Biographie de Charles-Eugène Hapre
Né à Lévis à 1908, Charles-Eugène Harpe fait des études classiques au Collège de Lévis puis suit des cours de littérature à l’Université Laval. Ses études terminées, il entreprend une carrière au théâtre. Il publie également dans différents journaux et revues des contes, des nouvelles et des poèmes sous les pseudonymes de René Debray et de Stéphane.
Directeur de troupe et auteur dramatique, il est l’auteur de nombreux « pageants » et mélodrames qu’il fait jouer dans les régions de Québec et de la Côte-du-Sud.
C’est durant une hospitalisation prolongée qu’il écrit son « plus beau livre » : Les Croix de chair.
En 1946, il publie aux Éditions Marquis un recueil de contes : Le Jongleur aux étoiles. La même année, il épouse Gabrielle Arsenault et s’établit à Saint-Aubert de l’Islet dans une maison qu’il décrit ainsi :
« Je possède un cabinet de travail, genre solarium, avec horizons magnifiques sur la campagne de Saint-Jean-Port-Joli, sur le large fleuve et sur les montagnes de la Baie Saint-Paul.
Un grand jardin, en verger, un parterre précédant ce dernier, j’ai tout ce qu’il faut pour rimer dans l’extase des fleurs ou de la belle neige blanche qui ouate les branches du gros cormier encore en possession de ces grappes de corail. Je vis donc heureux dans le travail, dans un décor ravissant. »
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Il collabore à différentes annales, écrit des nouvelles et publie des critiques littéraires dans Photo Journal, Le Bulletin des agriculteurs et L’action catholique. Il est également l’auteur de nombreuses pièces de théâtre dont La Gardienne du foyer, L’angelus de la mer, Le cœur d’un homme, La femme enchaînée, Le semeur de haine, Chômeurs de luxe, etc. il réalise également un roman-fleuve à CKCV, Les Trottoirs du Québec, ainsi qu’une série de trente émissions sur le miracle de Fatima. Cette série, qui passe sur tous les réseaux, est également diffusée en Europe.
En 1950, il plaisante à Saint-Jean-Paul-Joli La passion du Christ. Cette pièce obtient un tel succès qu’on vient de toutes les parties de la province et même des États-Unis pour y assister. Elle les également jouer dans les villages et dans les paroisses de plusieurs comtés.
Il fonde de la troupe de théâtre Les artistes du terroir, connue en 1955 sous le nom Les copains de l’art. Charles-Eugène Harpe décède en 1952, pendant la représentation d’un de ces pageants, La moisson du souvenir, à Saint-Alexandre-de-Kamouraska. Il est alors président de la Société des poètes canadiens-français.
Sources sur Charles-Eugène Harpe :
- Jean-C. Plourde, « Charles-E. Harpe, ce grand inconnu », Gazette de campagne, 30 juin 1955.
- Histoire de Saint-Aubert, 1858-1975, Saint-Aubert, Perspective-Jeunesse, 1976, pages 33 et 34.
- Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec, volume 3, 19401959. Montréal, Fidès, 1982, page 43.
À lire également :
Illustration : Le Jongleur aux étoiles, recueil de contes et poésies de Charles-E. Harpe, d’où est tiré Le plus bel hymne à l’orgue des vivants. Image libre de droit.