Histoire du Québec

Châteaufort

Châteaufort

Châteaufort, origine du nom et son utilisation au Québec

Canton de Châteaufort

Marc-Antoine Bras-de-Fer de Châteaufort, lieutenant du fondateur de Québec, Samuel de Champlain, arrive à Québec en 1634. Après la mort de Champlain, le 25 décembre 1635, Châteaufort assure l’intérim avec le titre de lieutenant général. Lorsque débarque le nouveau gouverneur Charles Huault de Montamagny en juin 1636, il est alors nommé commandant du poste de Trois-Rivières, fonction qu’il occuper jusqu’à son retoure en France, deux ans plus tard. Son nom – il s’ait plutôt de son surnom, car il identifie une seigneurie bretonne – est attaché à un canton, proclamé en 1965 et situé entre le réservoir Gouin et le lac Ashuapmushuan où se déploient une grande partie du lac Msrquette et la rivière de même nom dont le parcours capricieux de dirige vers le nord-est (Municipalité régionale de comté du Domaine-du-Roy). Le relief, couvert de forêts, culmine à 655 mètres près du lac La Tombelle. La création de ce canton est indiquée en 1921 dans Noms géographiques de la province de Québec.

Nom de Châteaufort

On arrive facilement à se faire une image d’un château fort, résidence fortifié que de nombreux seigneurs se sont fait construire au Moyen Âge, caractérisée notamment par des murs hauts, épais et parfois crénelés, un donjon généralement central et un fossé entourant le tout. Il s’en truve un peu partout en Europe, et particulièrement en France, où ils ont été érigés du Xie au XVe siècle. Ils font si bien partie du paysage de ce pays que le toponyme Châteaufort désigne deux communes, dont l’une s’étend sur la rive gauche de la Mérantaise, à 10 km environ au sud de Versailles, préfecture du département des Yvelines, et à quelque 25 kilomètres au sud-ouest de Paris.

Dénommée Castelle forti en 1069, cette commune de Châteaufort aurait été la propriété de Marc-Antoine Bras-de-Fer dans les premières décennies du XVIIe siècle, bien que certains estiment que sa seigneurie de Châteaufort était plutôt en Bretagne, à un endroit aujourd’hui inconnu. Quoi qu’il en soit, la Compagnie des Cent associés, organisme créé en 1627 par le cardinal de Richelieu afin de s’occuper du développement démographique et économique du Canada, engagea Marc-Antoine-Bras-de-Fer de Châteaufort pour assister le fondateur de Québec, Samuel de Champlain, dans sa tâche de dirigeant de la Nouvelle-France. À la mort de ce dernier, le 25 décembre 1635, Châteaufort assuma l’intérim jusqu’à l’arrivée de Charles Huault de Montmagny, le 11 juin 1636, qui devint le premier gouvrneur en titre de la colonie.

Châteafort se retrouva par la suite commandant du poste de Trois-Rivière jusqu’en 1638, puis rentra en France.

Vers 1921, afin de souligner la contribution de Bras-de-Fer à l’histoire du Québec, on donna le nom de sa seigneurie à un canton de la région administrative du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le canton de Châteaufort, irrigué par la rivière Marquette, ainsi que par plusieurs plans d’eau, dont le lac La Tombelle et le lac Marquette, se situe à environ 65 kilomtères au nord-est de la réserve indienne d’Obedjiwan et à environ 125 kilomètres au nord-ouest de la ville de Roberval et du lac Saint-Jean. Une portion de son territoire fait partie de la réserve faunique Ashuapmushuan, où l’on peut chasser, pêcher et pratiquer toute une série d’activités en pleine nature.

Les villes de Longueuil, Gatineau, Trois-Rivières et l’arrondissement Sainte-Foy de la ville de Québec se aussi servi du nom de Châteaufort pour baptiser une de leurs voies de circulation.

Bibliographie :

  • Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d’un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d’un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
  • La France et le Québec. Des noms de lieux en partage. Commission de toponymie du Québec, les Publications du Québec, l’Association française pour l’information géographique, 1999.
Trois Rivières

Trois-Rivières, l’angle de la rue des Casernes et de la rue des Ursulines. Photographie de GrandQuebec.com.

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