Économie en vrac

La Crise de 1929-1939

La Crise de 1929-1939


La Grande Crise économique (le Krach de 1929) (1929-1939) et ses conséquences

Les années 1920 sont marquées par la prospérité, c’est-à-dire par une période durant laquelle l’économie est en croissance. Mais en 1929 et pendant les années 1929 et pendant les années 1930, la Grande Crise économique frappe le monde entier.

Avant la Grande Crise économique

Depuis la fin du XIXe siècle, le Québec se modernise grâce à l’industrialisation et à l’hydroélectricité Dans les années 1920, les usines fonctionnent à plein régime et il y a des emplois pour tous. Les conditions de vie et de travail s’améliorent, notamment grâce aux pressions exercées par les syndicats (regroupement de travailleurs unis pour défendre leurs droits et leurs intérêts auprès des patrons). On surnomme cette décennie des années 1920 les « années folles » parce que les gens ont du temps et de l’argent pour se divertir.

Au cours de cette période, les gens achètent des biens de consommation comme une radio, une automobile ou des électroménagers. Plusieurs investissent leurs économies dans des actions à la Bourse. Leurs profits sont souvent énormes, ce qui les encourage à investir davantage. Cependant, en 1929, tout s’effondre.

Éclatement de la crise et son développement

Le 24 octobre 1929, la valeur des actions chute rapidement à la Bourse de New York. C’est ce qu’on appelle un « krach boursier ». Pris de panique, les actionnaires cherchent à vendre leurs actions avant qu’elles n’aient plus aucune valeur. De nombreuses personnes perdent leur fortune et ainsi le krach marque la fin des années folles et le début de la Grande Crise économique qui dure jusqu’en 1939.

Les pays industrialisés, comme le Canada, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis, sont les plus touchés par la crise. Au Québec, plusieurs usines et entreprises doivent fermer leurs portes parce que les États-Unis n’ont plus assez d’argent pour acheter leurs produits. Des milliers de travailleurs perdent leur empli. Au Canada, en 1932, le taux de chômage atteint un sommet : 31%.

Après la Grande crise

La Grande crise économique (appelée également la Grande Dépression) a plusieurs conséquences au Canada. La pauvreté est si grande que les gouvernements doivent jouer un nouveau rôle dans les activités économiques du pays. Pour aider ceux qui souffrent de la crise, les gouvernements, les municipalités et des organismes de charité mettent en place les secours directs (aide financière minimale accordée à certaines familles pour subvenir à leurs besoins). Ils organisent des soupes populaires et ils ouvrent des dortoirs publics pour accueillir les sans-abris. Ils distribuent aussi du bois de chauffage et des coupons échangeables contre de la nourriture.

À cause de la crise, les gouvernements sont obligés de soutenir l’économie, par exemple en créant des emplois. Ils ouvrent des camps de travail où les chômeurs font, par exemple, du reboisement. Les gouvernements créent également des programmes de travaux publics. En effet, des milliers d’autres chômeurs sont engagés pour construire des routes ou rénover des édifices.

Les gouvernements mettent en œuvre des programmes sociaux. Ces programmes donnent de l’aide, entre autres sous forme financière, à ceux qui ne peuvent pas travailler, comme les chômeurs, les accidentés, les malades et les personnes âgées. La Grande Crise prend fin en 1939, lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate.

Avant, l’argent coulait à flot, maintenant j’éponge mes dettes. (Vincent Roca, comédien français, “On n’a jamais vu une banane flamber au casino”). Illustration libre de droits.

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