Gaspésie

TNO Rivière-Bonaventure

TNO Rivière-Bonaventure

Territoire non organisé Rivière-Bonaventure

Le TNO Rivière-Bonaventure situé dans la municipalité régionale de comté de Bonaventure, dans la région administrative de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Constitué le 1er janvier 1986, ce territoire non organisé s’étend sur une superficie de plus de 3 052 kilomètres carrés.

Canton de Clapperton

Ce canton inhabité, situé à une trentaine de kilomètres au nord de Carleton en Gaspésie, comprend, au nord, les Petits monts Berry (762 mètres) et, au sud, les ruisseaux Turner et Grand Nord, affluents de la rivière Cascapédia qui sert de limite à l’est. Cette appellation honore William Henry Clapperton (1839-1922), marchand de poisson qui commerça avec l’Angleterre et l’Écosse. Il a été agent des terres de la Couronne dans le comté de Bonaventure de 1891 à 1921 et député libéral à l’Assemblée législative, de 1897 à 1904. La désignation de ce canton dans le comté de Bonaventure est très appropriée, car ce député est né à Carleton, a vécu dans ce comté et est décédé à Maria, sur la baie des Chaleurs. Proclamé en 1940.

Canton de Reboul

Distant de la baie des Chaleurs et de la municipalité de Bonaventure de 35 kilomètres, ce canton gaspésien, proclamé en 1940, est traversé du nord au sud par la rivière Bonaventure et il est aussi arrosé par les rivières Reboul, Reboul Nord et Bonaventure Ouest. Le père Louis-Étienne-Delille Reboul (1827-1877), né à Saint-Pons dans l’Ardèche, est entré chez les Oblats de Marie-Immaculée et fut ordonnée à Marseille en 1852. Après avoir été missionnaire dans les chantiers de l’Outaouais (1853-1865), il fut le curé fondateur de la paroisse de Notre-Dame-de-Grâce de Hull (1868-1867). 

Canton de Flahault

À une vingtaine de kilomètres au nord de New Richmond, le canton de Flahault, de forme très irrégulière, est limité par trois rivières : la Cascapédia, à l’ouest, la Petite rivière Cascapédia, à l’est et la petite rivière Cascapédia Ouest, au nord-est. Son terrain constitué de vallées plus ou moins profondes passe de 76 m, à l’est, à 426 m au nord. Il est irrigué par des filets d’eau, notamment les ruisseaux de la Truite et Blanc, et baigné par de minuscules lacs nommés Blanc et Secs. Pour identifier cette unité géographique, on a fait appel au nom d’Auguste, comte de Flahaut de La Billarderie (1785-1870), général et diplomate français, officier de l’état-major de Bonaparte. Après avoir perdu (1815) puis recouvré son grade de général de division (1830), il fut nommé ministre plénipotentiaire à Berlin (1831), ambassadeur à Vienne ((1841-1848) et promu grand chancelier de la Légion d’honneur en 1855, deux ans après avoir été nommé sénateur. Il était le grand-père du 5e marquis de Lansdowne, gouverneur général du Canada de 1883 à 1888 et cette relation a, de toute évidence, entraîné le choix du nom de Flahaut.  Proclamé en 1885.

Canton de Garin

Proclamé en 1940 et situé sur le versant sud de la péninsule gaspésienne, à environ 20 km au nord de Paspébiac qui baigne la baie des Chaleurs le canton de Garin, tracé sur la carte générale du Québec en 1946, est orienté nord-nord-ouest, sud-sud-est. Sa surface inégale, arrosé par la rivière Bonaventure, est burinée notamment par la rivière Garin, tributaire de la rivière Bonaventure, par le ruisseau Duval Est et par la rivière Hall Ouest, qui ont creusé, tous trois, de profondes vallées. Le point culminant de ce territoire géographique, à l’est, atteint 533 m. On lui a attribué en 1934 le nom d’André-Marie Garin (1822-1895), oblat ordonné en 1845 à Montréal par monseigneur Ignace Bourget, un an après son arrivée au Canada. Le père Garin a exercé son ministère à plusieurs endroits, en Abitibi et au Témiscamingue, sur la Côte-Nord, au Lac Saint-Jean et surtout à la mission de la Baie-James (1852-1857), à Saint-Pierre de Plattsburgh (New York) durant les trois années suivantes. De 1865 à 1868, il prêche une retraite à Lowell (Massachusetts), ce qui marque le début de l’établissement des Oblats à cet endroit. Les Indiens l’avaient surnommé Milo Taugashit, La voix claire.

Canton de Guéguen

Ce canton inhabité de forme trapézoïdale, dénommé en 1934, est situé non loin de New Carlisle sur le versant nord de la baie des Chaleurs. Les ruisseaux Padoue et McCallum, petits tributaires des rivières du Grand Pabos et du Grand Pabos Sud, forment un réseau qui s’encaisse fortement dans un relief qui dépasse les 500 mètres d’altitude au nord. C’est la rivière Bonaventure, à l’ouest, qui capte toutes ces eaux. Le père Jean-Pierre Guéguen (1838-1909), oblat, est né en Bretagne. Arrivé au Canada en 1864, il a exercé son ministère à Maniwaki et à Ville-Marie (Témiscamingue) et a desservi les chantiers et les missions indiennes de l’Abitibi, du Haut-Saint-Maurice et de l’Outaouais. Un lac du canton de Vauquelin, en Abitibi, a été dédié à ce missionnaire peu avant 1916. Proclamé en 1940.

Canton de Hamilton

Proclamé en 1842 et renfermant la ville de Bonaventure, ce canton est arrosé par les rivières Saint-Siméon et Bonaventure. Cette dénomination honore la mémoire de Henry Hamilton (vers 1734-1796), lieutenant-gouverneur de la province de Québec (1781-1784) et successeur de Cramahé au poste de gouverneur en 1784-1785. Auparavant, cet officier britannique avait participé aux différents sièges qui devaient rendre l’Acadie et la Nouvelle-France à l’Angleterre, soit à ceux de Louisbourg (1758), de Québec (1759) et de Montréal (1760). Après la Conquête, il est en garnison à Trois-Rivières (1766), major de brigade auprès de Guy Carleton (1767-1768). En 1755, il est affecté à la garnison à Montréal avec la mission de maintenir l’ordre au sein de la population de Terrebonne. Nommé gouverneur de la Dominique vers la fin de sa carrière, en 1794, il décède à Antigua.

Canton de Lebret

Situé dans l’arrière-pays de la baie des Chaleurs, ce canton gaspésien est arrosé par la Petite rivière Cascapédia Est, qui forme sa limite ouest, et la rivière Bonaventure Ouest. Attribué en 1934, son nom évoque la mémoire du père oblat Louis-Marie Lebret (1829-1903). Missionnaire au Témiscamingue en 1863, il se rend aux postes des environs de la baie James. À la suite d’un court séjour aux États-Unis (1868-1870), il est affecté à Lachine puis, après 1882, aux missions de l’Ouest canadien jusqu’à son décès.

Canton de Mourier

Au centre de la péninsule de la Gaspésie, à environ 80 km à l’ouest de Gaspé, le territoire de ce canton, proclamé en 1940, est dominé par les monts Notre-Dame et arrosé par la rivière Bonaventure qui reçoit les eaux du ruisseau Mourier. Son appellation, adoptée en 1934, évoque la mémoire du père oblat Calixte Mourier (1835-1912), missionnaire français venu au Canada en 1862. Il œuvre comme missionnaire dans différentes régions du Québec, notamment à Betsiamites (1866-1875, 1898-1900), à Ville-Marie (1879-1897) dans le Témiscamingue, et à Pointe-Bleue, devenue depuis Masteuiatsh (1900-1906). Atteint de paralysie, il meurt à Lachine en 1912. Un lac du Témiscamingue honore également le père Mourier, au moins depuis 1912.

Canton Honorat

À une vingtaine de kilomètres au nord de Papébiac, ce canton gaspésien, peu habité, rappelle un missionnaire oblat qui a joué un rôle important dans la colonisation du Saguenay au XIXe siècle. Le père Jean-Baptiste Honorat (1799-1862) dirige le petit groupe d’Oblats d’origine française qui se présentent chez l’évêque de Montréal en décembre 1841. Chargé en 1844 d’établir une mission à la baie des Ha! Ha!, le père Honorat amorce, deux ans plus tard, la colonisation du site de Grand brûlé, connu maintenant sous le nom de Laterrière et où le moulin du Père-Honorat est classé parmi les sites historiques québécois d’importance culturelle. L’action missionnaire du père Honorat devint vite une sorte de croisade contre la pauvreté et contre le monopole forestier de William Price. On jugea plus prudent, en 1849, de le rappeler à Montréal où il demeurera jusqu’en 1858, année où il retourne en France. C’est en 1934 que la Commission de géographie a adopté cette appellation. Prclamé en 1940.

Canton Robidoux

De forme irrégulière et inhabité à l’exception du hameau de Robidoux, le canton du même nom est perché à 30 km au nord de la municipalité de Bonaventure, en Gaspésie. Il est bordé à l’ouest par la Petite rivière Cascapédia et sa pointe sud-est, très aiguë, est traversée par la rivière Bonaventure. L’avocat et homme politique Joseph-Émery Robidoux (1843-1929) a d’abord été professeur de droit à l’Université McGill (1877-1890). Député de Châteauguay à l’Assemblée législative (1884-1892), réélu en 1897, il est nommé secrétaire provincial. C’est alors qu’il présente un projet de loi pour rétablir un ministère de l’Instruction publique. Ce projet échouera devant l’opposition des évêques. Robidoux a été juge de la Cour supérieure à Montréal (1900-1916) et président de l’Alliance française de Montréal (1903-1910). Proclamation en 1917.

Nous la nômasmes la rivière aux Saulmons, à cause que nos y en prismes (Samuel de Champlain, Les Voyages de 1613). Photographie de Megan Jorgensen.
Nous la nômasmes la rivière aux Saulmons, à cause que nos y en prismes (Samuel de Champlain, Les Voyages de 1613). Photographie de Megan Jorgensen.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *