Biographie de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau
Né le 30 mai 1820 à Québec, Pierre-Joseph-Olivier Chauveau a été le tout premier Premier ministre du Québec après la création du Canada en 1867. Homme de lettres, il se fait également connaître par son roman Charles Guérin, un roman de mœurs canadiennes, paru en 1853.
Il habite à Québec durant l’épidémie de typhus de 1847, puis se réfugie à l’Islet. Il racontera dans son roman Charles Guérin : « À toutes les heures du jour, les chars funèbres se dirigeaient vers la nécropole (cimetière Saint-Louis) ; mais le soir c’était une procession tumultueuse, une véritable course aux tombeaux… Les Irlandais étaient à peu près les seuls à former des convois à la suite des dépouilles de leurs parents et ou de leurs amis ».
Préoccupé par les questions de l’éducation, il devient surintendant de l’Instruction publique en 1855.
Membre du Parti bleu de Georges-Étienne Cartier, P.-J.-O. Chauveau participe à l’alliance de son parti avec les conservateurs anglais de John A. Macdonald, alliance qui eut comme conséquence la création du Canada en 1867.
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À la Confédération canadienne, en 1867, Pierre-Joseph-Olivier Chauveau devient le chef du Parti conservateur du Québec. Il devient alors le premier ministre de la province de Québec. Il se réserve la responsabilité de l’éducation et remplit les postes de ministre de l’Instruction publique et secrétaire provincial. Durant cette même période, il est député à la Chambre des communes du Canada pour le comté de Québec , fonctions qu’il exerce de 1867 à 1873.
Il offre des terres aux familles québécoises à bas prix pour arrêter le fort exode vers les États-Unis. Orateur réputé, il prononce des discours dans les grandes célébrations.
En 1873, Chauveau démissionne du poste de premier ministre après avoir été nommé président du Sénat du Canada. Poste qu’il occupera jusqu’au 8 janvier 1874.
En 1878, il devient professeur de droit romain à la Faculté de droit de la succursale de l’Université Laval à Montréal. Il en sera le doyen de 1884 à 1890. Il meurt à Québec le 4 avril 1890. Inhumé dans la chapelle des Ursulines, non loin de sa résidence.
La maison Chauveau, une vieille maison du coin des rues Sainte-Anne et du Trésor a été la résidence de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau. Ses filles y ont vécu jusqu’aux premières décennies du XXe siècle. Pendant longtemps (depuis 1936 ou 1947, d’après les sources différentes) la maison a abrité le musée de cire de Québec. Par les personnages de cire présentés on pouvait voir l’Honorable M. Chauveau.
Canton de Chauveau
Proclamé en 1919, le canton de Chauveau, qui figure sur la carte de Taché (1880), de forme irrégulière, est situé à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Saint-Siméon et derrière la seigneurie de Murray Bay. À une altitude voisinant les 700 mètres, le couvrent des forêts. Le territoire occupent des lacs. Ni très nombreux, ni très grands, mais bien enfoncés entre les collines.
Le canton rappelle la mémoire de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau (1820-1890), né à Charlesbourg. Un avocat qui eut une carrière exceptionnelle et des plus actives.
C’est à lui qui revient l’honneur d’avoir constitué le premier gouvernement de la province de Québec, en 1867. Au tout début de la Confédération canadienne. Il occupa cette charge de premier ministre jusqu’en 1873, assumant en même temps les fonctions de secrétaire provincial et de responsable de l’Éducation. D’ailleurs renommé pour avoir été le surintendant de l’Instruction publique (1855-1867) et le fondateur des écoles normales d’État. Il fut également sénateur, shérif de Montréal de 1877 à 1890. Professeur de droit romain (1878) à l’Université Laval de Montréal-Nord où il devint doyen de la Faculté de droit en 1884. Comme écrivain, on lui doit le roman Charles-Guérin (1853), un recueil de poèmes. Aussi quelques biographies, dont celle de François-Xavier Garneau. Des discours et conférences, un recueil de souvenirs et de légendes. Finalement, quelques essaies et de très nombreux articles de journaux.
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