Gaspésie

Saint-François-de-Pabos

Saint-François-de-Pabos

Village de Saint-François-de-Pabos

Saint-François-de-Pabos, qui regroupe plus de 700 habitants, fait partie administrativement de la ville de Chandler.

Saint-François-de-Pabos est situé à proximité de la baie des Chaleurs. La rivière de Petit-Pabos la traverse. Le nom du village rappelle l’un des plus anciens représentants de la seigneurie de Pabos, M. Jean-François Lefebvre de Bellefeuille. C’était son frère, Pierre Lefebvre de Bellefeuille, qui possédait la seigneurie depuis 1729, mais c’est Jean-François qui y vécut et y fonda les premières pêcherie de morue sèche. À son décès, en 1744, ses fils continuèrent à développer la pêche jusqu’en 1758, quand les soldats britanniques commandés par le général Wolfe incendièrent le poste de pêche.

Autrefois, le village faisait partie de la municipalité de Pabos, mais, le 9 mars 1929, elle se détache et est constituée en municipalité. Depuis 2001, Saint-François-de-Pabos est un secteur de la ville de Chandler.

Nom de Pabos

Le lieu habité aurait été identifié sous la forme Pabeau dans un Mémoire sur les limites de la Nouvelle-France (1758), publie en 1924 : « Toute la baie des chaleurs, le fond de la lade baie… Port Daniel, Pabeau, la Grande Rivière, Bonaventure… » La carte de l’Anglais Jefferys, datée de 1775, indique Pas-bos, tandis que la Description topographique de la province du Bas Canada de Joseph Bouchette (1815) consigne la forme actuelle Pabos. Le peuplement débute à cet endroit vers 1729 et les pionniers verront leur territoire détruit lorsqu’une partie de l’armée du général Wolfe y mouillera en 1758.

La paroisse de Sainte-Adélaide-de-Pabos – nom du bureau de poste entre 1879 et 1967 – , érigée canoniquement en 1860, fait partie des quatorze premières paroisses gaspésiennes créées. Lors de l’érection de la municipalité de Pabos en 1876, celle-ci constitue déjà le chef-lieu civil et religieux de la Gaspésie. Son territoire a été formé à la suite de la division de la municipalité distinctes : Newport et Pabos. Le nom de lieu Pabos, anciennement Grand-Pabos, a suscité maintes tentatives d’explication, dont voice les plus connues. Le moins farfelue, avancée par le père Pacifique, veut qu’il s’agisse d’un mot micmac, papôg, eux tranquilles, évoquant la baie de Pabos. D’autres, comme James White estiment qu’il faut y voir un nom basque, car les Basques s’y seraient jadis établis on encore, selon Joseph-Edmond Roy, un mot espagnol signifiant dindon ou bien peau tendre, sorte de jouet d’enfant apparenté à un petit tambour, comme le soutient l’abbé E.-A. Chouinard, curé de Paspébiac. On a estimé, comme monseigneur Bossé, ancien curé de Pabos, qu’il pouvait s’agir d’un lieu de France, fief du premier seigneur. Enfin on a annoncé, à tort, le nom du port d’Espagne, Palos, d’où Christophe Colomb est parti à la conquête de l’Amérique, confondant Palos et Pabos. La graphie Pabeau incite à penser qu’il pourrait s’agir de pas, au sens de passage (cf. Pas-de-Calais, Le Pas, au Canada), auquel on aurait adjoint beau, transforme plus tard en bos, pour signifier que l’on désirait évoquer un beau passage.

St-François de Pabos

Secteur Ti-Ouest de St-François-Pabos. Source de la photographie : Geneviève Gélinas

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