Réserve écologique internationale Thomas-Sterry-Hunt dans la région de Chaudière-Appalaches
Cette réserve écologique internationale qui a une superficie de plus de 56 ha au Québec, se situe dans la municipalité de Saint-Just-de-Bretenières, à la frontière du Québec ; son territoire se prolonge dans l’État américain du Maine. Sa constitution, comme le stipule le décret du 7 septembre 1988, vise la protection d’écosystèmes caractéristiques des basses et des moyennes Appalaches. Ce site est recouvert d’une tourbière à lanières et de peuplements forestiers constitués de pessières noires à mousses et d’épinettes noires. Thomas Sterry Hunt (1826-1892), originaire de Norwich, au Connecticut, s’est installé à Boston en 1880, et est décédé à New York.
Dès 1846, il devient membre du Geological Survey of Canada et, de 1856 à 1862, professeur de chimie et de minéralogie à l’Université Laval. Cette université lui accordera, en 1857, le premier doctorat honorifique de son histoire. De 1864 à 1865, Hunt classe la collection du Musée de géologie et de minéralogie de l’Université Laval et, par la suite, il enseignera jusqu’en 1868 à l’Université McGill. Après un séjour au Massachusetts Institute of Technology, de Boston, il reviendra au Canada pour effectuer de la recherche en géologie et en chimie.
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Le site de la réserve écologique, dite internationale, fait partie de la municipalité régionale de comté de Montmagny.
D’ailleurs, on développe et gère la réserve écologique internationale Thomas-Sterry-Hunt dans le cadre d’un partenariat États-Unis – Québec. Ce partenariat s’effectue donc dans la protection d’une terre humide représentative du système tourbeux appalachien.
Les habitats caractérisant cet espace constituent en fait un complexe de tourbières. Elles se divisent en fait en trois sections principales. Elles correspondent alors à autant de bassins ouverts situés des deux côtés de la frontière canado-américaine. Comme la plupart des tourbières de cette région, celles de la réserve écologique sont peu profondes. En fait, la tourbe ne dépasse pas 2 mètres.
La réserve écologique internationale Thomas-Sterry-Hunt comprend trois types assez distincts de végétation. Le bassin de l’ouest est en majeure partie un fen structuré (tourbière dite minérotrophe, car enrichie par les eaux de ruissellement). Ce fen dominent des graminées et des sphaignes. Le bassin central, légèrement boisé, est un bog non structuré (tourbière dite ombrotrophe, pauvre en éléments minéraux, car alimentée exclusivement par les eaux de précipitations).
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Le caractérisent des bosquets d’épinette noire de faible taille (1,5 à 3 mètres de hauteur). Les sphaignes s’y révèlent très diversifiées et abondantes. Enfin, le bassin de l’est se situe principalement du côté des États-Unis. Il comprend une végétation de type fen ridé et très humide. Le caractérisent par des lanières basses, colonisées par des sphaignes et des carex. On y voit aussi des lanières plus élevées, dominées par des éricacées et des mélèzes, outre les sphaignes omniprésentes.
On y a identifié également une espèce floristique susceptible de la désignation d’une espèce menacée ou vulnérable a été. Il s’agit notamment du xyris des montagnes.
Parmi les espèces fauniques de ces tourbières, on peut citer certains mammifères. Tels l’orignal, le cerf de Virginie, le porc-épic, l’ours, le renard et le lièvre roux.