L’alimentation en Nouvelle-France et les animaux du pais
Aujourd’hui, il suffit d’aller à l’épicerie pour avoir accès à de la nourriture en abondance, provenant de nombreux pays. En Nouvelle-France, toutefois, c’était un peu plus compliqué, et les aliments étaient moins diversifiés.
Les bases de l’alimentation en Nouvelle-France
En Nouvelle-France, le blé est essentiel pour l’alimentation. Il sert à faire le pain, qui représente de 65 à 80 % de l’alimentation des habitants et des soldats. On cultive beaucoup de légumes (betteraves, carottes, céleri, chou, chou-fleur, etc.) et de fruits (pommes, fraises, framboises, bleuets, etc.).
Mais il n’y a pas encore de pommes de terre ou de tomates dans les potagers!
Viandes et substituts
Du côté de la viande, on élève des cochons, des vaches et des poules. On consomme aussi beaucoup de poisson. Le calendrier compte plusieurs jours dits « maigres », durant lesquels on ne mange pas de viande. Avec le lait, on fait du beurre et un peu de fromage.
Les us et coutumes
L’heure des repas varie selon les saisons, mais on mange trois fois par jour. On s’inspire des Autochtones en faisant pousser du maïs et des courges, et en fabriquant du sirop et du sucre d’érable.
Bien sûr, avant l’invention du réfrigérateur, la conservation de la nourriture est difficile, mais on a mis au point quelques techniques. On mange surtout en suivant les saisons, et certains légumes comme les carottes et les navets se conservent dans des caveaux. D’autres aliments peuvent être salés ou fumés, et on profite du froid de l’hiver pour geler de la viande.

Animaux en Nouvelle-France
Aujourd’hui on trouve des nombreux animaux domestiques. dont quelques-uns un proviennent de pays lointains. En Nouvelle-France, certains animaux étaient très importants pour le développement de la colonie, alors que d’autres ont été découverts en même temps que le territoire.
Une faune inconnue
En arrivant en Amérique du Nord, les Français connaissaient déjà certains animaux qui y vivent, comme les loups, le renard, les ours et les écureuils. Par contre, ils ont ils en découvrent d’autres qu’ils n’ont jamais vus avant. C’est le cas du castor, du raton laveur, du porc-épic, de l’orignal et du bison. Ils rencontrent également un petit insecte insupportable : le maringouin.
Des animaux domestiques et patrimoniaux
Les Européens amènent aussi des animaux d’élevage, les vaches, les chevaux, les cochons et les poules. Descendants de ceux-ci, le cheval canadien et la vache canadienne font partie de notre patrimoine. Les colons apportent également d’autres animaux, comme les canards, les oies, les pigeons, les dindes, les chèvres et les moutons. Même si on ne les trouvait pas sur le territoire du Canada, ils s’y sont très bien adaptés.
Une grande voyageuse
La dinde représente en cas intéressant. Domestiqué par les autochtones du Mexique, elle est importée en Europe par les Espagnols au 16e siècle. Depuis, on en retrouve dans les basses-cours européennes. Ainsi, les colons français en ramènent en Amérique lors de la colonisation de la Nouvelle-France.
Des voyageurs involontaires
D’autres espèces sont arrivées en Nouvelle-France indépendamment de la volonté des colons. Il s’agit entre autres des rats qui se nourrissent du grain dans les cales des navires. Quant au moineau domestique, provenant à l’origine du bassin de la Méditerranée, il suit aussi les Européens jusqu’en Amérique.
Source du texte : Les enfants de la Nouvelle-France par Pierre-Alexandre Bonin, Gilbert Desmarais. Éditeur : Bayard Canada Livres.
