québec en deux temps. Par Virginie Krysztofiak, Paul Ste-Marie, Raymond Duchesne, Geneviève Goulet. Éditions Pearson, 1989.

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