Parc national de la Pointe-Taillon

Parc national de la Pointe-Taillon

Ce charmant parc, d’une superficie de 92 kilomètres carrés, est situé dans la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean. Le parc occupe le territoire d’une grande péninsule du lac Saint-Jean. Cette péninsule porte le nom de la Pointe-Taillon, recouverte de sable fin strié de minéraux écarlates, tels que le zircon, le grenat, la magnétite. Ces minerais sont apportés par les eaux calmes de la rivière Péribonka, le plus important affluent du lac.

On peut marcher pendant des heures le long des rives sablonneuses, se baigner dans ses eaux chaudes ou se promener à bord d’un kayak de mer, tout en admirant le coucher du soleil. On peut encore installer un campement sur les berges du lac Saint-Jean pour passer quelques jours de vacances inoubliables.

Le relief du terrain y est plat et uniforme, sans colline ni montagne. Des dunes et des tourbières y sont toutefois présentes, et la vie animale y abonde. On voit des barrages, des huttes et des arbres taillés en biseau, œuvres des castors. Le fier orignal y habite. En période de migration, la bernache du Canada et la Grande oie des neiges y arrivent par milliers.

Plusieurs étangs parsèment le territoire du parc national de la Pointe-Taillon.

Le tracé du circuit de la Véloroute des Bleuets traverse le territoire du parc sur 45 kilomètres. Tout au long de la piste, alternent des forêts de bouleaux et de pins.

On peut camper en toute sécurité sur l’un des terrains de camping. Les campings rustiques sont situés le long de la piste cyclable, sur le bord du lac Saint-Jean et sur les rives de la rivière Péribonka.

Auparavant, la péninsule de Pointe-Taillon s’appelait Pointe-Savane. Quelques familles d’agriculteurs y vivaient depuis la fin du XIXe siècle. En 1926, on y fait ériger la centrale électrique d’Isle-Maligne. Alors, de vastes terrains sont inondés. En 1977, le gouvernement du Québec fait l’acquisition du territoire de la péninsule pour y créer un parc de conservation qui voit le jour en 1985. La pointe est donc nommée à cette époque en l’honneur de M. Louis-Olivier Taillon (1840-1923), procureur général et premier ministre du Québec en 1887 et en 1892.

Le parc national de la Pointe-Taillon possède des campings rustiques dont certains sont accessibles par la piste cyclable, à pied ou à bicyclette. Un camping est accessible par voie d’eau seulement. Les sites disposent d’une table à pique-nique, certains emplacements peuvent aussi accueillir une deuxième tente pour les enfants ou un abri moustiquaire. Notons que les campeurs peuvent louer une remorque adaptable au vélo pour transporter leurs bagages. Les feux sont permis aux endroits prévus.

Voici les campings du parc de le Pointe-Taillon : Camping Les Castors, situé à 2 kilomètres du stationnement, sur le bord du lac Saint-Jean sur une rive sablonneuse, avec un point d’eau (non potable) et toilettes sèches; Camping Les Migrateurs, à 3 kilomètres du stationnement, sur le bord du lac Saint-Jean, rive sablonneuse, point d’eau (non potable) et toilettes sèches; Camping Le Prospecteur, à 4 km du stationnement, sur le bord du lac Saint-Jean, rive sablonneuse, point d’eau (non potable) et toilettes sèches; Camping Pointe-Chevrette, à 20 km du stationnement secteur Taillon ou à 11 km du stationnement secteur Sainte-Monique ou à 1,5 km nautiques de la marina de Péribonka (service de navette nautique disponible), toilette sèche; Camping de l’île Bouliane, situé sur l’île Bouliane à 5 km nautiques de la marina de Péribonka, toilette sèche.

Une marina est aménagée sur les rives de Péribonka, avec une plage surveillée et un service de navette nautique est disponible. Un service de location de vélos et d’embarcations, un casse-croûte avec une salle à manger intérieure et une terrasse, des toilettes, des douches, une boutique avec produits de dépannage (glace, eau embouteillée, bois de feu, autres produits) s’y trouvent.

Pour plus de détails sur le parc national de la Pointe-Taillon :

835 Rang 3 Ouest
Saint-Henri-de-Taillon

G0W 2X0.

Téléphone : 418 347 5371.

Site Internet du parc de la Pointe-Taillon : sepaq.com/pq/pta.

Vue sur la nature

La lumière s’éleva dans sa force. Elle roulait sur le marécage, fouillant les boues et séchant la savane. La joie du matin était en elle, la chair fraîche des plantes. L’eau parut plus légère, moins perfide et moins trouble. Elle agitait des faces argentines parmi les îles vert-de-grisées ; elle jetait de longs frissons de malachite et de perles, elle étalait des soufres pâles, des écaillures de mica, et son odeur était plus douce à travers les saules et les aulnes. Selon le jeu des adaptations et des circonstances, triomphaient les algues, étincelait le lis des étangs ou le nénuphar jaune, surgissaient les flambes d’eau, les euphorbes palustres, les lysimaques, les sagittaires, s’étalaient des golfes de renoncules à feuilles d’aconit, des méandres d’orpin velu, de linaigrettes, d’épilobes roses, de cardamines amères, de rossolis, des jungles de roseaux et d’oseraies où pullulaient les poules d’eau, les chevaliers noirs, les sarcelles, les pluviers, les vanneaux aux reflets de jade, la lourde outarde ou la marouette aux longs doigts. Des hérons guettaient au bord des criques roussâtres ; des grues s’ébattaient en claquant sur un promontoire ; le brochet barbelé se ruait sur les tanches, et les dernières libellules filaient en traits de feu vert, en zigzags de lazurite.

marais parc pointe taillon
Marais dans le parc national de la Pointe Taillon Source de la photographie : Fralambert commons.wikimedia.org/wiki/File:Marais_dans_le_parc_national_de_la_Pointe-Taillon.JPG

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