Parcs et forêts

TNO Lac-Pikauba

TNO Lac-Pikauba

Territoire Non Organisé de Lac-Pikauba

Constitué civilement le 1er janvier 1986, le territoire non organisé de Lac-Pikauba fait partie de la municipalité régionale de comté de Charlevoix et se situe dans la région administrative de la Capitale-Nationale. La superficie totale de ce TNO est de plus de 2 512 kilomètres carrés.

Le terme « Territoire non organisé » signifie qu’il n’y a pas d’organisation municipale sur ce territoire et c’est la MRC de Charlevoix qui en assume la gestion. Le vaste territoire de Lac-Pikauba a principalement une vocation forestière et récréative. Ce TNO est composé majoritairement de terres du domaine de l’État : la Réserve faunique des Laurentides, le Parc national des Grands-Jardins, la ZEC des Martres, la Traversée de Charlevoix, la Pourvoirie du Lac Moreau et d’autres.

Parc national des Grands-Jardins

C’est un paysage de taïga que nous fait découvrir ce parc à seulement 120 km au nord de Québec. Mais la présence de la réserve à cladonie, cette formation végétale que l’on retrouve habituellement dans les régions situées au-delà du 52e parallèle, n’est pas la seule empreinte du monde nordique dans ce territoire ; un troupeau de caribous, espèce faunique subarctique, qu’on évaluait à 10 000 têtes au début du XXIe siècle et qui avait déjà été presque totalement décimé en 1928, a été réintroduit dans le parc entre les années 1969 et 1972 et son cheptel est maintenant en nette progression. Les pêcheurs, campeurs et adeptes de la randonnée ont d’ailleurs souvent la chance de les observer dans leur milieu naturel. Créé en 1981, le parc de conservation des Grands-Jardins (aujourd’hui, Parc national) est né de la réorganisation de l’ancien parc des Laurentides, lui-même établi en 1895. Avant cette date.;e secteur était occupé par des clubs privés de chasse et de pêche. De grands espaces relativement plats, couverts d’un épais tapis de lichens ressemblent à une pelouse parsemée d’épinettes noires et de bouleaux nains qu’on dirait entretenus par un jardinier, sont sans doute à l’origine du nom du parc. Selon d’aucuns, cet aspect particulier du paysage est le résultat d’anciens incendies forestiers, d’autres estiment qu’il s’agit plutôt là d’un effet de l’action du climat. Quoi qu’il en soit, ce paysage a frappé ceux qui ont visité les lieux au XIXe siècle puisque des attestations du spécifique « Jardin » apparaissent dès 1872. Les gens de Charlevoix et du Saguenay appellent communément ce parc Le Petit Parc.

Lac à Jack

Le lac à Jack, comme de nombreux autres, a été modifié par des aménagements destinés à faciliter la drave. Ce plan d’eau s’étend sur 2,3 km carrés dans une cuvette partiellement marécageuse. Il reçoit les eaux du Petit lac à Jack. Faisant partie de la réserve faunique des Laurentides, il se déverse par le ruisseau à Jack dans la rivière Malbaie, le plus important cours d’eau de la région. L’appellation Grand lac à Jack apparaissait sur les cartes du début du XXe siècle. L’origine du toponyme est incertaine, mais la présence d’un Amérindiens nommé Jacques bacon, qui passait l’été à camper dans ces parages avec sa famille, il y a plusieurs décennies, peut en fournir l’explication. La construction du barrage du Lac-à-Jack a permis le passage d’une route qui relie le secteur du lac Jacques-Cartier au parc national des Grands-Jardins. L’un des plus étendus de la réserve, le lac à Jack constitue un lieu de prédilection pour la pêche à la truite mouchetée (30 000 prises par an). Par ailleurs, un circuit de canot-camping sur la rivière Malbaie part du barrage pour traverser tout le parc ; la descente permet d’admirer le paysage.

Lac Lundi

De 200 mètres de longueur environ, ce lac est situé à près de 810 mètres d’altitude dans le parc national des Grands-Jardins, en Charlevoix, à 6 kilomètres au nord-est du lac Malbaie. Approuvé en 1978, le lac Lundi fait partie d’un ensemble de toponymes situés sur la rive gauche de la rivière Malbaie et qui portent les noms des jours de la semaine. Cette série originale, utilisant tous les jours de la semaine, ne se répète pas toujours telle quelle dans la toponymie québécoise. Par exemple, on a eu recours, de façon isolée, à des jours de la semaine pour désigner les lacs, notamment à la journée du dimanche. On note également des toponymes résultant de l’emploi systématique de séries de noms, en particulier les lettres de l’alphabet, les mois de l’année et les notes de la gamme.

ZEC des Martres

La ZEC des Martres qui comprend 219 lacs et qui atteint 416 km carrés de superficie, a été créée en 1979. Limité par la réserve faunique des Laurentides, à l’ouest, le parc des Grands-Jardins, au sud-ouest, la municipalité de Saint-Urbain, au sud-est, la ZEC du Lac-au-Sable, à l’est, et par le parc régional des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, au nord, ce territoire charlevoisien tire son nom du plus important plan d’eau de la région, soit le lac des Martres. La martre ou marte est un mammifère carnivore au corps long et souple, à la queue touffue et au pelage brun. Le pékan est la martre du Canada et la zibeline est celle de la Sibérie et du Japon. Il y a une quarantaine de toponymes qui comportent les spécifiques Martre et Marte au Québec.

Rivière des Martres

Alimentée principalement par le lac portant le même nom situé à un peu plus de 800 m d’altitude, la rivière des Martres, longue d’une quinzaine de kilomètres, coule dans une vallée encaissée ; la quasi-totalité de son parcours occupe le parc régional des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie. Le nom connu depuis les années 1920 fait allusion à la martre d’Amérique, mammifère carnassier de la famille des Mustélidés, dont la fourrure est très recherchée. Depuis une vingtaine d’années, en raison des coupes forestières intensives et de l’augmentation du taux d’acidité des lacs, ce mammifère est devenu plus rare.

Parc national des Grands-Jardins. Photographie de GrandQuebec.com.
Parc national des Grands-Jardins. Photographie de GrandQuebec.com.

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