Gaspésie

Gesgapegiag

Gesgapegiag

Réserve autochtone de Gesgapegiag

La réserve autochtone (ou réserve indienne) Gesgapegiag est située sur la rive sud de la péninsule gaspésienne. Cette entité administrative est l’une des trois communautés micmaque gaspésiennes et l’une des deux réserves de la rive sud de la Gaspésie.  Elle occupe une superficie d’à peu près 2 kilomètres carrés et regroupe une population d’environ 800 résidents.

C’est en 1988 que le conseil de bande des Micmacs de Maria sur la baie des Chaleurs, en Gaspésie, adressait une requête au ministère des Affaires indiennes, en vue de redonner à la réserve son ancien nom de Gesgapegiag. Forme originelle du nom Cascapédia rattaché aujourd’hui au cours d’eau à l’embouchure duquel se trouve la réserve, Gesgapegiag signifie « rivière large ». Kichkabeguiak est une variante de l’hydronyme que l’on retrouve sur une carte de 1685.

Il est difficile de préciser le moment où les Micmacs ont commencé à se sédentariser à Gesgapegiag. Chrestien Le Clercq, qui a passé douze ans de sa vie chez les Micmacs, n’en fait aucunement mention dans sa « Relation » de 1691. Pourtant des toponymes comme Isle des Sauvages (1724), Pointe aux Sauvages et Indian Point (1760) qu’on retrouve rattachés à des lieux avoisinant la réserve laissent croire à leur présence à tout le moins saisonnière au début du XVIIIe siècle.

Les premiers travaux d’arpentage qui devaient conduire ultérieurement à la création d’une véritable réserve débutent vers 1860. À cette époque, une centaine de Micmacs y habitent sur une base plus ou moins permanente. Leur nombre est toutefois suffisant pour qu’on y installe la première école micmaque au Québec, en 1864.

Aujourd’hui, la population de la réserve est d’environ 400 personnes et le système scolaire mis en place en 1984, permet aux enfants d’étudier dans leur langue durant les premières années du primaire. Grâce à une entente signée avec le gouvernement québécois en 1984, la Société de gestion du saumon composée à 50% de Micmacs et à 50 % d’allochtones permet à 35 % Amérindiens de travailler à l’exploitation de la Grande rivière Cascapédia. Une coopérative d’artisanat emploie enfin une quinzaine d’employés sur une base permanente. L’artisan Walter Jerome, vannier de réputation internationale, est un fournisseur important de paniers de frêne pour la coopérative.

Aujourd’hui, cette réserve des Premières Nations offre une atmosphère de tranquillité où se trouve un parc communautaire et des tipis en bord de mer.

Notez que Gesgapegiag tient un Pow Wow, un rassemblement annuel pour toutes les personnes intéressées à célébrer la communauté de Gesgapegiag, mettant à l’honneur la musique, la danse et l’habit traditionnel. C’est une excellente chance de découvrir la culture Micmac.

Les visiteurs peuvent visiter le restaurant Lobster Hut pour déguster le homard fraîchement pêché. Gesgapegiag a également une coopérative artisanale où il est possible de se procurer divers objets artisanaux : paniers et bijoux faits à la main, capteurs de rêve et encore plus. Aussi, avec son architecture hors du commun, l’église en forme de tipi attire regards et visiteurs.

La distance entre Gesgapegiag et la ville de Québec est de 600 kilomètres et entre cette localité et le noyau urbain de Gaspé – 255 kilomètres. Les villes les plus importantes près de Gesgapegiag sont la ville de Maria, localisée à 5 kilomètres, la ville de Carleton-sur-Mer à 20 kilomètres et la ville de New Richmond à 8 kilomètres.

Église en forme de tipi de la réserve indienne de Gesgapegiag au Québec. Gesgapegiag est située sur la rive sud de la Gaspésie, au Québec. Elle est l’une des trois communautés mi’gmag gaspésiennes et l’une des deux situées en bordure de la Baie des Chaleurs. Source de l’image : commons.wikimedia.org/wiki/File:Gesgapegiag_%C3%A9glise.JPG. Auteur : Gachepi.

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