Assemblées publiques en 1837

Les assemblées publiques en 1837 au Bas-Canada

Assemblées publiques au Bas – Canada : L’adoption des Résolutions Russell, en particulier celle qui concerne les subsides, crée une véritable commotion parmi les députés du Parti patriote. Au printemps 1837, Papineau et plusieurs autres meneurs du parti organisent de grandes assemblées populaires pour dénoncer l’attitude des Britanniques. Le 15 juin, par crainte d’un soulèvement, le gouverneur interdit ce type de regroupement. Les patriotes continuent malgré tout a former des rassemblements, et ce, jusqu’à l’automne.

Les députés du Parti patriote sont divisés sur la façon de s’opposer aux autorités britanniques. L’aile réformiste, plutôt modérée, souhaite mener une lutte strictement politique en faisant pression sur le gouvernement et en invitant la population à boycotter les marchandises britanniques. L’aile révolutionnaire beaucoup, plus radicale, désire l’indépendance du Bas-Canada et incite la population à prendre les armes. Les modérés sont dirigés par Louis-Joseph Papineau, et les radicaux par les frères Wolfred et Robert Nelson, deux médecins de l’origine irlandaise.

En octobre 1837, lors d’un grand rassemblement des patriotes à Saint-Charles, dans la vallée du Richelieu, rassemblement souvent appelé « Assemblée des Six comtés », les partisans de la révolution armée votent la création d’une milice et de petits gouvernements locaux. Informé de l’événement, le gouverneur Gosford accuse les Patriotes de rassemblement illégal. Il fait émettre 26 mandats d’arrêt contre eux et déclare Papineau et Wolfred Nelson coupables de haute trahison. Les autorités arrêtent de nombreux partisans et les emprisonnent. Papineau réussit à s’enfuir aux États-Unis. c’est le début des rébellions.

La situation dans le Haut-Canada

Plusieurs députés réformistes du Parlement du Haut-Canada appuient les revendications du Parti patriote. Eux aussi souhaitent une nouvelle constitution et un gouvernement responsable. Ils critiquent l’attitude du gouvernement colonial ainsi que la corruption des membres du Conseil exécutif. Celui-ci profite en fait ou Family Compact, un groupe de conseillers et de marchands britanniques du Haut-Canada comparable à la clique de Château au Bas-Canada.

Le 31 juillet 1837, lors d’une assemblée publique, des députés réformistes rédigent la Déclaration de Toronto. Ils y proposent la création d’une convention du peuple, c’est à dire d’un congrès démocratique semblable aux congrès des insurgés pendant la révolution américaine. Avec leurs dirigeant, William Lyon McKenzie, ancien député réformiste d’Avignon maire de Toronto, ils planifient un soulèvement en vue de prendre le pouvoir.

Pour en apprendre plus :

Source : Le Québec en deux temps. Par Virginie Krysztofiak, Paul Ste-Marie, Raymond Duchesne, Geneviève Goulet. Éditions Pearson, 1989.

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