Gaspésie

Phare de Cap-Chat

Phare de Cap-Chat

Phare de Cap-Chat

Le phare historique de Cap-Chat, juché sur la falaise au pied du cap dont la forme rappelle un chat assis, est entouré de sentiers fleuris menant à la mer.

Ce phare a été construit à Cap-Chat, une charmante ville gaspésienne, en 1871, mais sa tour actuelle, d’une hauteur de 13,5 mètres fut érigée en 1909.

La lanterne du phare est toujours en fonction, et sa portée est de plus de 22 kilomètres, tandis que son éclat est de six secondes. En fait, son système optique tourne toujours dans son bain de mercure. La lanterne a été fabriquée à Paris par l’atelier de Barbier, Bénard et Turenne.

Dans la station du phare, située à plus de 41 mètres au-dessus du niveau de la mer, on admire une vue splendide du Saint-Laurent et des alentours.

Dans la maison du gardien, une salle d’exposition a été aménagée. Ces collections témoignent de l’histoire de la marine à voile et le patrimoine maritime du Québec.

Un autre bâtiment présente un spectacle multimédia sur le vent, la mer et la vie des habitants de Cap-Chat.

Depuis 2009, le phare n’a plus de gardien et pour l’instant il est impossible de visiter la tour.

Ville de Cap-Chat

Le canton de Cap-Chat, proclamé en 1842, est à l’origine de la dénomination de la ville de Cap-Chat (1968), celle-ci ayant successivement été identifiée comme la municipalité de la paroisse de Saint-Norbert-du-Cap-Chat (1845), Saint-Norbert-du-Cap-Chatte (1885), à nouveau Saint-Norbert-du-Cap-Chat (1957) qui fusionnera à la municipalité du village de Cap-Chat (1926). Pour sa part, Stanislas Drapeau dans son ouvrage sur la colonisation du Bas-Canada, paru en 1863, parle de Saint-Norbert (Cap-Chattes). Cette municipalité de la Gaspésie, où une mission était établie en 1815, devrait son nom, selon l’opinion la plus répandue, à un rocher en forme de chat à demi accroupi situé tout près de la ville et que l’on distingue à plusieurs dizaines de kilomètres de Cap-Chat. Le relevé sur une carte du père Ducreux datant de 1660 de l’indication Promontorium Felis, « promontoire du chat » à la hauteur de Cap-Chat tendrait à accréditer cette thèse.

Une légende souligne que jadis un chat arpentant la grève cap-chatienne tuait de nombreux animaux et la Fée-Chat, apparaissant soudainement et l’accusant d’avoir dévoré ses enfants, l’enferma dans sa prison de pierre jusqu’à la fin des temps.

Une autre explication, qui paraît la seule acceptable à côté d’interprétations légendaires, soutient que l’élément Chat provient de la déformation du nom d’Amar de Chaste, 3e lieutenant général de la Nouvelle-France en 1603, ce que tendrait à confirmer la graphie Cap-Chatte et la prononciation encore courante parmi la population âgée de l’endroit. Par ailleurs, les formes Cap de Chatte (1612 et 1660), Cap de Chate ou Cap de Chatte (1632) et Cap du Chat (1685) ont pu être relevées. Ville construite sur une hauteur et sur différents niveaux, Cap-Chat offre aux Cap-Chatiens une vue imprenable sur le fleuve, la mer comme l’on dit là-bas, dont elle occupe la rive droite au nord-est de Matane. Elle a atteint une renommé d’envergure provinciale grâce au prototype d’éolienne génératrice d’électricité, unique en son genre, installée par Hydro-Québec en 1985 et qui attire de nombreux visiteurs.

Pour joindre le Parc récréotouristique du rocher Cap-Chat, dont le phare de Cap-Chat fait partie :

11 route du Phare,
Cap-Chat
G0J 1E0

Téléphone : 418-786-2112 ou sans frais de l’Amérique du Nord – 1-866-786-2112.

Phare. Photo libre de droits.

Pour compléter la lecture :

1 commentaire

  1. Nathalie Côté

    2011/09/12 at 10:16

    Pourquoi n’y a-t-il plus de gardien de phare. Mon conjoint, ancien marin, pourrait être votre gardien …..qu’en pensez-vous?

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