Gaspésie

Douglastown

Douglastown

Village de Douglastown

Douglastown est un joli petit village, sis en barachois de la rivière Saint-Jean sur les terres du côté sud de l’estuaire de la rivière et de la baie de Gaspé. C’est la porte d’entrée sud de la ville de Gaspé, dont Douglastown fait partie.

À l’origine, les terres du canton de Douglas furent divisées dans le but d’accueillir des Loyalistes fuyant la rébellion américaine. Selon une version, le nom de la localité rappelle un arpenteur écossais, John Douglas, à qui le gouvernement anglais confie, en 1755, le mandat d’élaborer les plans d’un village modèle pour les Loyalistes. Selon une autre hypothèse, le village tire son nom du nom de l’amiral Sir Charles Douglas qui joua un rôle important dans la défense du littoral canadien lors de la guerre entre les États-Unis et la Grande Bretagne.

Jusqu’à nos jours, on y voit de nombreuses familles qui portent des noms des Kennedy, Walsh, Briand, Morris, Holland, McDonald ou Rooney et qui encore aujourd’hui ne manquent pas de fêter avec fierté la Saint-Patrick.

Douglastown obtient son statut canonique de paroisse en 1860. Vingt ans plus tard, la localité est constituée en municipalité. Douglastown fut fusionnée à la Ville de Gaspé en 1979.

À l’instar des plusieurs autres villages de la Gaspésie, les principales activités économiques des résidents sont la pêche (morue, homard, saumon) et l’industrie forestière.

Aujourd’hui, c’est un centre de tourisme et de villégiature réputé. En effet, la plage du sud de la baie de Gaspé se poursuit jusqu’à Douglastown, alors les vacanciers qui préfèrent la tranquillité à l’effervescence qu’on retrouve sur celle de Haldimand seront comblés. Un peu plus à l’est de Douglastown, vous retrouverez une belle halte routière Seal Cove, un havre de pêche de L’Anse-à-Brillant ainsi qu’une ferme d’élevage de chèvres. D’ailleurs, Douglastown offre une vue exceptionnelle sur la péninsule du parc national de Forillon.

Notons que la ferme d’élevage de chèvres et la fromagerie La Pointe mérite une visite. Cette fromagerie produit des produits de lait. Une visite guidée bilingue de la ferme est possible, incluant la chèvrerie, la salle de traite, de pâturage des chèvres et le site d’observation de la fromagerie.

Fait historique : en avril 1847, un bateau rempli des réfugiés de l’Irlande, le Carrick, avec 230 passagers, rencontra une terrible tempête près du Cap-des-Rosiers. Tous, à l’exception de 30, périrent dans le naufrage. Plusieurs des survivants s’établirent dans le village.

La région est renommée par ses homards, et un grand nombre de restaurants offrent ce crustacé célèbre :

Comment cuire le homard ?

Le homard peut être mangé chaud ou froid mais toujours après avoir été cuit. Comme plusieurs autres crustacés, il devient rosé en cuisant. On le cuit à l’eau, au court-bouillon, à la vapeur et au gril et il peut être apprêté de plusieurs façons. Le homard bouilli non intact (membre manquant ou orifices sur la carapace) sera plus savoureux si les orifices sont bouchés avec de la mie de pain frais préalablement comprimée entre les doigts.

Hameau de Bois-Brûlé

Cette appellation, en plus de dénommer un hameau, identifie également un ruisseau ainsi qu’un cap, situés sur le littoral de la baie de Gaspé, près de Douglastown, à l’extrémité est de la péninsule gaspésienne

.L’appellation Bois-Brûlé a d’abord été attribuée à une concession du canton de Douglas. Elle rappelle les incendies qui ont ravagé le secteur autrefois.

L’hydrographe H. W. Bayfield étend le toponyme à un rocher (Boisbrûlé Head), sur sa carte de 1832 tandis que le cartographe Russell indique seulement Bois Brûlé sur son document cartographique de 1847. La Description des cantons arpentés et des territoires explorés de la province de Québec (1889) mentionne la rivière Bois Brûlé. Né de l’industrie de la pêche, le hameau de Bois-Brûlé, établi le long de la route 132, possédait une conserverie du homard vers 1885. Un bureau de poste a desservi cette petite communauté gaspésienne de 1931 à 1948.

Hameau L’Anse-à-Brillant

À 5 km au sud du village de Doiglastown se trouve le hameau de L’Anse-à-Brillant qui fait partie du territoire municipal de Gaspé. Le bureau de poste a pris ce nom en 1896, prenant le relais de celui du hameau voisin de Seal Cove, en activité depuis 1888. Un ancien arrêt ferroviaire se nommait Brillant Cove. C’est une anse de la côte sise à 2 km au sud-est qui a donné son nom au hameau, mais aussi à un petit cours d’eau qui vient se jeter dans l’anse, la rivière de L’Anse à Brillant. Deux hypothèse ont eu cours dans les publications depuis le début du XXe siècle quant à l’origine de cette dénomination. Le rapport de 1911 de la Commission de géographie du Canada indique qu’au lever du soleil, l’anse brille d’un éclat éblouissant. D’autres sources mentionnent le patronyme d’une famille originaire de Québec installée dans ce secteur vers la fin du XIXe siècle. La liste des terrains concédés avant 1890 identifie deux concessions au nom de Peter Briard et Peter Briard Jr. En 1862 et 1865, mais il s’agit de lots situés à plusieurs kilomètres de l’anse, quoique dans le même canton de Douglas. Un document 1889 signale l’anse de Briard; une erreur de transcription aurait peut-être pu modifier l’orthographe de Briard en Briand, Briard se prononçant en français exactement comme Brilliant.

Historique du Village de Douglastown

Annexé à la ville de Gaspé en 1971 et situé dans la partie sud de la baie de Gaspé, le village de Douglastown occupe, sur une longueur de 5 km environ, les terres élevées du côté sud de l’estuaire de la rivière Saint-Jean. Le toponyme porte le nom de l’arpenteur écossais John Douglas à qui le gouvernement anglais confie, en 1775, le mandat d’élaborer les plans d’un village modèle pour les Loyalistes. Déjà en 1767, on avait aménagé sur ce site un bureau de douane devant contrôler la production de morue sèche destinée à divers marchés extérieurs. Initialement, Douglas avait divisé les terres du plateau en 36 lots de 1,6 ha de superficie chacun, avec rues assez larges, réservant une place pour l’église et l’école au centre. En 1800, huit familles dont trois d’origine irlandaise catholique constituent le noyau de Douglastown. Cette même année, on y construit une chapelle qui sera remplacée en 1822 par une petite église. La population du village augmente considérablement en 1831, à la suite du naufrage d’un navire irlandais à Cap-des-Rosiers. Forte de ses cinquante familles en 1841, la population locale demande un curé avec résidence permanente qui, de fait, ouvrira les registres en 1845. Lors de la bénédiction d’une nouvelle église en 1855, saint Patrick détrône les douze apôtres comme patron de la paroisse; l’érection civile eut lieu en 1861.

Douglastown

Paysage dans les environs de Douglastown. Photo : auteur inconnu.

Pour compléter la lecture :

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *